De gauche à droite: François Dubé, Philippe Courchesne Leboeuf, François Pothier Bouchard, Louis Alexandre Beauchemin.

La fin... et le début d’une nouvelle aventure

CHRONIQUE / C’est la tête remplie d’histoires et le corps vidé de toutes mes larmes que j’écris ce dernier article sur notre visite, de mes collègues de QW4RTZ et moi, des différents programmes et initiatives de SOPAR-Bala Vikasa dans le sud de l’Inde.

NDLR: Porte-parole de SOPAR, la formation vocale trifluvienne QW4RTZ est allée en Inde pour participer à un séjour d’apprentissage en compagnie de l’organisme voué au développement international dans ce pays. Les membres du quatuor ont accepté de partager leur expérience humanitaire avec les lecteurs du Nouvelliste.

Quel sentiment étrange que de rentrer chez soi après avoir vécu tant d’émotions. Nous sommes épuisés, nous ne pouvons plus attendre de revoir nos familles et pourtant, nous avons déjà hâte de revenir en Inde. Nous sommes impatients de revoir nos nouveaux amis et de constater l’avancement des milliers de projets dont nous avons été témoins lors de notre passage au Télangana.

Il y a de ces voyages qui vous brisent et qui vous façonnent; celui-ci en était définitivement un. Nous avons vu du très beau à travers toute cette laideur; il y avait de l’espoir à travers toute cette injustice. Grâce à SOPAR-Bala Vikasa, des villages sans accès à l’eau se voient construire des puits, des fermiers rendus malades par les pesticides qu’ils utilisent se tournent vers l’agriculture biologique, des femmes ostracisées simplement parce qu’elles sont veuves se réunissent, échangent, pleurent et revivent ensemble, des personnes âgées démunies et sans famille sont prises en charge par leur communauté et des orphelins bénéficient notamment du soutien moral et financier de milliers de mères qui se cotisent afin de leur donner accès aux plus hauts niveaux d’études. Partout où SOPAR-Bala Vikasa met les pieds, les pleurs sont transformés en sourire et l’isolement, en solidarité.

Le travail acharné de cette majorité de femmes qu’emploie SOPAR-Bala Vikasa nous a à la fois ouvert les yeux sur les merveilleux accomplissements de l’organisme, mais aussi sur ce que nous pouvons tous faire pour rendre le monde plus accueillant et sécuritaire pour les personnes vulnérables d’ici et d’ailleurs. Nous sommes partis en Inde intrigués par la mission de SOPAR; nous en revenons la tête pleine d’idées, convaincus que nous pouvons tous faire une différence.

Merci à vous tous qui avez suivi nos histoires. Nous espérons avoir partagé un peu de cette flamme que nous avons reçue ici, en Inde. Ce retour à la maison est peut-être la fin d’un voyage, mais il est certainement aussi le début d’une nouvelle aventure.

Louis Alexandre Beauchemin