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Google et Facebook dénoncent une taxe «punitive» à Ottawa

Les propositions de modifications fiscales visant à aider les médias canadiens à se battre pour leur part de revenus contre des agrégateurs de contenu en ligne résulteraient en une «taxe punitive contre les annonceurs», ont soutenu des têtes dirigeantes de Google Canada et de Facebook Canada devant un comité des Communes s'attardant au secteur médiatique canadien.
Jason Kee, responsable des politiques publiques et des relations avec le gouvernement chez Google Canada, a dit croire, mardi, devant le comité du Patrimoine, que les propositions fiscales envisagées pour stimuler le secteur étaient archaïques et n'étaient tout simplement pas en phase avec l'ère d'internet. M. Kee a exprimé des craintes quant à la manière dont seraient implantés de tels changements, ajoutant qu'il s'agirait «essentiellement d'une taxe contre les annonceurs canadiens».
Un rapport commandé par le ministère du Patrimoine et dévoilé à la fin du mois dernier appelle Ottawa à envisager une modification des lois fiscales afin de favoriser les éditeurs de contenu canadiens sur le marché publicitaire en ligne et d'utiliser la nouvelle source de revenus pour établir un fonds de journalisme indépendant et subventionné.
Le Forum des politiques publiques, un groupe de réflexion, a recommandé que la publicité sur des sites internet de propriété étrangère ne soit plus déductible en vertu de Loi de l'impôt sur le revenu.
Le rapport, rédigé par l'ancien journaliste Edward Greenspon, a affirmé qu'en élargissant une retenue d'impôt de 10 pour cent sur les publicités hébergées par des médias étrangers en ligne, le gouvernement pourrait créer une nouvelle source de revenus allant jusqu'à 400 millions $ par année.