De gauche à droite, Michel Cloutier, directeur général, Amina Chaffaï, présidente du c.a., Stella Montreuil, membre du c.a. et Gilles Leblanc, vice-président chargé de la programmation.

La fête sur grand écran

Trois-Rivières — Le Trois-Rivières - Images, fêtes et films ou TR-IFF commence à véritablement prendre forme puisqu’on a dévoilé mercredi la programmation de l’événement qui se tiendra pour la toute première fois du 16 au 19 novembre dans quatre lieux de projection différents.

Près d’une trentaine de films seront projetés pendant ce festival alors que des invités spéciaux viendront offrir des conférences pour donner aux cinéphiles un regard nouveau sur plusieurs facettes du septième art. 

Par ailleurs, il est bon de préciser que 250 passeports permettant d’assister à toute la programmation sauf la soirée d’ouverture sont présentement en vente au coût de 20 $. 

Les billets pour chaque projection seront offerts au coût de 5 $ alors qu’un billet pour assister à la soirée tapis rouge d’ouverture se vend 10 $. Les laissez-passer sont disponibles au bureau de Ciné-Campus ainsi qu’aux librairies l’Exèdre, Poirier et Paulines, 

En terme de programmation, on peut dire que l’événement ratisse large pour demeurer fidèle à sa vocation d’accessibilité sans négliger la qualité des productions. On retrouvera aussi bien des films québécois que des œuvres en provenance de l’étranger, des productions toutes récentes comme des classiques intemporels et même un volet de films d’animation destiné particulièrement aux enfants. Toutes seront présentées en version française ou en version originale sous-titrée en français. 

On offrira une sélection de films réalisés par le Japonais Hayao Miyazaki, maître de l’animation aux célèbres studios Ghibli. Les projections de ce volet seront présentées au Centre culturel Pauline-Julien à des heures appropriées pour accueillir les familles.

Pour ce qui est des films québécois, on présentera Tadoussac, dernier film du réalisateur Martin Laroche qui assistera à la projection de même que le documentaire Bagages, de Paul Tom. Également au programme, La part du Diable, de Luc Bourdon ou alors Les arbres de la vie. On pourra aussi revoir trois grands classiques avec Incendies, Mémoires affectives et Les bons débarras.

Pour permettre aux Trifluviens de voir des films internationaux qui n’ont pas ou peu été diffusés en région, on a programmé des films comme Final Cut: mesdames et messieurs, Moi, Daniel Blake, Silence, ou The Square de même que les indémodables 8 et demi, de Fellini et À bout de souffle de Godard. La soirée d’ouverture présentera Le sens de la fête du tandem Éric Toledano et Olivier Nakache qui avaient réalisé Intouchables en 2012.

Autre volet de l’événement qui lui octroiera une personnalité singulière, on présentera des conférences avec des invités aussi prestigieux que le preneur de son oscarisé Sylvain Bellemare, le réalisateur Francis Leclerc ou Éric Perron, rédacteur en chef de la revue Ciné-Bulles

Outre la salle Léo-Cloutier du séminaire et le Centre culturel Pauline-Julien, le Collège Laflèche accueillera certaines projections dans le volet des classiques, principalement. Nouveauté intrigante, on mettra également le Centre d’art des Récollets à contribution pour la projection du film Silence de Martin Scorsese. 

Toute la programmation est disponible sur le site web de l’événement.

Seulement 250 passeports ont été émis pour cette édition initiale mais il ne faut pas y voir là un objectif de fréquentation. 

«Nous serions très heureux si nous pouvions accueillir de 1500 à 2000 cinéphiles pour cette première édition, d’évaluer le directeur général Michel Cloutier. On ne voulait pas avoir trop de passeports en circulation pour permettre la vente de billets d’entrée à l’unité. Évidemment, ça demeure un test pour voir l’engouement que tout ça va susciter. C’était important d’avoir au moins un forfait à prix très abordable parce que l’accessibilité demeure une priorité.»

Pour ce qui est de la programmation, vaste et éclatée, elle témoigne de l’orientation voulue par les créateurs de ce nouvel événement.

«C’est un festival grand public, sans discrimination de genres. Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir une programmation de qualité, d’un point de vue artistique. Que ce soit un film de science-fiction ou un documentaire importe peu. Nous voulons séduire le plus de monde possible alors, il faut répondre à un large éventail de goûts.»

Autre priorité des organisateurs, la volonté de créer un événement festif qui servira de lieu de rencontres tant pour le public que les professionnels de l’industrie. 

«Dans l’avenir, on va multiplier les rencontres, les classes de maître et on voudrait aussi intégrer différentes formes d’art qu’on va lier au cinéma. On veut en faire un lieu de fête, avec un quartier général un peu à l’image de Sundance, cela dit sans prétention. Dans les débuts, c’était aussi un événement de destination qui mettait de l’avant les films d’auteur. Le bassin de cinéphiles de Trois-Rivières et de la région est très vaste et nous sommes appelés à grandir énormément, j’en suis convaincu.»