Victor Lanoux au festival du film fantastique de Gerardmer en février 1994.

Décès de l'acteur Victor Lanoux

L'acteur Victor Lanoux, célèbre pour son rôle dans le film Un éléphant ça trompe énormément et son personnage dans Louis la brocante à la télévision, est décédé jeudi.
«Sa famille et ses proches sont au regret de vous faire part du décès de Victor Lanoux, comédien et scénariste, à l'âge de 80 ans, cette nuit à 00h30 à l'Hôpital de Royan», dans l'ouest de la France, a annoncé son agent dans un communiqué transmis à l'AFP.
Souffrant de problèmes cardiovasculaires, Victor Lanoux avait été opéré plusieurs fois du coeur. Ses obsèques seront célébrées à Royan dans l'intimité.
L'acteur à la célèbre moustache avait joué notamment le séducteur impénitent, Bouly, dans le diptyque culte d'Yves Robert Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977), aux côtés de Jean Rochefort, Claude Brasseur et Guy Bedos en copains quadragénaires à la vie amoureuse agitée.
Sa carrière a été marquée par plus de 40 rôles au cinéma, une vingtaine au théâtre, plus de 25 téléfilms et une quinzaine de séries.
Le président François Hollande a salué dans un communiqué «la mémoire d'un grand artiste» et d'un «acteur aimé des Français». Pour la ministre de la Culture Audrey Azoulay, «Victor Lanoux incarnait cette vitalité de la France d'après-guerre et cette magie du cinéma, qui permet à un ouvrier de chez Simca de devenir en quelques années l'un des acteurs préférés des Français».
Né le 18 juin 1936 à Paris, Victor Lanoux, de son vrai nom Victor Robert Nataf, commence comme machiniste de cinéma, notamment sur Notre Dame de Paris de Jean Delannoy, après un passage chez le constructeur automobile Simca comme ouvrier vernisseur. Il se tourne ensuite vers le métier d'acteur qu'il apprend par correspondance.
À la télévision, son rôle de brocanteur détective en herbe au grand coeur dans Louis La Brocante, diffusé pendant plus de quinze ans (de 1998 à 2014) sur France 3, lui avait permis de toucher un large public.
«Depuis mes débuts, mon credo est le même: gagner ma vie dans le métier que j'aime. Théâtre, cinéma ou télévision, peu importe, mais réunir 7 ou 8 millions de personnes plusieurs fois par an, c'est succulent», déclarait-il à l'AFP en 2006.