Le duo Lavabo est formé de Pascal «Per» Veillette, à gauche et de Jeannot Bournival. Ils seront en spectacle le vendredi 14 décembre dans le cadre de la Féérie de Noël de Saint-Élie-de-Caxton.

De la musique et du propos

TROIS-RIVIÈRES — La Féérie de Noël de Saint-Élie ne pourra compter sur la voix de Fred Pellerin mais n’en sera pas moins marquée par le talent local dans les spectacles au programme. Le vendredi 14 décembre, c’est le duo Lavabo qui sera en vedette alors que les Tireux d’Roches y seront le 22 décembre, le groupe Les Tri-Tons le 27 et que le 29, la population pourra danser au son des calleurs et musiciens pour la veillée dansante.

Tous ces spectacles seront présentés au Garage de la culture dès 20 h sauf pour les Tri-Tons qui se produiront de 17 h à 19 h. Pour ce qui est de Lavabo, composé de Jeannot Bournival et Pascal «Per» Veillette, le public aura véritablement droit à une rencontre du troisième type avec une formation musicale quelque peu déjantée qui saura le dérider tout en lui offrant un contenu musical original et de haut niveau.

Le duo a lancé un tout premier album à la fin du printemps 2018, histoire d’avoir du matériel à présenter aux diffuseurs de la province qui seraient susceptibles de les engager. Or, la récolte pour l’été prochain s’annonce intéressante avec des spectacles programmés dans le cadre d’une tournée dans l’Est-du-Québec.

Lavabo est d’abord un groupe à saveur humoristique composé de deux personnages musiciens de leur état mais plombiers par vocation profonde. Les deux zigotos témoignent de leur vision de l’existence avec leurs chansons sur un mode pas très sérieux. Pourtant, assure Jeannot Bournival, ils peuvent aussi susciter une certaine réflexion. «Nous avons toutes les chansons d’un deuxième album présentement et dans celles-ci, on perçoit davantage un fond plus réfléchi. Bien sûr, on joue les caves sur scène mais plus ça va et plus notre contenu a du sens. On a, par exemple, une chanson dans le spectacle qui s’intitule Hashtag BBQ qui réfère à la Tag BBQ de notre enfance mais qui parle aussi, quand on s’arrête au texte, sur le danger des jeux de pouvoir. Avec La petite potelée du Sex-Shop, on aborde la question de l’image et ça traite de solitude. Les chansons n’ont pas nécessairement de dents mais elles ont ce qu’il faut pour susciter la réflexion. On ne porte pas de jugements, mais on a quand même envie d’avoir un peu de contenu.»

Le spectacle du 14 décembre sera la première présentation officielle du spectacle sur lequel ils ont planché dernièrement et qu’ils comptent promener au Québec au cours des prochains mois. Ils présenteront une vingtaine de leurs pièces, chansons comme instrumentales, en plus de courts sketches qui leur permettent d’asseoir leurs personnages d’imbéciles heureux. «On a même une toute nouvelle chanson de Noël, Visa pour le Pôle Nord, qu’on va présenter au Garage de la Culture. On a offert le spectacle dans une maison privée la semaine dernière pour assurer le rodage et ça fonctionne très bien. On n’a aucune prétention comme comédiens parce qu’on joue à être mauvais, mais on a du fun.»

Deux musiciens de leur niveau ne peuvent guère jouer à être mauvais et ils avouent se donner tout un défi avec ce nouveau répertoire. «Je suis convaincu que nous sommes tous les deux devenus de meilleurs musiciens avec Lavabo parce que derrière le côté bouffon, la musique est intéressante et exigeante pour chacun de nous. On se fait plaisir musicalement et le public embarque.»