La BIECTR a dévoilé un bilan positif pour sa 11e édition qui s’est conclu le 8 septembre. Sur la photo, on reconnaît Jean-Bernard Charette, président du conseil d’administration, Élisabeth Mathieu, directrice générale et artistique de la BIECTR et François Morelli, président d’honneur de la 11e édition.

Des visiteurs fidèles à la Biennale d'estampe

TROIS-RIVIÈRES — C’est sur une note joyeuse que la Biennale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières a conclu sa 11e édition qui a offert une vitrine privilégiée à 53 artistes provenant de 21 pays. Durant douze semaines, les visiteurs ont pu avoir accès aux œuvres mais également aux artistes par une dizaine de miniconférences.

Cette année, aux quatre lieux de diffusion investis par l’organisation, s’ajoutaient l’Espace 11e BIECTR et le Musée d’art de Joliette. En tout, ce sont 14 210 entrées qui ont été enregistrées à ces endroits. C’est particulièrement du côté du Circuit d’expositions et d’activités parallèles que le succès a été marquant selon la directrice générale et artistique, Élisabeth Mathieu, alors que 70 000 visiteurs ont été comptabilisés dans les offres faites avec de nombreux partenaires de Trois-Rivières, Champlain, Nicolet et Victoriaville. Ainsi, il est difficile de comparer cette édition aux précédentes mais avec 84 000 personnes rejointes dans le cadre de cette édition, l’organisation se disait satisfaite. Mme Mathieu mentionnait que ce nombre était similaire à ceux des années passées et qu’il met en relief une donnée beaucoup plus importante, celle des visiteurs qui reviennent. «Dans notre exercice, la progression c’est une chose, mais la fidélité des visiteurs, c’est ça qui est important. On le sait qu’ils vont revenir dans deux ans. Notre clientèle est composée de fidèles que j’ai la chance de rencontrer dans différents lieux d’exposition et ils sont capables de comparer avec les éditions précédentes.»

De plus, la BIECTR est une porte d’entrée pour les touristes, autant les artistes mis en lumière lors de l’événement, que les visiteurs qui se font un devoir d’assister à la BIECTR et d’étirer leur séjour en profitant des différentes offres touristiques. «C’est 60 % des visiteurs qui viennent de l’extérieur. Les gens se déplacent, ils viennent coucher ici parce que, faire toutes les expositions en une seule journée, c’est intense», explique Mme Mathieu qui mentionne jouer aussi un rôle d’ambassadeur touristique. «Il y a un effet intéressant puisque les gens planifient une fin de semaine ou deux jours. On est convaincu qu’on ajoute au moteur économique régional mais aussi à la grandeur du Québec, parce que les artistes étrangers se déplacent pour visiter le Lac-Saint-Jean, la Gaspésie... Ils font une tournée, ils en profitent. Le point de départ de leur venue au Québec, c’est la participation à la Biennale mais par la suite, ils continuent leur voyage et, nous, on leur conseille quoi aller voir.»

En plus de ces fidèles visiteurs qui connaissent l’événement, l’organisation de la BIECTR souhaite continuer à offrir le plus longtemps possible la gratuité de toutes ses activités. «Quand c’est gratuit, on n’a qu’à mettre un pied dans la galerie et tout s’emboîte. On demande aux gens de se laisser aller et de se laisser émouvoir par les propositions des artistes.» Cette volonté est au nombre des moyens utilisés pour attirer de nouveaux publics.

«Présentement, on doit renouveler notre auditoire en allant chercher des plus jeunes qui s’intéressaient à l’art mais qui ne sont pas encore devenus des spécialistes», expose Mme Mathieu qui mentionne que le fait que la BIECTR se termine après le retour en classe a permis de recevoir des groupes du CÉGEP et de l’UQTR. «Ce sont les artistes de demain. Il faut les initier à la présentation de leur dossier et leur montrer comment on les traite et comment on les met en valeur quand c’est le temps d’exposer leurs œuvres.»

Remise de prix

Durant la conférence de presse, deux prix ont été remis à des artistes de la 11e édition. Le prix Société Immobilière Duguay a été remis, pour une deuxième année consécutive, à Sohee Kim de Corée du Sud qui a recueilli le plus grand nombre de votes du public. L’artiste met aussi la main sur une bourse de 1000 $. L’Atelier-Galerie A. Piroir a également offert une résidence de création et la présentation d’une exposition en 2020 à l’artiste belge Amalia de Lorenzi. Son passage à Montréal est prévu pour août 2020.