Les acrobates et danseurs du Cirque du Soleil passeront les deux prochains mois à Trois-Rivières.

Le Cirque débarque en ville

Le grand décompte est commencé avant la première du spectacle Stone du Cirque du Soleil à l'Amphithéâtre Cogeco, alors que les artistes qui prendront part au spectacle sont officiellement débarqués sur la scène de l'amphithéâtre trifluvien, mardi matin.
Dès leur arrivée, les artistes de <em>Stone</em> ont commencé les séances d'échauffement, étant donné que les horaires de travail sont réglés au quart de tour.
Jean-Guy Legault, metteur en scène de <em>Stone</em>.
Provenant des quatre coins du monde, les 23 acrobates et danseurs s'engagent dès à présent dans un intense marathon de répétitions qui culminera avec la première du spectacle dans trois semaines, le 19 juillet.
Maintenant habitué de l'Amphithéâtre Cogeco après deux étés passés ici, le metteur en scène du spectacle Jean-Guy Legault avait l'impression de revenir chez lui en traversant les portes qui mènent à la grande scène, face au fleuve.
«C'est un peu chez moi, mais vu que c'est une nouvelle gang qui débarque, tu le redécouvres parce que tu le fais découvrir à du monde. C'est comme de découvrir un coin de pays. Chaque fois que je reviens, j'ai un petit pincement», confie Jean-Guy Legault.
Toutefois, l'émerveillement du retour demeure de courte durée pour lui, mais aussi pour les artistes qui n'auront pas beaucoup de temps pour faire du tourisme ou aller se promener dans les rues du Vieux-Trois-Rivières.
À peine débarqués, mardi matin, ils étaient déjà au travail pour peaufiner les numéros que chacun a déjà commencé à travailler, seul ou en groupe.
«C'est plusieurs heures par jour et ça demande de travailler par nous-même, individuellement, de mettre du temps sur notre numéro. On est une belle grande équipe, et les directeurs artistiques et les coachs ne peuvent pas être partout à la fois. Il faut être très débrouillard», explique Mélodie Lamoureux, l'une des artistes du spectacle.
«Ce sont de longues journées, intenses, c'est beaucoup d'émotion. Mais après tu vois le produit final et c'est vraiment une belle expérience à vivre du début à la fin. L'équipe de production a fait beaucoup de travail en amont. Nous on arrive aujourd'hui, mais ça fait quand même plusieurs mois que c'est préparé pour pouvoir maximiser les heures», ajoute Jennifer Lécuyer, une autre artiste du spectacle.
De son côté, Jean-Guy Legault convient que les journées de travail sont longues, mais que la création d'un spectacle extérieur en amphithéâtre apporte aussi son lot de défis techniques.
«C'est très fébrile, ça commence tôt et ça se finit très tard. Il faut considérer que vu qu'on est à l'extérieur, tous les éclairages se font de nuit. Ça donne une idée qu'on n'arrête pas, le site est constamment animé. Il y a toujours une partie de l'équipe qui est présente pour avoir tous les éléments pour qu'on puisse les arrimer», fait-il remarquer.
Ce spectacle, que l'on décrit comme un «opéra punk-rock baroque», réunira des artistes provenant de dix pays différents, avec une distribution composée de plus de 50 % de gens provenant de l'étranger. Un gros plus pour ce spectacle, où la volonté d'amener des surprises au public est clairement présente.
«Le fait d'avoir pu aller chercher plusieurs artistes de l'extérieur cette année nous permet d'aller chercher des numéros jamais vus avant. Tout cet apport-là fait que l'élément wow sera là, l'élément poétique aussi. On sera encore dans une boîte à surprises», croit Jean-Guy Legault.
Quant à l'univers de Luc Plamondon, autant il revêt un aspect de découverte pour bien des artistes de l'étranger, autant il permet à plusieurs de se rappeler de bons souvenirs entre deux mouvements d'acrobatie.
«Ce sont des classiques que nos parents connaissaient. C'est vraiment beaucoup de plaisir de travailler sur cette musique», lance Mélodie Lamoureux. «On a envie de chanter parce qu'on connaît les paroles. On va sûrement danser en coulisses quand on ne sera pas sur la scène», s'exclame Jennifer Lécuyer.
«C'est un hommage qu'on rend et la particularité cette année, c'est que c'est un parolier et non un interprète. Alors on part d'un univers musical sur plusieurs années. C'est de créer une histoire qui se tient. Je pense que la ligne artistique fonctionne très bien. Stone, c'est un état d'esprit entre le rêve et la réalité. Être stone, c'est être pris dans un univers ou tu ne différencies pas ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas. Ça nous ouvre beaucoup de portes», constate le metteur en scène.