Myriam Allard a livré une magnifique performance lors du Dansexpérience qui était présenté pour la première fois en après-midi à des élèves.

Dansexpérience: avant que la visite débarque

TROIS-RIVIÈRES — Avant que la fête ne commence et que les lieux soient envahis par des centaines de visiteurs d’ici et d’ailleurs, les organisateurs du Festival international Danse Encore ont ouvert les portes des différents lieux de diffusion au public de la région. Dansexpérience est une visite chaleureuse, des spectacles uniques et des rencontres intimes avec les danseurs et chorégraphes professionnels qui convergent à Trois-Rivières pour le week-end. Avant le 5 à 7 des adultes, on offrait l’expérience aux élèves de 4e année de l’école primaire d’éducation internationale de Trois-Rivières et du secteur Cap-de-la-Madeleine. Une première durant laquelle les yeux étaient aussi grands que les sourires.

La centaine d’élèves s’est d’abord présentée à la salle Louis-Philippe-Poisson pour une rencontre avec les Italiens Kristian Cellini et Francesca Malacarne. Le premier est un chorégraphe renommé qui a notamment travaillé avec Andrea Bocelli et la seconde est une danseuse de ballet qui se consacre maintenant à l’enseignement. Valsant entre l’anglais et l’italien, ils ont parlé aux enfants de l’importance de se consacrer à sa passion et d’y mettre tout son cœur.

La première performance a donné le ton à ce qui allait suivre. Le danseur Casey Herd, un des meilleurs danseurs de ballet de la planète, a offert un extrait du dernier spectacle préparé par Kristian Cellini dans un style jazz contemporain. Durant cette prestation, il était limpide que les enfants étaient prêts à recevoir tout ce qu’on allait leur présenter. Ils ont écouté avec attention la performance et clamé leur appréciation avec une sincérité et une spontanéité dont eux seuls ont le secret.

Par les coulisses de la salle Anaïs-Allard-Rousseau, les enfants sont passés par la scène pour se retrouver assis devant Myriam Allard, une danseuse de Flamenco cofondatrice de la compagnie La Otra Orilla qui propose un flamenco contemporain. Difficile de dire si c’est le côté ludique de la performance ou le style exotique et accrocheur de l’artiste, habituée du FIDE, qui a émerveillé les petits spectateurs.

Une petite collation attendait les visiteurs dans le foyer de la salle J.-A.-Thompson où ils ont fait le plein de sucre avant de se régaler de la performance de Molodi, un groupe qui fait de la danse percussive. Les enfants ne se sont pas fait prier pour participer à la performance en créant des rythmes avec les artistes qui présentent le spectacle Stomp à Las Vegas.

Sur la scène de la salle J.-A.-Thompson, ils ont pu entendre la très grande Dana Foglia parler de son processus créatif et de son amour viscéral pour la danse. Elle leur a aussi mentionné qu’elle se garde bien de visionner des vidéos de danse sur YouTube et qu’elle préfère de loin aller voir les artistes dans les salles de spectacle. Elle leur a expliqué que c’est sa façon de protéger son authenticité. Pas étonnant que son style soit si unique. Elle a invité les jeunes à regarder le corps des danseurs en leur soulignant que c’est ce que la musique lui a inspiré.

Cet extrait que présentaient les danseurs n’avait pas de nom. Fabiola Toupin, qui a d’ailleurs animé avec doigté cette activité, a proposé aux jeunes de trouver un titre à la performance qu’ils allaient voir. Ils ont relevé le défi avec beaucoup d’originalité. Early Box, Night Vision et Dance of the shadows sont les trois propositions qui ont été offertes à la chorégraphe qui en était ravie.

Si l’après-midi s’était arrêtée là, ç’aurait été un immense succès. Mais il y avait plus.

Dans une salle Thompson calme, le groupe AAINJAA a fait une entrée fracassante. Il fallait voir les visages des jeunes, complètement soufflés par cette performance de puissance 5. Les élèves étaient vissés sur leurs sièges au point où au moment d’applaudir ils étaient paralysés par l’étonnement. Qui aurait cru que l’énergie des enfants aurait pu être aussi radicalement neutralisée? En somme, les organisateurs, autant que les jeunes participants, ont été ravis de cette première qui fera assurément des petits... pour les plus petits.

Un week-end qui promet
Les privilégiés qui ont participé au 5 à 7 ont eu un aperçu des performances magistrales qui seront présentées tout le week-end sur la rue des Forges et en salle. Si la performance, gratuite, d’AAINJAA est à ne pas manquer vendredi et samedi à 19 h 15 et samedi et dimanche à 15 h 15, elle peut également servir de prétexte pour faire d’intéressantes découvertes dans les différents lieux situés sur l’artère principale centre-ville. Les galas du vendredi et samedi seront encore une fois des incontournables pour le public qui désire vivre à fond le festival.