Des intervenants tant du monde politique que culturel se sont réunis sous l’égide de Culture Mauricie pour célébrer la prochaine réouverture de toutes les institutions muséales de la région. De gauche à droite, on retrouve, Sandie Letendre, présidente de Culture Mauricie et directrice générale de la Cité de l’énergie, Michel Angers, maire de Shawinigan, Éric Lord, directeur de Culture Mauricie, Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières et Émilie Papillon, présidente de Médiat-Muse.
Des intervenants tant du monde politique que culturel se sont réunis sous l’égide de Culture Mauricie pour célébrer la prochaine réouverture de toutes les institutions muséales de la région. De gauche à droite, on retrouve, Sandie Letendre, présidente de Culture Mauricie et directrice générale de la Cité de l’énergie, Michel Angers, maire de Shawinigan, Éric Lord, directeur de Culture Mauricie, Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières et Émilie Papillon, présidente de Médiat-Muse.

La lumière au bout du tunnel pour les musées 

TROIS-RIVIÈRES — C’est dans un décorum inhabituel, mais rien n’est habituel dans la situation que nous vivons depuis trois mois, qu’on a célébré jeudi la réouverture des musées, centres d’exposition, centres d’interprétation et lieux historiques de la région.

Culture Mauricie a réuni des intervenants de la politique comme de la culture pour non seulement souligner fêter cette nouvelle étape du déconfinement mais surtout lancer une invitation au public à se rendre dans ces lieux de culture au cours de la saison estivale.

Le directeur général de Culture Mauricie Éric Lord a parlé d’une relance de la vie culturelle en Mauricie à un moment où elle en a grand besoin. Il estime à près de 35% les pertes financières tant pour les organismes que les institutions au cours de la période de confinement. L’annonce par le gouvernement de la réouverture des musées le 22 mai dernier a marqué un point tournant mais beaucoup de travail a dû être accompli depuis pour que les institutions soient en mesure d’ouvrir leurs portes ce qu’elles feront toutes.

Le Musée des Ursulines, le Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac, le Domaine seigneurial de Sainte-Anne-de-la-Pérade, le Vieux presbytère de Batiscan ainsi que le Centre d’exposition Léo-Ayotte de Shawinigan l’ont déjà fait. Le 20 juin, ce sera le Musée POP alors que le 23, Boréalis, l’Église St. James feront de même. Le 25 juin, au tour du Musée Pierre-Boucher. La Cité de l’énergie ouvrira le 27 juin et l’Église Notre-Dame-de-la-Présentation de Shawinigan, le 2 juillet. Le 3 juillet, ce sera le tour de l’Espace Pauline-Julien, du Manoir Boucher de Niverville et la Petite Place des arts de Saint-Mathieu-du-Parc. Le 8 juillet, le Village du bûcheron rouvrira alors que le Centre d’exposition Raymond-Lasnier et la Galerie d’art du Parc feront de même le 1er août.

Le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche a rappelé qu’on tient souvent la culture pour acquise mais que la crise nous a rappelé à quel point elle est fragile. «C’est quand on en est privé qu’on mesure l’importance de la culture. J’invite les gens à aller visiter un musée qu’ils n’ont pas visité depuis longtemps. Il faut maintenant faire l’effort de redécouvrir sa ville et se réapproprier notre culture. À noter que c’est encore plus facile grâce à la carte-musée qu’on peut se procurer auprès de Tourisme Trois-Rivières.»

Le maire de Shawinigan Michel Angers était également de cette cérémonie et il a aussi rappelé l’importance de la culture, «... une industrie primordiale pour chacune de nos communautés. Ça procure des retombées économiques très importantes. Et comme aime le rappeler le directeur général de Culture Shawinigan Bryan Perreault, investir en culture, ce n’est pas une dépense mais bien un investissement puisque chaque dollar investi en culture au Québec rapporte 1,70 $ dans l’économie.»

«Cela dit, la culture est beaucoup plus qu’un secteur économique, c’est aussi un facteur de cohésion sociale, d’expression. Le confinement a été difficile mentalement et là, on a une superbe occasion de se réapproprier notre ville, notre culture, notre Mauricie.»

Le maire a aussi tenu à souligner l’incongruité qui fait qu’on peut prendre des métros ou des autobus bondés à Montréal mais qu’on ne peut pas prendre l’ascenseur pour visiter la tour d’observation de la Cité de l’énergie. «Deux poids, deux mesures. La culture est un axe majeur de notre économie et j’ose espérer que les décideurs vont permettre un déconfinement à la hauteur de ce que nous sommes capables de faire en respectant la distanciation sociale.»

Présidente de Culture Mauricie et directrice générale de la Cité de l’énergie, Sandie Letendre a parlé d’un parcours du combattant pour arriver à ouvrir les institutions en fonction des règles sanitaires imposées. «La COVID-19 a été difficile pour tout le monde et nous devons maintenant repenser la façon dont nous allons passer nos vacances. C’est une occasion pour les gens de partout en Mauricie de découvrir et redécouvrir leurs centres d’exposition et musées. C’est le moment ou jamais d’en profiter.»

La présidente de Médiat-Muse Émilie Papillon a indiqué que les institutions de la région ont dû se réorganiser afin de poursuivre leur mission . «Tous et chacun, nous avons été forcés de prendre un virage virtuel et grâce à un regroupement comme Médiat-Muse, les plus petites institutions privées de revenus ont pu ont pu continuer d’avancer par leur contact avec les autres institutions via la visioconférence. C’est un optimisme sans borne du milieu qui nous a permis d’avancer jusqu’à être en mesure d’annoncer la réouverture.»

«Une chose est certaine : la visite muséale s’est trouvée profondément transformée par la crise tout comme les équipes de nos institutions. Les mesures sanitaires sont appliquées partout incluant le lavage des mains, la distanciation sociale, etc. Plusieurs institutions ont fait preuve d’imagination pour trouver des façons de faire novatrices permettant des visites en toute sécurité.»

La présidente a rappelé qu’il est possible d’emprunter la carte Accès-famille dans les bibliothèques de la région pour avoir accès gratuitement aux musées. «Les musées, centres d’interprétations, centres d’exposition et lieux historiques de la Mauricie et du Centre-du-Québec invitent les gens d’ici à être des touristes dans leur propre région. J’espère que les populations mauriciennes et Centricoises sauront profiter de ce qu’on leur offre.»