La directrice générale et artistique Claire Mayer a présenté les grandes lignes de la programmation de la 23e édition du Festival international de Dansencore en matinée, jeudi. L'événement aura lieu du 8 au 11 juin prochain.

Dansencore: un concentré de qualité

C'est à un événement de haut niveau, festif et convivial que la directrice générale et artistique du Festival International de Dansencore convie le public du 8 au 11 juin prochain.
La programmation de cette 23e édition est marquée par la présence de moins de compagnies, mais par une forte proportion de vedettes. Pour en faire foi, signalons la présence de Louise Lecavalier, Stacey Tookey, ProArteDanza, Step Afrika! Anthony Morigerato ou Quest Crew, pour ne nommer que ceux-là.
Dans l'ensemble, on compte quelque 150 invités professionnels en provenance de cinq pays: la Colombie, l'Espagne, le Japon en plus des États-Unis et du Canada. 
Vingt-deux éditions ont établi des bases inébranlables, mais ça n'exclut pas la nouveauté. Ainsi, l'édition 2017 en compte une qui ne passera pas inaperçue même si elle ne concerne que l'aménagement du site.
La grande scène, sise sur la rue Badeaux depuis plusieurs années, sera déplacée sur la rue des Forges. Elle sera située devant la salle Thompson et orientée vers le fleuve. C'est donc dire que les foules se déploieront le long de la rue, permettant à la clientèle des terrasses de profiter du spectacle.
Claire Mayer parle cependant d'un essai pour cette année. «Ça refoulait sur la rue Badeaux. Nous sommes les premiers à expérimenter cette configuration pendant l'été; j'ai l'impression que ça va être encore plus festif qu'avant. En plus, ça s'intègre mieux à nos activités qui seront plus concentrées géographiquement.»
Autre nouveauté: on ajoute une classe de compétition pour les enfants. Également, la soirée d'ouverture VIP, toujours sous la forme d'un 5 à 7 expérience adoptera une forme plus élaborée en 2017. C'est à un circuit que les détenteurs de billets seront conviés alors qu'ils se déplaceront de la salle Louis-Philippe-Poisson au foyer de la salle Thompson puis sur sa scène pour assister à des performances, rencontrer des participants au Festival et même assister à une entrevue offerte par Louise Lecavalier. Le tout, en sirotant un verre de vin et en mangeant quelques bouchées. 
Dans une volonté de sortir la danse contemporaine du créneau élitiste auquel trop de gens l'associent encore, quelque 80 personnes pourront y assister gratuitement par la voie d'un tirage organisé par Rouge FM.
«On veut se rapprocher encore davantage du grand public, clame la directrice générale. On sait à quel point c'est extraordinaire de côtoyer les danseurs au plus près dans le cadre de cet événement et je veux aller chercher des néophytes pour qu'ils vivent cette expérience unique et tellement impressionnante d'un contact intime avec les artistes. Ça fait partie de notre mission de développement.»
On revient comme chaque année avec deux spectacles contemporains à la Maison de la culture, cette fois avec deux noms de prestige. Le vendredi, 19 h, Louise Lecavalier et sa compagnie Fou Glorieux présente Mille batailles alors que le lendemain, même heure, même endroit, c'est ProArteDanza de Toronto qui offrira Fearful Symmetries & Diversions.
Dans les deux cas, les spectacles se termineront à temps pour que le public puisse migrer vers la salle Thompson et assister à l'une ou l'autre des deux représentations du traditionnel gala qui mettra en vedette Quest Crew, Still Motion Dance, Alberta Ballet, Step Afrika! et Tapestry-Ayodele Casel-Anthony Morigerato.
À l'extérieur, la grande scène accueillera plusieurs prestations, dont celles d'Aainja, de Colombie, avec ses percussions, mais surtout, la danse qui les accompagne. On verra aussi deux mégapartys: le zumba fitness et, nouveauté cette année, le swing.
Comme toujours, le festival sera également l'hôte d'un gros volet pour les pratiquants du monde de la danse avec les compétitions, vitrines et classes de maître. On parle de près de 4000 danseurs de la relève qui y prendront part. D'ailleurs, les inscriptions se font à un rythme exceptionnel: toutes les vitrines de la relève sont pleines, il ne reste que treize places en compétition et près de 50 % des places offertes pour les classes de maître sont occupées à quelque sept semaines de l'événement. 
Il faut dire que si on accueille moins de compagnies professionnelles pour l'ensemble de l'événement, celles qui viennent seront là pour la durée du festival et offriront des ateliers, une plus-value indéniable. «Par exemple, Louise Lecavalier va offrir un atelier, ce qu'elle ne fait jamais, d'illustrer Claire Mayer, et je peux vous dire que les inscriptions se sont remplies en trois minutes!»
Pendant que des spectacles en salles rejoindront assurément les connaisseurs, d'autres événements comme le méga party swing viendra rejoindre le grand public en témoignant d'une tendance qui s'accroche.
«C'est vraiment une tendance en pleine ascension dans le public. Ça tombe bien parce que je veux encourager le local et si on retrouvera des artistes de Montréal et de Québec sur scène, pour les deux mégapartys, je fais affaire avec des organisateurs de notre milieu, Jonathan Johnson pour le swing et Mélanie Boisvert pour le zumba.»
Accueillir moins de compagnies, mais de plus prestigieuses pourrait devenir une orientation de programmation pour l'événement.
«Ce qui compte, c'est que ces artistes-là sont non seulement des vedettes, mais ils vont partager leur expertise avec les jeunes danseurs de la relève. Louise Lecavalier, c'est majeur, comme ProArteDanza, Step Afrika!, Anthony Morigerato et plusieurs autres. On aura parmi nous plusieurs compagnies qui vieillissent bien et qui demeurent au top de leur domaine. Ils reviennent parce qu'ils aiment l'événement et le public les aime aussi. Mine de rien, de notre côté, on commence à préparer notre 25e édition dans deux ans.»