Des élèves ont participé à un atelier animé par l’auteur, poète, slameur et chroniqueur David Goudreault, pour le lancement de Rêver pour créer, à Montréal.
Des élèves ont participé à un atelier animé par l’auteur, poète, slameur et chroniqueur David Goudreault, pour le lancement de Rêver pour créer, à Montréal.

David Goudreault invite les jeunes à penser le Québec de demain

TROIS-RIVIÈRES — Imaginer le Québec de demain, un rêve à la fois: c’est ce que demandent l’Institut du Nouveau Monde (INM) et la Fondation Lucie et André Chagnon aux jeunes de la province avec le projet Rêver pour créer. Au cours des prochains mois, ces partenaires espèrent recueillir 5000 rêves, des idées visant à améliorer la vie en société. Loin d’une séance de pelletage de nuages, l’INM et la Fondation comptent bien amener ces idées devant les décideurs, afin de leur permettre de contribuer à développer l’avenir du Québec.

Pour interpeller et aller à la rencontre de ces jeunes, dans chaque région du Québec, c’est l’auteur, poète, slameur et chroniqueur David Goudreault qui a été choisi. «C’est ouvert à tous, mais on veut mettre un accent particulier sur les enfants et les jeunes familles. On veut que dans 20 ans, ce soit un Québec vivant et intéressant pour les jeunes d’aujourd’hui. Puisque je suis en tournée avec mon spectacle d’humour et de poésie, je vais en profiter pour me rendre dans des écoles. On va s’assurer d’avoir une grande représentativité des jeunes et des familles, parce qu’on les entend peu dans l’espace public. On veut les représenter, qu’ils soient présents dans ces rêves-là», résume le Trifluvien d’origine et porte-parole de Rêver pour créer.

Les enseignants et les parents peuvent aller sur le site reverpourcreer.ca pour obtenir une trousse d’animation pour les guider dans le processus, qui se veut relativement simple. Il est également possible d’écrire son rêve directement sur le site internet, ou d’y déposer un dessin ou une vidéo. D’ici quelques mois, ces rêves seront compilés et regroupés par l’INM. Ils se retrouveront ensuite dans l’espace public, sous la forme d’œuvres d’art mises en valeur par des organismes communautaires et Bibliothèque et archives nationales. Ces aspirations des jeunes Québécois seront finalement présentées à la classe politique québécoise.

Les rêves que veulent recueillir l’INM et la Fondation Lucie et André Chagnon peuvent être très précis, mais aussi plus larges.

«Ce que je veux et ce pour quoi je vais travailler fort, c’est qu’il y ait une véritable prise de contact avec les pouvoirs décisionnels, précise David Gaudreault. Je veux rencontrer la classe politique et un peu leur forcer la main en leur disant: vous représentez la société et on est allé prendre le pouls, comment est-ce que vous vous positionnez?»

«Tous les moyens sont bons, on va voir quelle sera la stratégie. L’INM s’est engagé à ce que ça se rende aux hautes sphères. Et le premier ministre a publié à deux reprises des éloges de mes romans, c’est donc un fan de mon écriture. Je vais peut-être lui écrire personnellement», lance-t-il.

Sortir du court terme

David Goudreault n’aura pas été difficile à convaincre de participer à ce vaste chantier, de son propre aveu.

«Le travailleur social en moi est allumé par ce projet-là, un projet d’envergure pour enfin sortir de l’électoralisme et du court terme pour se projeter dans le futur et améliorer les conditions de vie du plus grand nombre. J’ai aussi été convaincu comme père de deux enfants, de trois et cinq ans, de voir qu’un projet s’adresse à la jeunesse et qu’il tient compte de la petite enfance. C’est rare», estime-t-il.

Outre la tournée de son spectacle solo, David Goudreault compte profiter de sa présence au Salon du livre de Trois-Rivières, du 26 au 29 mars prochain, pour parler de Rêver pour créer. «Il y aura quelque chose d’organisé», promet celui qui a été choisi à titre de président d’honneur de l’événement.