La directrice générale du Complexe culturel Félix-Leclerc, Sandie Letendre, est très heureuse que la CDAC soit en nomination pour un prix RIDEAU.

La CDAC de La Tuque en nomination pour un prix RIDEAU

La Corporation de développement des arts et de la culture de Ville de La Tuque (CDAC) a été retenue comme finaliste dans la catégorie Développement par le Réseau indépendant des diffuseurs d'événements artistiques unis (RIDEAU) dont le gagnant sera dévoilé lors du gala des prix RIDEAU à la mi-février. Ces prix, remis annuellement, récompensent l'innovation, l'audace et la persévérance en diffusion des arts de la scène.
«On a fait beaucoup de projets en développement de public dans les deux dernières années, principalement la dernière. On a beaucoup misé là-dessus et on trouvait ça important de déposer notre candidature. C'est un bel honneur d'être finaliste. C'est une belle tape dans le dos», a mentionné Sandie Letendre, directrice générale du Complexe culturel Félix-Leclerc.
Dans la catégorie Développement, on souligne le travail d'un diffuseur qui a su attirer son public par des initiatives originales et efficaces visant à le fidéliser. Selon RIDEAU, le prix reconnaît l'originalité et la pertinence de la démarche quant au développement de la fréquentation des arts de la scène. 
C'est un dossier de candidature particulière étoffée qu'a remis la direction de la CDAC. On y décrit, entre autres, la nouvelle formule de concerts qui a été développée afin d'attirer une clientèle aînée, la mise en place du Magazine Diffus'Art, les spectacles présentés gratuitement aux élèves de niveau secondaire, les soirées cabaret émergence, les partenariats développés notamment avec la Chambre de commerce, la promotion Accès étudiant, le rendez-vous autochtone et le concept original du lancement de la programmation.
Toutefois, deux éléments se démarquent selon Sandie Letendre, notamment, la série hors les murs mise en place en 2016. Il s'agit d'une entente entre la microbrasserie La Pécheresse et la CDAC pour la présentation de spectacles dans le pub de la microbrasserie. 
«C'est parfait pour accueillir des artistes émergents ou en formule acoustique. [...] Ce partenariat a été créé en grande partie dans le but de développer de nouveaux publics, qui ne fréquentent présentement pas les salles de spectacle. Il permet de plus de présenter davantage de spectacles en dehors de la programmation officielle», peut-on lire dans le cahier de candidature obtenu par Le Nouvelliste.
Puis il y a le festival jeunesse. Un événement créé par et pour les jeunes. Le comité culturel, qui organise l'activité, est un projet entrepreneurial dans lequel les jeunes prennent toutes les décisions. On explique dans le document d'inscription que les jeunes participants ont eu à réaliser toutes les tâches inhérentes au projet: dresser un budget, sélectionner des activités et des artistes à présenter, effectuer de la recherche de financement et de partenaires, promouvoir l'événement.
«Ce projet-là c'est mon bébé. C'est vraiment trippant de voir le projet se renouveler chaque année et de l'amener toujours plus loin. Je suis vraiment fière de ça», a commenté Mme Letendre.
Cette dernière croit pouvoir séduire le jury avec l'ensemble de son oeuvre, mais déjà on est pleinement satisfait de figurer parmi les finalistes.
«Je ne me fais pas d'attentes, mais je sais qu'on a des chances de l'emporter. D'être finaliste c'est déjà super, mais si on gagne ce sera la cerise sur le sundae. [...] Ça amène évidemment de la visibilité médiatique, mais également dans les réseaux de diffuseurs. Les producteurs savent qu'on travaille fort, qu'on a une équipe dynamique et ça leur donne encore plus le goût d'envoyer leurs artistes chez nous», a-t-elle conclu.