Dans la même semaine, Steve Hill fêtera ses 25 ans de carrière, jouera avec l’OSM et le lendemain, au Magasin général Le Brun.

La semaine folle de Steve Hill

Trois-Rivières — La semaine qui s’amorce en est une marquante pour Steve Hill. Tout d’abord, il se produira avec l’Orchestre symphonique de Montréal, et le soir même, il célébrera ses 25 ans de carrière. Le lendemain, il sera en spectacle au Grenier du Magasin général Le Brun. L’ordre de l’énumération n’est nullement représentatif de l’importance qu’il accorde à ces trois événements. Le virtuose de la guitare est simplement heureux de tous ces beaux projets qui jalonnent sa carrière et s’assure de garder les pieds sur terre tout en appréciant au maximum toutes ces opportunités.

«J’ai joué pour la première fois au Forum, j’avais 21 ans. Le lendemain, je jouais au Bar Linda à Saint-Cuthbert. Il y avait une vache et des poules à côté du bar et comme rappel, le public a demandé qu’une petite fille vienne faire une toune de guitare à ma place. Je fais la Maison symphonique et après je suis au Magasin général Le Brun, une place que j’aime beaucoup. Je vais avoir ma famille et mes amis. Ça va être super», raconte-t-il avec une humilité déconcertante. pour illustrer que son bonheur c’est de faire de la musique, peu importe la grandeur de la salle.

Après avoir pratiqué intensément, jusqu’à 10 heures par jour dans les dernières semaines, The Electric Candlelight Concerto, pour guitare électrique et orchestre de John Anthony Lennon, l’angoisse s’efface un peu. Il est vrai que jouer avec l’OSM le sort un peu de sa zone de confort, mais il n’est plus nerveux. Cette phase est derrière lui. Du moins, c’est ce qu’il espère.

«C’est le plus gros défi de ma carrière. Ç’a été un gros défi de devenir un one man band mais ça s’est fait sur plusieurs années, j’y allais étape par étape. Sur l’album live, ça sonne comme un band mais j’ai 800 shows avant d’arriver à ce niveau. Là, tout le travail, c’est pour un seul show. Je ne peux pas me dire que le prochain va être mieux», expose celui qui a voulu tout annuler à plusieurs reprises.

Si l’idée de ne jouer que son instrument de prédilection lui plaît bien, le contexte était déstabilisant pour le musicien qui n’avait pas lu de partitions musicales depuis le Cégep et qui n’a jamais joué sous la direction d’un chef d’orchestre.

«Le langage n’est pas le même. C’est un concerto pour guitare électrique et orchestre, ça n’a pas été écrit par quelqu’un qui joue de la guitare électrique. Ce n’est pas le genre de langage que j’utilise habituellement. Il faut aussi interpréter ça pour que ça fonctionne avec qui je suis. Ça ne me donne rien de jouer note pour note et de ne pas y mettre du mien. Je te dirais que je suis à cette étape de travailler l’interprétation.»

Le samedi, c’est sur les planches de la petite salle du Pied-de-la-Côte à Maskinongé qu’il présentera son spectacle d’homme-orchestre pour la première fois en 2018.

«J’aime les petites salles. Musicalement c’est là que je performe le mieux, je suis plus à l’aise.» L’année 2018 sera donc à l’image de sa carrière: fort occupée. Tournée de spectacles, sortie d’un album live à la fin mars (ce dernier sera d’ailleurs disponible durant ses spectacles avant d’arriver sur les tablettes) et plusieurs tournées en Europe, entre autres.

Une semaine folle qui d’insère dans une grosse année pour le Trifluvien d’origine.

ALA.NI

ALA.NI, la mystérieuse

ALA.NI est une chanteuse dont le style pourrait s’apparenter au jazz. Quand on lui demande de le décrire, elle-même ne s’y risque pas. Elle explique que ses influences et sa formation viennent de différentes sources du théâtre musical en passant par le reggae.  L’éventail est large. Dans une ambiance musicale qui rappelle celle des années 30, la Londonienne offrira une prestation à la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan. Son dernier album, You & I est sorti de façon numérique en 2016 et connaît un succès qui lui permet de voyager. Coup de cœur pour Ol Fashioned Kiss, pour son rythme et le sourire qu’il nous procure.

Les sorties de la semaine

Projection

> FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L’ART LE FIFA@3R | Centre culturel Pauline-Julien 15 février 19 h 30

Humour

> Phil Roy - J.-Antonio-Thompson 16 février 20 h

> Olivier Martineau - Théâtre du Cégep de Trois-Rivières 17 février à 20 h

> Showtime, Joël Legendre - J.-Antonio-Thompson 17 février à 20 h

Musique

> Les Barocudas, série matinées en musique - Foyer Gilles-Beaudoin 18 février 11 h

> ALA.NI, You & I - Maison de la culture Francis-Brisson 15 février 20 h

> Michel Pagliaro, acoustique - Maison de la culture Francis-Brisson 16 février 20 h

> Saratoga - L’Grenier du Magasin général Le Brun 16 février 20 h

> Steve Hill - L’Grenier du Magasin général Le Brun, 17 février 20 h

> Splendeurs Gospel, Maison InterCD - Salle Anaïs-Allard-Rousseau 17 février 20 h

> Nos Incontournables - Centre des arts de Shawinigan 17 février à 20 h

Théâtre

> Le Doute de John Patrick Shanley, Théâtre des gens de la place - Louis-Philippe-Poisson 15, 16, 17 février 20 h

> Ligue d'improvisation mauricienne - Salle Louis-Philippe-Poisson 13 février 20 h

> Ladies Night - salle J.-Antonio-Thompson 14 février 20 h