Le Cubain d’origine Yoherlandy Garcia connaît une popularité inespérée grâce à son passage à l’émission de télévision Révolution qui a mis en lumière son exceptionnel talent. Il en est cette année à sa première visite au Festival international de Danse Encore.

Le conte de fées version cubaine de Yoherlandy Tejeiro Garcia

Trois-Rivières — Plaire au public demeure un mot d’ordre de la programmation du Festival international de Danse Encore de sorte qu’autour de grands noms qui véhiculent un prestige indéniable, on retrouve des danseurs qui ont conquis l’affection du grand public. Un des plus éloquents exemples est Yoherlandy Tejeiro Garcia, remarquable interprète d’origine cubaine qui a séduit le Québec en entier dans le cadre de l’émission Révolution à l’automne dernier.

Le parcours du jeune homme est assez unique et emprunte certains épisodes aux contes de fées. Il est Cubain d’origine. Fils d’une professeure de danse, il a étudié cet art à l’université de La Havane avant de se joindre à une troupe professionnelle. À 19 ans, il a immigré au Québec pour rejoindre son amoureuse. Cela fait maintenant huit ans et le danseur s’est fait une place enviable dans le milieu artistique québécois.

Remarqué par sa participation à l’émission de télé Lip Synch Battle: Face à Face peu après son arrivée au pays, il a, par la suite, décroché des contrats en tous genres: danseur dans des clips, dans des publicités, il est présentement un des six danseurs qui accompagnent Véronic Dicaire dans la tournée de son spectacle.

Trois-Rivières ne lui est pas étranger puisqu’il a fait partie du spectacle Tout écartillé du Cirque du Soleil consacré à Robert Charlebois à l’été 2016. «C’est certainement un des plus beaux contrats que j’ai eus dans ma carrière, affirme-t-il. J’ai passé l’été chez vous et j’ai adoré la ville. Je suis vraiment content d’y retourner grâce au Festival Danse Encore. Je ne connais pas vraiment l’événement mais à la lumière de ce que j’ai pu en apprendre, ça a l’air très gros. Je sais qu’il y aura plusieurs grands artistes internationaux. J’ai notamment très hâte de voir Louise Lecavalier et aussi les Ballets Jazz de Montréal parce que j’ai un ami qui y danse. De plus, j’ai vu que Rakatan, une troupe cubaine, y sera alors, je vais être heureux de les rencontrer. Enfant, à Cuba, je rêvais de faire partie de cette troupe.»

Pour sa part, il va présenter un numéro qui rappellera de beaux souvenirs aux amateurs de Révolution puisqu’il mise sur le dernier numéro qu’il y a présenté sur la chanson Je reviendrai à Montréal, de Robert Charlebois. «C’est le Festival qui me l’a demandé et je suis extrêmement honoré qu’ils veuillent m’accueillir comme danseur soliste. Je le prends comme un gros cadeau. Déjà, de côtoyer d’aussi grands danseurs, c’est une chance extraordinaire.»

Les expériences s’accumulent pour cet artiste qui possède également un don pour les langues puisque lui qui ne parlait ni anglais ni français à son arrivée au Québec s’exprime désormais dans un français d’excellente qualité. «Quand je me suis présenté aux auditions pour l’émission Lip Synch Battle, je ne comprenais rien de ce qu’on me disait. Ils m’ont pris quand même. J’ai suivi des cours de francisation pendant trois ou quatre mois et maintenant, ça va très bien. Il faut dire qu’il y a beaucoup de similarités entre l’espagnol et le français alors, ça m’a aidé.»

Son expérience avec le Cirque du Soleil l’a amené à parcourir le monde puisqu’il était de la troupe qui a présenté un spectacle aux Émirats arabes unis l’an dernier. «Je suis extrêmement content de la façon dont les choses ont tourné. Je travaille beaucoup et je fais énormément de choses différentes, ce que j’aime. Chaque contrat est différent des précédents. À Cuba, j’ai travaillé à temps plein au sein d’une compagnie de grande qualité mais j’étais exclusivement danseur dans un travail de 9 h à 5 h. Ici, j’ai la chance de bien gagner ma vie à faire ce que j’aime. J’adore la vie au Québec: je suis ici pour y rester. En plus, moi et ma conjointe avons un petit garçon; je suis vraiment comblé.»

S’il bénéficie d’une solide formation de danseur, d’une technique remarquable qui lui donne une structure dans laquelle son indéniable talent peut se manifester, il demeure étonné de l’affection du public à son égard. «Révolution m’a mis sur la map si on peut dire parce que même si avant, je travaillais continuellement dans le milieu de la danse professionnelle, le public ne me connaissait pas. Grâce à l’émission, le public m’a adopté. Je n’en reviens toujours pas de l’affection que le public a eue et a encore pour moi. Je reçois de nombreux messages très touchants et très encourageants; les gens m’abordent encore dans la rue pour m’en parler. Au niveau professionnel, on m’engage encore à cause de l’impact de l’émission. Je n’aurais pas pu espérer mieux.»

Yoherlandy Garcia sera des deux galas du 25e. Si celui du samedi affiche déjà complet, il reste encore des billets pour celui du vendredi. On peut se les procurer via le site www.danseencore.ca.