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La fin de l'aventure pour Anik St-Pierre à The Voice France [VIDÉO]

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
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L'aventure d'Anik St-Pierre à The Voice France est arrivée à son terme, samedi soir. La chanteuse shawiniganaise a été éliminée en quart de finale de la populaire émission française.

La Québécoise avait choisi d'interpréter «River Deep, Mountain High», de Ike et Tina Turner. Ses prouesses vocales n'ont toutefois pas réussi à lui attirer les faveurs de l'auditoire, puisque quatre personnes sur cinq ont voté pour son adversaire, Marghe.

«C'est sûr que j'aurais mieux aimé rester, mais je suis très heureuse d'avoir participé et d'avoir fait partie de cette grande et belle famille qu'est l'équipe de The Voice. Une aventure comme ça, c'est tellement énorme dans une vie. 

C'est la fin d'une histoire, mais pour moi, il y a plein d'autres histoires qui commencent», assure Anik.

Il faut en effet se rappeler que la chanteuse souhaitait participer à l'émission pour avoir l'occasion de se faire connaître en France, un rêve qu'elle chérissait depuis longtemps. Sur ce plan, il semble que ce soit mission accomplie.

«Dès la première diffusion de l'émission, j'ai vu les réactions de gens venant de partout dans le monde. Des gens m'ont écrit d'Afrique, d'Haïti. C'est là que j'ai vu l'énorme portée qu'a l'émission. Alors même si j'ai été éliminée, je ressors gagnante», affirme-t-elle.

Celle qui s'est rendue jusqu'aux «cross battles», en quart de finale, se demande cependant ce qu'aurait pu être l'issue de cette étape pour elle si l'émission avait pu se dérouler en temps réel plutôt qu'en différé, et devant un public plus nombreux – seules 101 personnes ont pu assister à l'enregistrement de l'émission et voter - en raison de la pandémie.

«Je ne peux pas m'empêcher de me demander comment ça se serait passé si les gens avaient pu suivre mon parcours à l'émission et si l'échantillon avait été beaucoup plus grand, avec les gens qui votent depuis chez eux», mentionne-t-elle, tout en assurant ne pas être amère pour autant.

Anik indique aussi que des compositeurs et des auteurs lui ont fait parvenir de leurs créations pour qu'elle les interprète. Elle semble avoir aussi laissé sa marque chez le public français.

«Je m'étais fait dire que les grands journaux, les grands médias de Paris ne s'intéressent pas du tout aux artistes d'ailleurs, qu'ils favorisent ceux de la région. Mais des élèves français qui suivent mes cours de chant m'ont dit qu'on avait parlé de moi, que ce n'était jamais arrivé avant», se réjouit-elle.

L'émission aura fait vivre à la Shawiniganaise une véritable montagne russe d'émotions. La joie lorsqu'elle se qualifiait pour la prochaine étape, mais aussi la tristesse de voir d'autres artistes quitter le navire avant la fin. Mais le plus dur pour elle, à présent, c'est de faire son deuil de l'équipe de l'émission, dont elle parle comme d'une seconde famille.

«Le plus difficile, c'est que je me retrouve seule sur mon continent, alors qu'eux sont tous là-bas. Oui, on garde contact, mais c'est comme si j'avais laissé ma deuxième famille là-bas. Ça me touche beaucoup, parce que c'est un amour qui va toujours rester», déclare-t-elle, non sans une certaine émotion dans la voix.

Anik aura toutefois de quoi s'occuper pour oublier sa peine. En effet, elle s'attaque à l'enregistrement d'un album, et elle compte bien profiter de sa nouvelle notoriété hors Québec pour mener ce projet à bien.

«Beaucoup de gens me demandent du matériel original et c'est ce que je veux faire. J'ai lancé mon projet sur la plateforme de sociofinancement ulule.com et les gens peuvent se procurer l'album d'avance, pour me donner un coup de main», pour tous les gens qui m'ont suivie et encouragée tout au long de mon passage à l'émission, c'est une façon de continuer à le faire», indique-t-elle.

La Shawiniganaise dit également avoir reçu de nombreuses offres pour des projets en France, ce dont elle se réjouit évidemment.

Mais plus près de chez nous, c'est à l'Hôtel Plaza à Québec qu'on pourra la voir, avec le groupe Boulevard, le 15 mai prochain. Il s'agit d'une formule souper spectacle, à consommer et à voir depuis l'une des chambres de l'hôtel. Il est possible de se procurer des billets sur le site hotelsjaro.com.