Répétition du spectacle Stone.

Incursion dans l'hommage à Plamondon

La troisième mouture de la tradition estivale de l'Amphithéâtre Cogeco prend tranquillement forme. Les représentants de la presse ont eu droit à un aperçu des prouesses acrobatiques qui s'allieront à la poésie de Luc Plamondon dans Stone, l'hommage qui lui sera rendu à compter du 19 juillet par le Cirque du Soleil.
Le metteur en scène Jean-Guy Legault souhaite présenter un hommage à Luc Plamondon où le mélange de poésie et d'acrobatie soufflera le public.
Au terme de cette première semaine de répétitions, l'enthousiasme cohabitait sainement avec la nervosité, tant du côté des acrobates qui participaient à la présentation que du côté de l'équipe de mise en scène composée de Jean-Guy Legault et d'Émilie Therrien.
«Du stress, il y en a toujours plus. Tu vis avec les attentes. Comme tu es aussi bon que ton dernier show, les attentes ne font qu'augmenter», avouait Jean-Guy Legault. Le metteur en scène d'expérience se réjouissait d'avoir deux semaines, au lieu d'une seule comme dans les éditions précédentes, pour élaborer les numéros acrobatiques.
«Le plus difficile c'est d'amener une nouveauté, avec peu de répétitions. Il faut développer de nouvelles idées avec peu de temps. Il faut trouver des nouveaux numéros à amener à Trois-Rivières et des nouvelles disciplines», confiait pour sa part la chorégraphe et assistante à la mise en scène, Émilie Therrien.
Plusieurs artistes aériennes ont travaillé leurs numéros vendredi devant les journalistes. Elles ont peaufiné leurs performances sur les cordes, au tissu et aux cerceaux. Elles consacrent environ 35 heures par semaine à la pratique des acrobaties spécialement créées pour le spectacle trifluvien.
«Ç'a vraiment pris forme de jour en jour. Notre première semaine s'est bien déroulée», lançait Jennifer Lécuyer, une artiste aérienne, en arborant un large sourire. Breagh Lunn qui maniera le feu lors du spectacle abondait dans le même sens. «Après une semaine, je me sens déjà confortable», lançait-elle,  fébrile de fouler la scène située au confluent du Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent.
L'enthousiasme des acrobates, qui proviennent principalement de l'international, repose en partie sur la vision que leur a présentée le metteur en scène. «Tu amènes tous ces artistes à Trois-Rivières pour défendre un show en lequel ils croient parce que tu les as convaincus qu'il est bon, alors il faut qu'il soit bon. Tu as toujours le stress de dire que les gens que tu mets sur la scène, tu dois les mettre dans les meilleures conditions», expose Jean-Guy Legault.
Répétition du Cirque du Soleil.
Créer l'attachement
La principale mission que l'équipe s'est donnée, c'est de souffler le public. «Les gens ne vont plus voir des shows de cirque seulement, ils vont voir des événements», lance Jean-Guy Legault qui mise, encore cette année, sur l'aspect multidisciplinaire pour éblouir les spectateurs.
«Ça va bien. On n'a jamais trop de temps mais on n'est pas en retard», s'encourage l'homme qui a oeuvré principalement au théâtre. «Comme c'est la troisième année que je suis là, je commence à connaître l'amphithéâtre et je commence à voir les disciplines qui sont les plus payantes. Tu es toujours à mi-chemin entre la volonté d'insuffler de la poésie et l'acrobatie. C'est quand les deux se rencontrent que tu as l'impression d'être ailleurs.»
«Le stress vient surtout de la volonté de construire quelque chose qui a autant de résonnance auprès des gens d'aujourd'hui que de ceux qui connaissent l'oeuvre. Les plus jeunes ont un écho de cette période mais n'ont pas un attachement. J'ai le goût de créer cet attachement, de créer l'engouement et de donner l'envie aux gens de découvrir ou de redécouvrir Plamondon.»
Le parolier, qui a donné une voix à plusieurs interprètes féminines, aura un hommage très féminin. «Avec 15 artistes féminines sur 23, c'est un des casts les plus féminins du cirque, mis à part peut-être Amaluna. Pour un small cast, c'est assez particulier.»
C'est l'image typique de la femme que l'équipe a souhaité transcender. «Les filles peuvent être très élégantes mais très poétiques et en ce moment, il y a une rage, il y a une furie, il y a un côté très rock aux femmes d'aujourd'hui. Je trouve ça important de le mettre de l'avant pour que les gens comprennent que ça ne tue pas l'élégance d'avoir une voix et une présence affirmée», décrit Jean-Guy Legault. 
«Un opéra punk-rock-baroque féminin, je pense que déjà c'est intrigant.»