L'équipe du Festival western de Saint-Tite s'occupera de la gestion de quatre rodéos dans le cadre du NomadFest Rodéo, qui se déploiera du 24 au 27 août sur le quai Jacques-Cartier, à Montréal.

Le Festival western au 375e de Montréal

Le Festival western de Saint-Tite a acquis une forte notoriété au fil des années, si bien qu'il est désormais reconnu mondialement.
Bien au fait de cette renommée et de l'expertise de l'organisation, le comité qui s'affaire à coordonner les fêtes du 375e anniversaire de Montréal a sollicité son aide en vue des célébrations de 2017.
La programmation, comprenant quelque 175 activités, inclut le NomadFest Rodéo. Du 24 au 27 août 2017, un festival country verra effectivement le jour sur le quai Jacques-Cartier.
Le Festival western de Saint-Tite s'est ainsi vu confier le mandat d'organiser les quatre rodéos, fer de lance de l'événement. Les bull riders présents auront entre autres l'occasion de faire l'étalage de leur talent, et de leur courage, dans une arène pouvant accueillir plus de 5000 personnes.
Le processus menant à l'accomplissement de ce projet s'est amorcé en 2015. «Il fallait présenter un projet qui faisait un pont entre le passé et le présent à Montréal. Dans l'histoire, le plus gros rodéo qui a eu lieu en Amérique du Nord s'est tenu à Montréal, en 1967. (...) Les meilleurs compétiteurs au monde étaient venus ici. On a fait un pont avec ça, et notre projet a été retenu», explique le directeur de rodéos, Sylvain Bourgeois.
Quelques membres de l'équipe du 375e ont convergé vers Saint-Tite, en septembre dernier, afin de constater l'ampleur des festivités. Au terme de cette visite, ils ont tôt fait de revoir leur modèle. «Quand ils ont vu le Festival western de Saint-Tite, ils ont dit: "Okay, ça prend plus qu'un rodéo. Ça prend tout ce qui est autour du rodéo, [soit] l'aspect festival"», renchérit-il.
Deux semaines après son escale montréalaise, le festival retournera sur ses terres avec la très attendue présentation de sa 50e édition, qui se déroulera du 8 au 17 septembre. Cela va sans dire que l'événement phare de l'automne en Mauricie aura d'imposants projecteurs braqués sur lui cette année en raison, d'une part, de son 50e anniversaire, et, d'autre part, de son partenariat avec le comité du 375e.
«Il va de soi qu'il s'agit d'une très belle visibilité pour nous. [Le fait d'être partenaire avec] le NomadFest Rodéo nous permet de toucher à un nouveau public. Cette opportunité se veut un élément complémentaire à la 50e édition», évoque la responsable des communications, Geneviève Frappier.
Dans l'esprit de Serge Postigo, commissaire adjoint aux célébrations du 375e anniversaire de Montréal, il était inévitable de tendre la main à des groupes de l'extérieur de la métropole québécoise afin de bonifier l'offre.
«J'ai vécu le Festival western de Saint-Tite, c'est hallucinant comme événement, je n'en suis pas revenu, s'exclame le metteur en scène. Toute cette ambiance et cette culture mauricienne, on l'amène à Montréal. À ce titre-là, ce n'est plus juste Montréal qui rejaillit sur le reste des villes du Québec. Dans ce cas-ci, c'est la Mauricie qui vient rayonner, et pas dans un coin reculé, en plein coeur du Vieux-Montréal.»
D'autres acteurs de renom de la sphère événementielle provenant de la région pourraient également s'insérer dans la programmation. C'est le cas du groupe musical trifluvien QW4RTZ, qui «va probablement être inclus dans l'un des projets». Aucune offre formelle n'a cependant été déposée en ce sens jusqu'à présent. 
Au dire de M. Postigo, la Mauricie, tout comme plusieurs autres régions du Québec, aura sa tribune lorsque les fêtes se mettront en branle. L'homme qui porte aussi le chapeau de comédien ne désire en aucun cas placer Montréal d'un côté et les autres villes de la province à l'autre extrémité.
«La programmation n'est pas faite pour les Montréalais, elle est faite pour les amoureux de Montréal. Elle est faite pour les propriétaires de Montréal, et les propriétaires de Montréal sont aussi des Trifluviens, au même titre que quelqu'un qui habite aux coins des rues Guy et René-Lévesque. Pour moi, il n'y a pas Montréal et ses propriétaires et Trois-Rivières et ses propriétaires. (...) Il ne faut pas avoir une vision centriste, bien au contraire. L'histoire du Québec se raconte bien sûr à travers Montréal, mais aussi à travers Trois-Rivières, Québec, Sept-Îles, etc.»