Christine Beaulieu affichait un enthousiasme palpable en remontant sur les planches mardi soir pour la tournée 2019 de J’aime Hydro.

J’aime Hydro, nouvelle mouture

TROIS-RIVIÈRES — Christine Beaulieu affichait un enthousiasme palpable en remontant sur les planches mardi soir pour la tournée 2019 de J’aime Hydro.

D’autant que la comédienne et auteure avait l’opportunité de présenter la nouvelle mouture de sa pièce devant plusieurs membres de sa famille présents à la salle J.-A-Thompson.

Bien qu’une grande portion de la pièce soit demeurée intacte, des modifications non négligeables y ont été apportées. La grande nouveauté de la pièce, qui connaît un immense succès, se trouve vers la fin, dans le 5e épisode, où elle fait état de sa rencontre avec le premier ministre François Legault, rencontre qui a eu lieu il y a quelques semaines à peine. Une grande fébrilité a envahi Christine Beaulieu au moment d’entamer la section remodelée de ce projet d’envergure. Alors qu’elle conclut habituellement son spectacle avec un épilogue, elle ajoute cet événement qui a marqué son travail de recherche. C’est un court extrait de l’entretien, qui a duré une heure au total, qui est présenté au public et dans lequel le chef de la Coalition avenir Québec mentionne son optimisme quant à la possibilité de signer des ententes avec l’Ontario et le New Hampshire afin de vendre le surplus d’électricité généré par la société d’État. Il faisait également mention de la volonté de prôner l’efficacité énergétique «parce que ça va nous coûter moins cher que de construire un barrage de plus. Au lieu d’en bâtir trois, on va en bâtir deux.» 

Avec cette grande candeur qui fait sa force, Christine Beaulieu, accompagnée de son complice Mathieu Gosselin, nous entraîne dans cette enquête pour nous aider à comprendre un peu mieux Hydro-Québec et la relation qu’entretiennent les Québécois envers ce fleuron national. Elle pose des questions et cherche à savoir pourquoi on poursuit la construction de barrages alors que certains surplus doivent être revendus à perte. Le sujet est costaud. Pas étonnant qu’il faille 3 h 45 pour en faire le tour. Les spectateurs étaient très attentifs et en aucun moment on ne sentait que l’ennui gagnait du terrain dans la salle pleine à craquer. L'ovation qui a mis fin a cette soirée est une preuve irréfutable que l'expérience a été appréciée. 

La prochaine présentation de la pièce dans la région est prévue le 9 mars à Shawinigan.