Guillaume Marchand affirme qu’il ne pourrait être au sein d’une meilleure équipe pour ce qui est de la conciliation travail-famille.

La famille d’abord

TROIS-RIVIÈRES — Jamais Guillaume Marchand ne dira qu’être en tournée avec une des plus grandes vedettes de la planète n’est pas une bénédiction, mais comme toute chose en ce bas monde, elle a forcément un côté moins agréable. Pour lui, c’est être loin de la famille pendant deux longs mois.

Guillaume est papa d’un garçon de sept ans et d’une fillette de cinq. «Il y a des jours où je m’ennuie vraiment de me faire réveiller par mon p’tit gars à cinq heures du matin, rigole-t-il. J’ai beau parler à ma blonde et aux enfants tous les jours par Skype, ce n’est pas comme être avec eux. Je n’ai évidemment pas à me plaindre mais c’est la seule chose que je trouve parfois difficile. Les enfants grandissent et je veux les accompagner le plus possible.»

Du même souffle, il affirme qu’il ne pourrait être au sein d’une meilleure équipe pour ce qui est de la conciliation travail-famille. «Une des toutes premières choses qu’on m’a dites dès que j’ai été approché par l’équipe, c’est combien le volet familial est important à leurs yeux. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour qu’on puisse voyager avec les nôtres. Pour la tournée actuelle, c’est impensable mais quand on a fait la tournée européenne, on a séjourné deux semaines à Paris et ils ont fait en sorte que ma blonde et les enfants viennent m’y rejoindre. Ils m’ont réservé une chambre plus grande pour qu’on soit plus à l’aise. Il n’y a pas beaucoup d’artistes qui offrent ce genre de conditions à leurs musiciens.»

Musicalement, Guillaume Marchand n’a pas à se pousser aux limites de son immense talent même pour accompagner une des plus grandes chanteuses populaires au monde. «Ce n’est pas super compliqué. Mon gros défi, ce n’est pas tellement au niveau de la virtuosité mais c’est de trouver les bons sons du clavier pour bien envelopper chacune des chansons spécifiquement. C’est pas mal de travail de recherche et d’expérimentation d’autant qu’il importe de s’assurer que ça sonne bien dans l’environnement très particulier des grandes salles et des stades. Présentement, ce n’est plus un problème parce que tout est bien rodé et je connais toutes les chansons par coeur. C’est ce qui fait qu’on peut prendre du temps pour nous entre les représentations.»

Au terme de la tournée, Marchand aura une petite pause avant de reprendre les spectacles à Vegas, fin octobre. Il pourrait se reposer mais il profite de ses séjours à Montréal pour travailler sur des projets personnels. «Je suis musicien sur l’émission Premières fois qu’anime Véronique Cloutier. Ça faisait longtemps que j’avais envie de travailler à la télévision et c’est Kevin Girouard, guitariste de Céline, qui est aussi sur l’émission qui me l’a proposé. J’y ai vraiment beaucoup de plaisir. Dans ce cas-ci, ça tombait super bien parce que les enregistrements se font en septembre, précisément pendant notre pause avec Céline.»

«Je me suis gardé d’autres projets musicaux que j’aime avec des amis mais je veux consacrer plus de temps à la composition pour de la musique de films, notamment. J’ai écrit la musique d’un petit spectacle son et lumière pour les bateaux-mouches à Montréal: trois tableaux de cinq minutes et j’ai beaucoup aimé ça. Je peux même avouer que je suis pas mal fier du résultat. C’est un aspect de ma carrière que j’aimerais exploiter davantage. Ce qui est extraordinaire du contrat avec Céline, c’est que j’ai quelque chose de stable qui me laisse du temps pour d’autres projets; on joue trois semaines consécutives à Las Vegas et on a une pause d’un mois à un mois et demi avant la série suivante. C’est idéal pour moi.»