La troupe du Studio District 5 de Trois-Rivières a fièrement représenté le pays lors des championnats du monde de danse hip-hop à Phoenix la semaine dernière. La troupe est composée, de gauche à droite, de Lory Villiard, Alicia Gagné, Kyana Lygitsakos, Maude Tessier et Florence Gagnon Rock.

Déception et apprentissage pour la troupe District V

La grande aventure de la troupe District 5 aux championnats mondiaux de danse hip-hop qui se déroulaient à Phoenix la semaine dernière aura eu un goût doux amer pour les cinq danseuses du studio District 5 et leur entraîneur Vincent Desjardins. Dans le cadre d'une compétition extrêmement relevée, les Trifluviennes ont échoué à atteindre les demi-finales.
Malgré cette élimination après leur première prestation, Vincent Desjardins se montrait heureux de l'expérience acquise lors de cette compétition qui réunissait environ 70 équipes représentant pas moins de 49 pays dans la seule catégorie adulte. «Nous étions classés dans la catégorie adulte, la plus forte, même si seulement deux de nos cinq filles sont âgées de plus de dix-huit ans. Les filles ont offert une super belle performance mais ça n'a pas été suffisant pour atteindre la demi-finale, malheureusement.»
«Je dirais qu'au niveau technique, elles ont été absolument impeccables mais c'est au niveau de l'interprétation qu'elles n'ont peut-être pas été en mesure d'élever leur niveau suffisamment. L'aspect grandiose de la compétition et le stress ont pu peut-être jouer un peu et se manifester dans de minuscules détails qui peuvent faire la différence à ce niveau. J'avais beau savoir à quoi m'en tenir pour m'être suffisamment promené dans le monde de la danse, j'ai quand même été surpris par l'intensité de la compétition.»
«Les filles peuvent être fières de ce quelles ont accompli mais c'est sûr qu'on aurait voulu se rendre en demi-finale. En allant là-bas, il n'était pas question de se contenter d'une participation: on visait les sommets, d'où une certaine déception, évidemment.»
Après l'élimination, l'équipe trifluvienne a choisi de faire le vide et même si le groupe a assisté aux finales, Vincent Desjardins n'a même pas consulté les résultats officiels finaux pour savoir à quel rang sa troupe a terminé. «En fait, je pense que ce qui fait le plus mal, c'est de penser à tout le travail accompli au cours de l'été, les répétitions quotidiennes, parfois malgré les blessures. Ça a payé dans la mesure où elles ont été meilleures que lors des championnats canadiens au niveau technique mais à ce niveau de compétition, ça n'a pas été suffisant.»
Il estime par ailleurs que le choix du numéro basé sur la musique de Michael Jackson demeure judicieux. «On savait dès le départ que ce genre de numéro, ça passe ou ça casse parce que ce sont de grosses chaussures à combler. Les filles l'ont bien rendu et ce n'est pas la nature du numéro qui est en cause. Même moi comme entraîneur, j'ai pu noter de nouveaux éléments à ajouter à mon approche pour le futur.» 
Revenu au Québec tard lundi soir, l'entraîneur est aujourd'hui convaincu que la déception vécue va rapidement se transformer en motivation pour reprendre le collier en fonction de la prochaine année. «C'est toute une expérience que nous venons de vivre et on en garde beaucoup de positif. On a pu constater qu'à ce niveau de compétition, c'est un tout autre monde. Nous voulons y retourner l'an prochain mais il va d'abord falloir se distinguer encore en terminant dans les trois premiers au niveau canadien. Ce sera notre premier objectif.»
Preuve que la motivation n'a pas été affectée pour la prochaine saison, dès aujourd'hui, la troupe part s'entraîner à New York.