La présentation de la 26e saison du TGP a réuni les trois metteurs en scène qu’on retrouve au premier rang: (de gauche à droite) Étienne Bergeron, Patric Saucier et Benoît Pedneault qu’entourent la directrice artistique Mylène Renaud, à gauche, et la présidente, Marie-Andrée Leduc.

Jeune et variée

TROIS-RIVIÈRES — Pour sa 26e saison d’existence, le Théâtre des Gens de la Place s’inscrit dans les préoccupations qui marquent notre société en faisant de l’image et des apparences le fil conducteur reliant les trois pièces au programme en 2018-2019. Dans l’ordre du calendrier, ces pièces sont En cas de pluie, aucun remboursement, du Québécois Simon Boudreault, Soudain l’été dernier, de Tennessee Williams et Le boxeur, de l’auteur québécois Patric Saucier qui en assurera lui-même la mise en scène.

La saison sera donc conforme à la variété à laquelle le TGP a habitué ses fidèles. Après une saison de célébrations marquant le quart de siècle de la compagnie, on sent un certain renouveau au sein de la compagnie qui misera sur deux nouveaux metteurs en scène dont un, Benoît Pedneault, qui en sera à sa toute première expérience de la sorte avec la première pièce de la saison qui sera présentée les 13, 14, 15, 20, 21 et 22 septembre. Pour ce qui est d’Étienne Bergeron, il n’en sera qu’à sa seconde mise en scène avec le TGP en décembre alors que Patric Saucier, s’il a davantage de métier, connaîtra une première comme metteur en scène avec le TGP quand il présentera sa pièce en février.

Dans le même ordre d’idées, les spectateurs pourront certes voir quelques vétérans à titre d’interprètes mais ils verront surtout bon nombre de nouveaux visages sur les planches avec près du tiers de l’ensemble des distributions qui sera composé de comédiens à leurs débuts.

Comme il est désormais de mise, la compagnie a nommé un président d’honneur de cette 26e saison et c’est le directeur général de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie Guy Rousseau qui a été choisi. Autre tradition récente: on a conclu un partenariat avec un organisme communautaire de la région qui bénéficiera du montant recueilli par la vente des programmes au cours de la saison et c’est au Comité de solidarité de Trois-Rivières qu’on a pensé.

La thématique de l’image et de la perception des autres s’est imposée à la directrice artistique Mylène Renaud au cours du processus de sélection des projets présentés. «C’est sûr qu’on fait d’abord des choix de pièces en fonction de notre mandat qui est de promouvoir du théâtre à la fois québécois et international et à la fois classique et contemporain. Une fois cet équilibre-là trouvé parmi les projets proposés, j’ai orienté mes choix en fonction de cette thématique commune qui m’apparaissait pertinente.»

Ce n’est pas non plus le fait du hasard si on voit poindre de jeunes metteurs en scène dans le programme de la saison. «L’approche du TGP est toujours la même mais on est sans cesse en train de se renouveler parce qu’il est de plus en plus difficile d’attirer le public au théâtre. L’offre culturelle est tellement diversifiée avec les spectacles sur scène, les nombreuses séries télé si facilement accessibles tout comme l’est le cinéma. L’art vivant attire donc moins le public et dans les circonstances, on essaie de diversifier notre clientèle de plus en plus.»

«Pour rester en vie, rester pertinents et attirer une jeune clientèle, il est essentiel de se renouveler au niveau des metteurs en scène même si on demeure très ouverts à ce que des vétérans nous proposent. C’est important d’offrir une tribune à de jeunes créateurs qui ont des choses à dire à travers des œuvres qui leur tiennent à cœur. De jeunes metteurs en scène arrivent aussi avec des idées nouvelles et des styles différents. De plus, avec des saisons diversifiées, on atteint des publics différents qu’on essaie de conserver par la suite avec une offre aussi intéressante que possible.»

À noter qu’encore cette année une des trois productions sera présentée dans l’intimité de la salle Louis-Philippe-Poisson et ce sera la première pièce de la saison, En cas de pluie, aucun remboursement.