Pauline Julien

L’âme à la tendresse intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

Trois-Rivières — La chanson L’âme à la tendresse de Pauline Julien et François Dompierre a été intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens tout juste avant le spectacle La Renarde, sur les traces de Pauline Julien présenté au Théâtre Outremont jeudi soir.

«C’est un honneur pour nous de célébrer l’intemporel classique de Pauline Julien et François Dompierre, ici à Montréal, et de souligner l’impact incroyable qu’ils ont eu sur la culture québécoise», soulignait Vanessa Thomas, directrice générale du Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens par voie de communiqué.

Originaire de Trois-Rivières, Pauline Julien a connu une carrière prolifique durant laquelle elle a enregistré 24 albums. Au texte de L’âme à la tendresse, qui fut créé en 1972, s’ajouta la mélodie de François Dompierre. Le produit final se retrouvera sur le treizième album de la chanteuse, Allez voir vous avez des ailes, qui a été lancé en 1973.

L’âme à la tendresse est une «chanson douce et fédératrice sur le thème de l’amour et l’amitié, l’émotion qui se dégage de ce plaidoyer du fond du cœur senti est authentique», peut-on lire dans le communiqué.

En décembre 1972, Pauline Julien apparaissait à l’émission Femme d’aujourd’hui avec son pianiste Gaston Brisson en train de peaufiner la chanson. François Dompierre garde un souvenir cristallin de cette journée. «Pauline m’a remis le texte et j’ai de mon côté composé la musique en une heure ! Elle a bien retouché quelques paroles ici et là afin de respecter le piétage du texte, mais nous n’avions aucune idée que cette chanson allait être un succès. Si l’on entend juste la musique de cette chanson, on entend les paroles et si on lit juste le texte, on entend la musique. C’est ça une bonne chanson. L’osmose entre ce que Pauline raconte et l’air qui l’accompagne est parfaite. Il ne servait à rien de la travailler pendant des heures. On se faisait confiance. Même si Pauline était en studio un mélange d’assurance et d’insécurité, sur scène, elle était plus que capable d’exprimer ses sentiments.»