Les gagnants de la 24e remise des Grands Prix culturels de Trois-Rivières sont réunis sur cette photo. Ce sont, de gauche à droite, 1ère rangée: Javier Escamilla, Chloé Leriche, soeur Yvette Isabelle, Pierre Ferron et Nadine Poirier. Derrière: Richard Grenier, Alexandre Dostie, Guillaume Massicotte, Pierre Brouillette-Hamelin, Michel Boutin, Louis-Alexandre Beauchemin, Philippe Courchesne-Leboeuf, François Dubé, François Pothier-Bouchard, Alex Dorval et Alain Rivard.

Grands Prix culturels: la culture célébrée sobrement

Loin des galas qui, ces dernières années, avaient donné du tonus à la distribution des récompenses, c'est dans le dépouillement d'un 5 à 7 sans éclat qu'on a procédé mardi soir à la remise des Grands Prix culturels de Trois-Rivières.
L'événement décontracté qui se déroulait sur la scène de la salle J.-A.-Thompson était animé par Luc Kenline accompagné par la musique du quatuor Hot Club de Trois-Rivières qui a lui-même soutenu la jeune chanteuse Éliane Montero pour quelques pièces. 
On dit sans éclat, mais c'est faire abstraction d'un moment fort de la soirée qui n'était pourtant pas inscrit au scénario.
Quand Alexandre Dostie est allé chercher un second prix, celui pour les arts médiatiques, il a profité de son passage au micro pour interpeller le maire Lévesque, assis au premier rang en disant que c'était la troisième fois qu'il avait l'honneur de recevoir un prix au gala des Grands prix culturels mais que c'était la première fois qu'il voyait le maire y assister.
«Bienvenue parmi nous. Ça doit vous faire bizarre. Vous êtes vraiment le bienvenu, c'est la place d'un maire d'être ici pour saluer la culture de sa ville. C'est juste étrange que ce soit en année électorale. Je veux aussi dire que des milliards de dollars dans du ciment ou du bois norvégien, ce n'est pas de la culture.»
Comme le maire était le présentateur suivant, manifestement très irrité, il a pris le micro pour répondre à son interlocuteur avec véhémence. «La ville a augmenté son budget de la culture de 233 % et il faut un maire qui y croit pour le faire! On a augmenté le budget de la culture plus que celui de n'importe quel autre département de la ville. C'est triste, tes propos.»
Pour en revenir à la raison d'être de ce 5 à 7, disons que le Grand Prix de la culture, récompense parmi les récompenses lors de cette cérémonie annuelle, a été décerné à la communauté des Ursulines de Trois-Rivières pour mettre en lumière leur implication de près et de loin à la culture à Trois-Rivières.
Soeur Yvette Isabelle, présidente du conseil de gestion du monastère et présidente du Musée des Ursulines, est allée recevoir le prix au nom de la communauté. «En cette année du 320e anniversaire de leur arrivée en terre trifluvienne, c'est un bien beau cadeau que la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières et Le Nouvelliste font aux Ursulines. Pour moi, c'est surtout un hommage à mes devancières qui est rendu aujourd'hui.»
«D'année en année, de génération en génération, elles ont bâti un riche patrimoine qui fait la fierté non seulement des Ursulines mais de tous les Trifluviens. On souhaite que ce patrimoine soit toujours préservé et la mémoire des Ursulines demeurera vivante là où elles ont semé. Cette reconnaissance que je reçois au nom de la communauté, nous la devons à des bâtisseuses de la culture qui en ont fait un riche patrimoine et une belle histoire. Vous le reconnaissez et je vous en remercie.»
Le Prix des arts de la scène Louis-Philipe-Poisson a été octroyé à l'Off-festival de poésie de Trois-Rivières pour Soirée de poésie et autres paroles - Édition Nuit de la poésie.
C'est Guillaume Massicotte qui a remporté le Prix des arts visuels Stelio-Sole pour son exposition Pétard des bois.
Pour ce qui est du Prix de littérature Gérald-Godin, il a été décerné à Nadine Poirier et Claude K. Dubois pour leur album jeunesse Le jardinier qui cultivait des livres.
Le Prix du patrimoine Benjamin-Sulte est revenu cette année à la Société de généalogie du grand Trois-Rivières pour le projet Héritage Théma: De la forêt au papier- L'exploitation forestière en Mauricie 1634-1950.
Du côté du Prix des arts médiatiques, le jury n'avait que deux candidatures et n'a pu faire un choix, couronnant deux vainqueurs ex-aequo: Chloé Leriche pour son long métrage Avant les rues de même qu'Alexandre Dostie pour son court métrage Mutants. Il importe cependant de dire qu'il s'agissait de deux candidatures de très haut niveau, chacune méritant amplement le titre.
Le Réseau In-Terre-Actif du Comité de solidarité/Trois-Rivières après avoir été en nomination quelques fois au cours des dernières années a reçu le Prix de l'initiative Éducation-Culture en 2017 pour son projet Change le monde, une oeuvre à la fois
Le Prix Arts-Affaires qui ne nécessitait pas de mise en candidature a été remis à la microbrasserie Le temps d'une pinte pour son grand niveau d'implication culturelle à Trois-Rivières. 
Le Prix Trois-Rivières sans frontière qui vient souligner le rayonnement international d'un artiste ou d'une organisation est revenu au groupe musical QW4RTZ dont le succès outre-frontières ne cesse de grandir.