Les Grands Prix culturels constituent chaque année un moment privilégié pour, à gauche, Nancy Kukovica, directrice générale de Culture 3R et Cindy Rousseau, responsable du dossier.

Grands Prix culturels de Trois-Rivières: l’excellence qui se maintient

TROIS-RIVIÈRES — Les finalistes de la 26e édition des Grands Prix culturels de Trois-Rivières sont connus. Les choix du jury ont été rendus publics mardi matin en vue de la remise qui aura lieu le 28 mai à 18 h sur la scène de la salle Thompson.

Selon la pratique établie, dix récompenses seront décernées. Sur ces différents honneurs, les Prix Arts-Affaires, Trois-Rivières sans frontière et Grand Prix de la culture n’impliquent pas de nominations. Globalement, une soixantaine de dossiers ont été présentés au jury, l’équivalent des années précédentes.

Voici la liste des finalistes

Voici donc la liste des nominations dans les sept autres catégories. Le Prix de littérature Gérald-Godin mettra aux prises Frédérick Durand pour son roman Quinze croix pour le lys rouge, Élise Rivard pour le roman jeunesse L’arrivée inopinée de la patate poilue et Louise Lacoursière pour son roman historique Vent du large - Dans l’univers de la Saline.

Du côté des arts visuels, le Prix Stelio-Sole reviendra à l’un ou l’autre des candidats suivants: Mylène Gervais pour Transpercement d’un territoire perméable, Christiane Simoneau, commissaire de l’exposition Pierre Landry, sculpteur - 50 années de création/Hommage à l’Homme et son oeuvre 1939-2018 ou Normand Boisvert pour Normand Boisvert, 50 ans de création.

Au niveau des arts de la scène, c’est le Prix Louis-Philippe-Poisson que se disputeront le Théâtre Expresso pour sa pièce La nuit des oliviers, le Théâtre des Nouveaux Compagnons pour Le pillowman et l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières pour son concert Noël au fil des siècles.

Trois candidats également pour le Prix du patrimoine Benjamin-Sulte, on retrouve le Musée des Ursulines pour son projet de réalité virtuelle 1699-2018: L’histoire d’une vie, le service des archives du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et Musée Pierre-Boucher pour l’exposition Griffés sous influence et Patrimoine Trois-Rivières pour la revue Patrimoine trifluvien, numéro 23 - En route vers la modernité.

D’autres candidatures de haut niveau du côté du Prix des arts médiatiques où on retrouve David Dufresne-Denis et Caroline Roy-Element pour leur court métrage documentaire Le rôle du clown, Mathilde Cinq-Mars et Suzie Bergeron, pour le court métrage d’animation A Dignified Affair et Simon Laganière, pour sa série web documentaire Le grand art populaire.

Le Prix de la relève Godro sera disputé par Laurence B. Lemaire et Renaud De Repentigny pour leur court métrage documentaire La bonne chanson, le collectif LORBACH pour son projet d’installation immersive Doroté et Marie-Christine Turcotte pour l’exposition Toi et moi... seule.

La toute dernière catégorie en lice, celle de l’initiative éducation-culture implique deux nominations: La Fenêtre, Centre d’immersion aux arts pour son exposition Marée cosmique: la mémoire de l’eau et COMSEP pour le projet Ondée de mots.

Dans son allocution de présentation, la directrice générale de Culture Trois-Rivières et chef de la division culture à la Ville de Trois-Rivières Nancy Kukovica a parlé d’une «année fracassante de créativité» pour qualifier 2018 dans le domaine des arts et de la culture à Trois-Rivières. «On a vu l’émergence de nouveaux groupes très intéressants dans la relève mais on a aussi vu s’imposer des organismes qui sont là depuis 30 ou 40 ans. On a constaté une belle diversité mais aussi une remarquable complémentarité entre tous ces gens. Le milieu est vraiment bouillonnant. On sent non seulement un enthousiasme particulier mais on constate que le public suit et même dans des activités qui sont plus pointues ou exigeantes, ce qui nous fait dire qu’on est sur une belle lancée.»

Cette émergence de la relève s’explique notamment par la qualité et la pertinence des infrastructures mises en place, selon elle. «Les artistes et organismes peuvent être bien accompagnés et développer un réseautage intéressant. Un autre élément qui l’explique, c’est le maillage interdisciplinaire qui se fait de façon très naturelle dans notre milieu et ce n’est pas quelque chose qu’on voit partout au Québec.»

Pour ce qui est de la diversité et du foisonnement, une donnée vient peut-être confirmer cet état de fait puisque contrairement à d’autres années, toutes les catégories au programme ont fait l’objet de candidatures et remettront leur Prix qui s’accompagne d’une bourse de 2000 $. «C’est un aspect considérable puisqu’on sait que ça peut être l’apport qui va permettre à des artistes de lancer leur prochain projet. Ça sert souvent de propulseur alors, c’est vraiment important à nos yeux.»