La beauté architecturale du couvent des Ursulines de Trois-Rivières n’aura plus de secrets pour les visiteurs du Musée des Ursulines à partir de la fin juin alors qu’une modélisation 3-D du monastère, des bâtiments détruits, de la cour intérieure du monastère et des bâtiments du collège sera offerte aux visiteurs. L’annonce en a été fait pas ces trois intervenants: de gauche à droite: Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières, Josée Grandmont, directrice du Musée des Ursulines et Soeur Yvette Isabelle, présidente du CA du Musée.

Le couvent, sous toutes ses coutures

TROIS-RIVIÈRES — L’histoire ne se conjugue pas qu’au passé, elle est parfois aussi affaire de futur. On en veut pour preuve 1699-2018. L’histoire d’une vie, une nouvelle offre numérique interactive du Musée des Ursulines qui sera présentée aux visiteurs à partir de la fin juin et grâce à laquelle l’histoire se racontera grâce aux plus récentes technologies numériques.

Par ce projet de modélisation 3-D, le public pourra voir sur un écran une reproduction en trois dimensions des bâtiments de l’institution de la rue des Ursulines de l’extérieur et même l’intérieur du couvent et ce, à partir de différents points de vue. Plus impressionnant encore, cette réalisation mettra à profit les nombreuses études archéologiques et historiques qui ont été faites pour reconstituer devant les yeux des visiteurs, les différents bâtiments, qu’ils soient toujours debout ou même détruits.

La technologie ouvre même des portes supplémentaires en permettant la juxtaposition de films d’archives à la représentation en trois dimensions pour replacer très précisément les événements enregistrés sur pellicule sur les lieux de leur présentation.

Par le biais du député de Trois-Rivières Jean-Denis Girard, on annonçait hier une subvention de 40 000 $ en provenance du ministère de la Culture et des Communications pour compléter ce projet numérique qui viendra s’ajouter à l’offre du Musée des Ursulines. Globalement, on parle d’un projet de l’ordre de 60 000 $ qui témoigne de l’entrée du musée trifluvien dans l’ère numérique, étape désormais obligée dans le monde de la diffusion culturelle.

Pour Soeur Yvette Isabelle, présidente du conseil d’administration du Musée des Ursulines, ce projet représente une étape importante. «La réalisation de ce projet favorise la poursuite de la recherche sur la présence des Ursulines à Trois-Rivières depuis 320 ans. L’imagerie 3D et la réalité augmentée accroîtront l’accès de nos public au patrimoine des Ursulines de Trois-Rivières grâce à une utilisation in situ, Web et hors les murs.»

«Non seulement les gens pourront-ils voir cette modélisation à l’intérieur du Musée, explique la directrice du Musée des Ursulines Josée Grandmont, mais on pourra aussi sortir avec l’écran lors des visites extérieures de façon à avoir une idée sur le terrain à quoi pouvaient ressembler le domaine à différentes époques. Ce sera aussi un outil extraordinaire pour les visites qu’on effectue dans les écoles alors qu’on va aller montrer aux élèves en classes des représentations en trois dimensions de la chapelle ou les étapes de la construction du Monastère.»

«Le Musée possède déjà une maquette des bâtiments jusqu’en 1876 mais il n’y avait pas encore le dôme non plus que la partie du collège. Cet outil va être beaucoup plus complet en offrant même des coupes de l’intérieur de la maison blanche. Les gens vont voir la ferme située où on retrouve aujourd’hui le parc des Ursulines, le bâtiment des insensés, etc. Nous sommes même allés jusque dans la crypte. Les visiteurs nous demandent souvent comment vivaient les religieuses alors désormais, en montrant des plans de coupe de la maison blanche, on pourra le leur montrer.»

Des modélisations 3-D avaient été réalisées pour les architectes qui ont travaillé sur l’histoire des bâtiments suite au classement du site patrimonial des Ursulines-de-Trois-Rivières comme site de patrimoine culturel. «Quand j’ai vu ça, je me suis dit que ce serait dommage de ne pas profiter de la production de ces images-là surtout que c’est tout le site conventuel qui est classé, incluant le collège. On a l’avantage d’avoir de nombreux documents d’archives qui prouvent l’emplacement des bâtiments disparus. C’est 320 ans de présence, les Ursulines à Trois-Rivières, et nous continuons de le documenter. C’est aussi un projet très important à nos yeux parce que ça marque notre entrée dans le numérique.»