Le duo Lavabo est composé de Pascal Veillette, à gauche, et Jeannot Bournival. Le duo vient de lancer une chanson de Noël, Visa pour le Pôle Nord, qui connaît un succès inattendu.

Lavabo fête Noël à sa façon

TROIS-RIVIÈRES — Noël est une intarissable source d’inspiration et aux classiques intemporels s’ajoutent chaque année de nouvelles chansons. Un des succès de 2019 sera Visa pour le Pôle Nord qu’on doit au duo Lavabo formé de Jeannot Bournival et Pascal Veillette.

La chanson est de Jeannot Bournival. Mis au défi par son copain Fred Pellerin de composer une chanson de Noël, le musicien s’est mis à la tâche il y a deux temps des Fêtes. Comme il n’est guère évident d’être inspiré quand les décorations sont bien rangées, il ne l’a complétée qu’au cours du temps des Fêtes de 2018. Cet automne, lui et son comparse du duo Lavabo l’ont enregistrée en bonne et due forme avec, notamment, la participation de Nicolas Pellerin au violon et Daniel Lacoste au banjo et à la guitare. Ils en ont aussi fait un clip vidéo plein d’ironie et de bonne humeur qui est diffusé sur la page Facebook du duo. Mine de rien, le clip a enregistré plus de 40 000 vues sur leur page Facebook.

Par amis interposés, ils ont fait parvenir l’enregistrement à des stations de radio qui l’ont adopté. Si bien qu’on peut aujourd’hui entendre Visa pour le Pôle Nord et son ironie quelque peu mordante sur les ondes de CKOI, d’Énergie, de Rouge FM, de Rythme FM, sur ICI Première et ICI Musique, sur Stingray ou Sirius.

Quand on écoute la chanson, on comprend l’engouement. La mélodie a quelque chose du ver d’oreille et le texte, drôle, véhicule dans l’ironie un propos bienveillant. «Le Visa dont parle le titre, c’est la carte de crédit, évidemment, explique Jeannot Bournival. Ça parle de surconsommation sur un ton humoristique. Quand je me souviens de mes Noëls de petit gars, je ne me souviens pas nécessairement des cadeaux reçus mais des parties où moi et mes cousins, on allait se chatouiller dans le tas des manteaux jetés sur un lit. La chanson nous dit de ne pas oublier que les vrais souvenirs, ils sont humains et pas matériels. L’important, dans le temps des Fêtes, c’est encore de se garder du temps pour être ensemble.»

«On a eu du plaisir à faire la chanson mais comme elle tourne pas mal, elle pourrait avoir un petit impact. Ce qui est particulier, c’est qu’une chanson de Noël a une durée de vie d’à peu près trois semaines par année mais sur plusieurs années. De penser qu’elle puisse être écoutée sur une longue période, ça me fait un petit velours. De savoir que le clip est vu quelques dizaines de milliers de fois, ça me fait aussi plaisir que de jouer devant une salle de 200 personnes.»

Même si cela ne constituait nullement l’objectif, elle a l’avantage de faire connaître le projet Lavabo au moment où le duo est justement en studio pour créer son prochain album dont la sortie est prévue pour le printemps. «Lavabo est un projet qui nous tient à cœur, à Pascal et moi, mais auquel on ne peut pas se consacrer à temps plein. On a d’autres projets qu’on poursuit simultanément. Le succès de cette chanson nous assure des petits revenus mais surtout de la visibilité qui va aider pour l’album qui vient.»

Le Caxtonien n’est pas mécontent que cette chanson drôle et sympathique offre une joyeuse contrepartie aux imbroglios qu’a connus Saint-Élie-de-Caxton depuis l’an dernier. «Ça fait du bien d’apporter quelque chose de positif. Le 24 décembre, Pascal et moi, on va passer de porte en porte dans le village pour jouer notre chanson de Noël. Sans discrimination. Ça va mettre des sourires dans les visages. Toute l’initiative est pleine de naïveté et c’est peut-être sa plus grande qualité. Si on peut amener ça pendant le temps des Fêtes, c’est déjà beaucoup.»

La chanson est disponible sur toutes les principales plateformes d’achat et de diffusion et on peut voir le clip que le duo en a fait sur la page Facebook de Lavabo.