Directeur du Musée des religions de Nicolet, Jean-François Royal relèvera un nouveau défi professionnel en prenant la direction du Musée Marguerite-Bourgeois et Chapelle Notre-Dame de-Bon-Secours à Montréal à compter du 5 octobre prochain.

Jean-François Royal quitte le Musée des religions

Trois-Rivières — Le directeur du Musée des religions de Nicolet (MRMN) Jean-François Royal quittera son poste actuel le 5 octobre prochain pour relever un nouveau défi professionnel en devenant directeur du Musée Marguerite-Bourgeois/Chapelle Notre-Dame-de-Bon Secours. La nouvelle a été annoncée mercredi après-midi par le biais d’un communiqué.

L’identité de son successeur n’est pas connue et un processus de sélection est donc entamé. Jean-François Royal a indiqué qu’il ne remplirait plus de fonction administrative pour le musée nicolétain à partir du 5 octobre, mais qu’il donnera un coup de main pour assurer la transition jusqu’à ce qu’un successeur soit officiellement nommé.

Il a justifié sa décision en indiquant qu’en treize ans à la tête de l’institution, il estimait avoir fait le tour du jardin et être mûr pour relever un nouveau défi qui s’annonce exaltant puisqu’au Musée Marguerite-Bourgeois s’ajoute une Chapelle historique ainsi qu’un un site archéologique. La direction de l’établissement s’est également donné comme mission de le positionner comme un des dix plus beaux attraits touristiques de Montréal.

Royal n’a même pas présenté sa candidature puisque c’est la direction du musée montréalais qui l’a contacté directement pour lui demander s‘il pouvait être intéressé à relever ce défi. Début août, il a rencontré les responsables et les a convaincus puisqu’on lui a confié le poste. Le Musée Marguerite-Bourgeois n’a plus de directeur permanent depuis trois ans. Jean-François Royal s’était même demandé à l’époque si l’emploi pouvait l’intéresser. «À ce moment-là, je n’étais pas prêt à relever le défi, indiquait-il au Nouvelliste mercredi après-midi. Il y avait des choses que je voulais faire ici à Nicolet. Aujourd’hui, le contexte est différent. J’avoue que je suis un peu essoufflé. Il me sera difficile de continuer à être créatif tout en évitant de me répéter au Musée des religions du monde. Comme il se passe beaucoup de choses au Musée Marguerite-Bourgeois et qu’un projet d’agrandissement est dans les plans, c’est très stimulant.»

S’il soutient qu’il n’y gagnera pas nécessairement au niveau salarial, il estime qu’il sera intéressant de gérer un musée nettement plus important que celui de Nicolet en regard de la fréquentation avec quelque 140 000 visiteurs annuellement contre une dizaine de milliers. «C’est situé dans le Vieux-Montréal, dans un important arrondissement touristique et historique et c’est un contexte très différent de ce que j’ai connu ici. Je quitte un musée reconnu, mais non soutenu pour un autre qui est reconnu, mais également soutenu et même si ce n’est pas un musée d’État, c’est quand même une imposante structure.»

«J’ai l’impression d’avoir fait ce que j’avais à faire au Musée des religions du monde et je l’ai amené où je pouvais l’amener. Par contre, la personne qui me succédera aura aussi un beau défi à relever puisque nous avons déjà convenu d’un changement de nom et d’image avec un élargissement de la mission. C’est un nouveau départ plein de promesses. Je laisse un musée intéressant et en santé qui est en mesure de connaître un bel essor.»

Le musée nicolétain doit, comme beaucoup de musées au Québec, faire face à une situation financière difficile avec des compressions importantes au niveau financier. «Ces contraintes-là, on les connaît et elles sont vécues ailleurs dans le monde muséal. On connaît aussi les préjugés qui sont associés à l’appellation du Musée des religions qui font que beaucoup de gens l’évitent. Ce ne sont pas les raisons primordiales de mon départ, soutient Jean-François Royal. Je suis prêt pour un nouveau défi professionnel. Je quitte le MRMN et une équipe extraordinaire avec beaucoup de tristesse.»