À peine quelques semaines après son installation, la murale géante de la Biennale de sculpture contemporaine est déjà endommagée.
À peine quelques semaines après son installation, la murale géante de la Biennale de sculpture contemporaine est déjà endommagée.

La murale géante de la Biennale de sculpture contemporaine déjà endommagée

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La murale géante qui avait été installée il y a quelques semaines à peine sur le mur de l’ancienne usine de Germain & Frère, en plein cœur du centre-ville, dans le cadre de la 9e Biennale de sculpture contemporaine n’aura finalement pas fait long feu. En effet, à peine quelques jours après l’installation des nombreuses photos qui composaient la murale, elles ont rapidement été endommagées par les fortes pluies et les vents violents. Résultat, plusieurs photos ont été littéralement arrachées et seulement quelques-unes ont résisté aux intempéries.

«Dès la première semaine d’installation, bien que ça n’ait pas trop paru puisqu’on avait plus de portraits que prévu, certaines photos avaient déjà commencé à être endommagées. C’est vraiment triste, car on s’attendait à ce que la murale reste dans l’idéal jusqu’en octobre. Mais ce sont les aléas de la vie et de l’art éphémère aussi. D’ailleurs, on le savait depuis le départ que ça se pouvait», explique Audrey Labrie, directrice artistique et chargée de projets à la Biennale de sculpture contemporaine.

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Si Dame Nature est en partie responsable, les conditions d’installation qui étaient loin d’être parfaites, mais qui étaient connues par l’équipe de la Biennale de sculpture contemporaine ont également contribué à la situation.

Au cours des dernières semaines, plusieurs photos de la murale ont été arrachées en raison du mauvais temps.

«Il faut savoir aussi que les conditions d’installation n’ont pas été parfaites non plus, parce qu’il y avait de la pluie lors de l’installation, donc le mur était mouillé. Mais on avait un temps limite pour les installer, donc on avait plusieurs contraintes, ce qui faisait en sorte qu’on ne pouvait pas déplacer la date et réimprimer des photos non plus. De plus, c’est tellement un vieux bâtiment industriel que le mur a fait en sorte que la colle n’a pas bien pénétré dans les fiches, ce qui a laissé des espaces et de l’air entre le mur et les affiches. Donc non, ce n’était pas les conditions idéales, mais on n’aurait pas voulu la mettre ailleurs non plus, car ça résonnait vraiment avec les valeurs du bâtiment», précise Audrey Labrie.

Les conditions étant plus favorables, l’exposition similaire qui a vu le jour du côté du centre-ville de Victoriaville est quant à elle toujours bien en place, assure toutefois la direction de l’événement.

Installation d’une nouvelle murale?

Si plusieurs citoyens n’auront finalement pas eu la chance de venir admirer l’oeuvre au cours des dernières semaines, il sera impossible pour eux d’espérer en voir réapparaître une nouvelle prochainement, en raison notamment des coûts importants que cela pourrait engendrer.Toutefois, du côté de la direction de l’événement, on confirme qu’il y aura bel et bien un petit quelque chose qui sera fait au cours des prochaines semaines pour commérer le tout.

La murale comprenant près de 130 portraits avait été installée au début du mois d’août.

«On a capté en photos et en vidéos la murale pendant tout le processus, donc au moins, on a de beaux souvenirs de ça. Mais on prépare aussi une dernière surprise pour commémorer cette murale-là et c’est quelque chose qui va rester permanent. Et en plus, à l’intérieur du centre d’innovation agroalimentaire, il va avoir une commémoration de la murale aussi. Donc c’est un projet qui reste dans nos coeurs et dans nos têtes et il va rester de manière numérique et photographique», souligne Mme Labrie.