Fabiola Toupin
Fabiola Toupin

«Je n’ai pas de pouvoir sur la pandémie autre que mes actions quotidiennes»

«Il y a tellement de choses qui me viennent en tête et elles ne sont pas nécessairement que négatives.» Fabiola Toupin est occupée, peut-être même plus qu’en temps normal, en raison d’un effectif réduit à sa cabane à sucre.

«Ce qui est intéressant, c’est que je peux faire vivre cette expérience-là à mes enfants qui, chaque année, ne la vivent pas parce qu’ils sont à l’école. Quelque part, on n’aura plus jamais l’occasion de vivre ce que l’on vit actuellement. Je savoure tous ces petits moments privilégiés d’être avec ma famille dans l’entreprise familiale et de transmettre cette tradition-là à mes enfants d’une manière très concrète.»

La chanteuse trifluvienne développe également une relation spéciale avec sa belle-fille.

«Je vis quelque chose avec elle que je n’aurais jamais eu l’occasion de vivre si ça n’avait pas été de ça», affirme-t-elle.

«D’un autre côté, je vois mes contrats qui s’annulent, en mai, en juin… C’est certain qu’il y a de l’incertitude de ce côté-là, mais je crois que ça va amener d’autres choses. […] Si je n’étais pas à la cabane à sucre, j’en profiterais pour trouver des chansons qu’on m’a offertes et que j’ai pu oublier en les classant. Certaines chansons risqueraient peut-être de se retrouver sur un prochain album».

Fabiola Toupin tente par-dessus tout de voir le positif, même dans l’adversité.

«Je vis de belles choses franchement, mais on a hâte tout de même que ça arrête parce qu’il y a aussi beaucoup de souffrance à travers tout ça […] Je n’ai pas de pouvoir sur la pandémie autre que mes actions quotidiennes, alors je fais le plein de toutes les petites étincelles de bonheur dans mes journées qui se suivent, mais ne se ressemblent pas actuellement.»