Thomas Grégoire

FestiVoix: les ventes continuent d’exploser

TROIS-RIVIÈRES — Le succès du FestiVoix ne se dément pas. En conférence de presse mardi matin, la direction de l’événement a annoncé, à 120 jours du début du festival, avoir déjà vendu 50 % des passeports disponibles. À pareille date l’an dernier, une année record quant à la rapidité de vente des précieux sésames, on n’en avait écoulé que 27 %.

Ce succès est d’autant plus convaincant que ces chiffres ont été enregistrés alors que seule la programmation sur la grande scène avait été dévoilée. La nouvelle indique que les amateurs ont tout intérêt à se procurer leur passeport assez rapidement. En 2019, on avait écoulé les 16 500 laissez-passer à la dernière fin de semaine de mai, un mois avant le début du FestiVoix ce qui ne s’était jamais vu par le passé.   

Le directeur général du FestiVoix Thomas Grégoire a indiqué qu’il ne s’attendait pas forcément à un tel engouement. «On est agréablement surpris et très heureux de ces chiffres et en toute franchise, le résultat suit la tendance statistique que nous observons. Au fond de nous, on ne pouvait s’empêcher d’espérer quelque chose comme ça mais on ne tient jamais rien pour acquis. On constate surtout que les gens qui viennent au FestiVoix aiment l’expérience et ont tendance à revenir et ça, c’est le plus important à nos yeux.»   

Mardi, on présentait les artistes qui se produiront sur la scène du monastère des Ursulines de même que sur la scène de la cour de la Vieille prison. Sur le site très achalandé de la première, on retrouvera encore des noms très connus. Le 25 juin, on verra les Sœurs Boulay. Le lendemain, ce sera au tour de Les Louanges d’occuper cette scène dite des voix multiples. Le 27 juin, Pierre Flynn offrira un spectacle dans une formule piano/voix inédite. Le 28, Luc de Larochellière reprendra les chansons de l’album Amère America avec ses musiciens de l’époque. À la suite de la pause désormais traditionnelle de deux jours, on reprendra les activités le mercredi 1er juillet avec le spectacle que Marie-Denise Pelletier consacre à Claude Léveillée. Émile Proulx-Cloutier sera là le 2 juillet alors qu’on instaurera la formule d’un programme double tout mauricien le 3 juillet: Cindy Bédard en début de soirée, suivie de Nathalie Simard. Le 4 juillet, on célébrera l’anniversaire de la ville avec une Trifluvienne de coeur: Ingrid Saint-Pierre. Finalement, le dimanche 5 juillet, on clôturera les activités sur cette scène avec un spectacle concept mettant en vedette des gagnants de Cégep en spectacle et Secondaire en spectacle avec Patrice Michaud, lui-même accompagné par quelques amis. 

Du côté de la cour de la Vieille prison, on ouvrira le bal avec entrain le 25 juin grâce à They Call Me Rico. Le lendemain, un grand nom dans une formule très intimiste: Vincent Vallières qui reprendra des succès comme les toutes nouvelles chansons de son prochain album. Le 27 juin, place à Salut Bob gorgée!, un groupe hommage à Bob Bissonnette. Le 28, au tour de James Forest alors que le 1er juillet, on présentera le duo Saratoga. Le lendemain, on accueillera Randy Coleman venu directement de sa Californie alors qu’on cédera la place à Antoine Corriveau le vendredi 3 juillet, et à Catherine Durand, le 4. Finalement, c’est un duo trifluvien qui mettra fin aux activités sur cette scène acoustique: Toi, moi et la guit.

Si la programmation fait preuve de son habituelle diversité, on remarque l’innovation du programme double pour la scène du monastère des Ursulines. 

«Le premier spectacle aura lieu à 19 h pour une durée entre 60 et
75 minutes et le second va commencer quinze ou vingt minutes plus tard , de préciser Thomas Grégoire. Contrairement à la scène principale, il n’est pas ici question de première partie mais de deux spectacles différents et d’égale importance. On avait envie d’essayer ça parce qu’on sait que le public de cette scène l’aime énormément alors, on pense que les gens pourraient vouloir y demeurer plus longtemps.»

«On tente l’expérience avec Cindy Bédard et Nathalie Simard, des artistes qui rejoignent un vaste pan du public, ce qui va nous permettre de mesurer la réaction des gens à cette nouveauté. Plutôt que de créer une nouvelle scène, on a cherché une proposition alternative. Quand, sur un certain site, des festivaliers manquent de place ça peut être intéressant de savoir qu’il y a d’autres spectacles simultanément. Si ça fonctionne, l’idée serait de le faire plus souvent à l’avenir. Nos scènes sont situées dans les lieux extraordinaires: pourquoi les gens ne pourraient-ils pas en profiter plus longtemps lors de chaque visite?»