Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet a annoncé vendredi une aide globale de 2 608 953 $ à trois musées trifluviens dont le Musée des Ursulines que dirige Josée Grandmont qu’on voit à l’arrière-plan.

De l’aide pour trois musées

TROIS-RIVIERES — C’est avec un plaisir non dissimulé que le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, ministre responsable de la région de la Mauricie et député de Trois-Rivières Jean Boulet a annoncé vendredi, au nom de la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy, l’attribution d’une aide financière globale de 2 608 953 $ à Boréalis, au Musée des Ursulines et au Musée POP pour la période 2019-2022.

Il s’agit d’une aide financière octroyée dans le cadre du programme d’Aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM) qui vient appuyer les organismes dans l’accomplissement de leur mission et la réalisation de leur plan d’action, notamment pour la mise en valeur de leurs collections et thématiques, la diversification de leur programme d’activités éducatives et culturelles et le développement de leur offre aux visiteurs.

Boréalis et le Musée POP recevaient déjà de l’aide dans le cadre du PAFIM dans le passé mais pour le Musée des Ursulines, nouvellement agréé en mai dernier, c’est une première.

«Le montant que j’annonce est une bonification par rapport aux années antérieures, a indiqué le ministre, et personnellement, je vois ça comme un investissement dans la transmission des connaissances, dans la conservation et la mise en valeur de notre patrimoine ainsi que la qualité de vie au sein de nos collectivités. Par leur action, ces musées font découvrir aux Trifluviens leur histoire qui s’inscrit dans le développement de notre collectivité et je les remercie de le faire avec tant de passion et de compétence. Ils contribuent à dynamiser l’offre touristique et l’économie de notre milieu, ils renforcent notre fierté collective et notre sentiment d’appartenance. Ils jouent aussi un rôle prépondérant dans la qualité de vie des gens qui viennent s’établir ici, notamment parce qu’ils contribuent à accroître notre rétention. Ils sont des acteurs clés de notre culture et de son rayonnement ainsi que des gardiens de notre mémoire et de notre identité.»

Pour Josée Grandmont, directrice du Musée des Ursulines, l’annonce vient concrétiser l’entrée dans le programme d’aide qui permettra d’accentuer le travail de développement. «On en faisait déjà mais là, on a un élan pour en faire davantage. Des idées, on en a! L’aide va nous permettre de voir plus loin. Le premier aspect sera de stabiliser les ressources humaines et on va se pencher sur l’animation du chœur et de l’avant-chœur de la chapelle qu’on ne mettait pas en valeur dans le passé.»

À Boréalis, la directrice Valérie Bourgeois estime que l’aide du ministère va venir solidifier toutes les fonctions muséales: collection, éducation, ressources humaines et ça va aider à présenter de nouveaux projets. «C’est notre deuxième cycle de PAFIM et nous avons droit à une légère augmentation du montant qui va venir combler les augmentations normales de nos coûts. Ça va faciliter la planification grâce à une aide constante pour les trois prochaines années. On va fêter notre 10e anniversaire l’an prochain, on veut renouveler l’expérience de même que se positionner pour demeurer à l’avant-garde et pertinent.»

Même réaction positive du côté du Musée POP où la directrice Valérie Therrien va voir se terminer la diminution constante de l’aide financière au cours des trois dernières années. «Il faut bien comprendre que nous avons subi des coupes très importantes et progressives depuis 2016. L’aide annoncée aujourd’hui nous garantit que nous allons obtenir, pour les trois prochaines années, le même montant au programme d’aide au fonctionnement que ce que nous avons reçu au cours de la dernière année. C’est une bonne nouvelle notamment parce que nous pouvons compter sur un montant stable qui va nous permettre de planifier plus facilement pour les trois années à venir.»

«Par contre, ça reste une aide nettement moindre que ce à quoi nous avions droit en 2016 avant l’importante coupure. Ça nous force à être créatifs pour favoriser les partenariats, trouver de l’aide privée, etc. Par ailleurs, nous avons reçu l’agrément du ministère au printemps alors, ça nous donne un sceau de qualité et de crédibilité. On est donc extrêmement contents de recevoir de l’aide au fonctionnement mais il nous appartient d’aller chercher le manque à gagner pour avoir notre fonctionnement idéal.»