Le cinéma sera à l’honneur du 8 au 15 novembre avec la présentation de la deuxième édition du TR-IFF, festival international de films à Trois-Rivières. De gauche à droite, on retrouve Amina Chaffaï, présidente de l’événement, Jacques Foisy, du cinéma Le Tapis rouge qui accueille une portion de l’événement et Gilles Leblanc vice-président et responsable de la programmation.

De quoi rassasier les cinéphiles

TROIS-RIVIÈRES — La deuxième édition du festival de films internationaux de Trois-Rivières, le TR-IFF, se fera sous le signe de l’expansion du 8 au 15 novembre prochains.

On allonge la durée du festival par rapport à l’an dernier pour le faire passer de quatre à huit jours et on augmente le nombre de films à l’affiche pour le faire passer à 44 films différents au sein d’une programmation regroupant 52 événements avec des films d’ici, des films internationaux, des documentaires, des primeurs, des hommages et aussi des films pour enfants.

Cette année, le festival sera présenté en deux lieux: la salle Léo-Cloutier du Séminaire de Trois-Rivières et, nouveau partenaire en 2018, le cinéma Le Tapis rouge qui y consacrera sa plus grande salle.

L’événement d’ouverture aura lieu à 19 h 30 le 8 novembre à la salle Léo-Cloutier pour la présentation de la comédie dramatique française Le Grand bain en primeur québécoise. S’étalera dès lors une programmation variée qu’on doit principalement à Gilles Leblanc, vice-président du conseil d’administration de l’événement qui a travaillé en collaboration étroite avec le Montréalais Roland Smith.

Les points de mire ne manquent pas. On peut notamment mentionner, au chapitre des films québécois, Chien de garde, représentant canadien 2018 pour l’Oscar du meilleur film étranger, Génèse, couronné de plusieurs prix internationaux ou encore À tous ceux qui ne me lisent pas, une œuvre librement inspirée de la vie et de l’œuvre du poète trifluvien Yves Boisvert qui sera présentée en clôture de l’événement en présence d’une partie de l’équipe du film.

Les programmateurs ont aussi voulu mettre en exergue le 100e anniversaire de l’Armistice en rendant hommage aux vétérans des guerres passées. La Légion royale canadienne sera invitée d’honneur lors de la présentation de films symboliques comme Joyeux Noël (10 novembre 14 h 30) ou Les gardiennes (11 novembre 14 h 30) qui raconte le quotidien des femmes restées à la maison quand leur mari prenait le chemin du front au cours du Premier conflit mondial.

On doit aussi aux programmateurs quelques clins d’œil en forme de combinaisons intéressantes. Pour compléter la présentation du documentaire Curtiz (14 novembre 18 h 30) consacré au travail du réalisateur de Casablanca, on présentera son grand classique le 13 novembre à 16 h. Pour accompagner Notre été avec André, documentaire sur le metteur en scène André Brassard (11 novembre, 19 h 30) on le précédera de François Durocher, waitress. Le grand réalisateur allemand Wim Wenders sera présent par l’intermédiaire du son documentaire Le pape François - Un homme de parole les 10 et 11 novembre à 13 h 30 mais également avec la présentation de Alice dans les villes (14 novembre 21 h) qu’il a réalisé en 1974. Deux films de Denys Arcand ont également été retenus: Le confort et l’indifférence (14 novembre, 13 h 30) et Jésus de Montréal (15 novembre, 13 h).

Certains grands classiques s’inscriront au programme: Les fraises sauvages d’Ingmar Bergman (9 novembre 17 h) qui viendra souligner le 100e anniversaire de naissance du cinéaste suédois en 2018, Une femmes sous influence de John Cassavetes (15 novembre, 19 h 30) ou Les demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy (10 novembre, 17 h) sont aussi proposés.

Au chapitre des invités, l’événement accueillera les cinéastes Serge Giguère et Claude Fournier, la productrice Marie-Josée Raymond ainsi que Marco de Blois de la Cinémathèque québécoise.

On pourrait décortiquer le menu de bien des façons mais le plus simple serait pour chacun de consulter cette programmation directement sur le site du TR-IFF au www.tr-iff.ca. «L’intérêt d’un festival de ce type, explique Gilles Leblanc, c’est la possibilité de voir beaucoup de films en peu de temps et je pense qu’on a une programmation très riche qui va forcer les gens à faire des choix. Ils vont baigner dans le cinéma pendant huit jours comme pour les grands événements du genre.»

Le retour de ce festival qui est garanti pour les trois prochaines années grâce aux ententes signées avec les partenaires en fait désormais un fleuron de l’offre culturelle trifluvienne à un moment creux de l’année. «Nous ne prenons aucun risque financier parce que notre budget est équilibré grâce à la participation de nombreux partenaires, disait la présidente de TR-IFF Amina Chaffai vendredi. On veut être rassembleur en offrant des films qui vont plaire au plus large public possible. On tenait à avoir des nouveautés mais aussi à faire connaître des films internationaux dans leur version originale, des classiques, un peu de science-fiction, des films pour la famille, etc. En consultant des experts du domaine, on en est arrivés à la conclusion qu’il était préférable d’allonger la durée de l’événement, de présenter plusieurs fois les films les plus importants et sachant que dans notre clientèle privilégiée, on retrouve plusieurs personnes retraitées, on sait que présenter des films en semaine ne causera pas de problèmes pour eux.»

«À mes yeux, un événement comme celui-là demeure essentiel malgré la concurrence de la télévision et des diffuseurs numériques parce que rien ne vaut l’expérience de voir un film en salle dans les meilleures conditions de visionnement. De plus, nous avons accès à des films qu’on ne retrouve pas forcément sur les plate-formes numériques.»

«On n’a pas la prétention d’atteindre la notoriété qu’ont les gros festivals de Montréal mais on pense qu’il y a une demande pour ça ici et ça vient enrichir le monde de la culture à Trois-Rivières. On n’a pas d’objectifs en termes d’affluence, on souhaite simplement avoir de bonnes assistances en présentant une programmation de grande qualité.»

Les billets pour chaque séance se vendront au coût de 9 $ sauf pour la soirée d’ouverture, le coût sera de 10 $.

On peut d’ores et déjà se procurer des billets pour des films spécifiques ou se procurer des cartes pour six films au coût de 40 $ au Tapis rouge, au local de Ciné-Campus au STR, au Café Bucafin de même qu’au Café Morgane situé au coin des rue Royale et des Forges. Les matinées familiales seront offertes au coût de 5 $ par représentation, le même tarif établi pour les étudiants pour tous les films.