Maria Juliana Vélez est la nouvelle directrice générale du Festival international Danse Encore.

Danse Encore: Maria Juliana Vélez est la nouvelle directrice générale et artistique

TROIS-RIVIÈRES — C’est le début d’un nouveau chapitre dans la rutilante histoire du Festival international Danse Encore. L’organisation a présenté sa nouvelle directrice générale et artistique qui remplacera Claire Mayer, elle qui a annoncé sa retraite l’an dernier. Maria Juliana Vélez est entrée en poste il y a tout juste une semaine et est très enthousiaste à l’idée de poursuivre la mission du festival dédié à rendre la danse accessible au plus grand nombre.

Ce sont 42 candidatures qui ont été acheminées à l’organisation pour combler ce poste occupé pendant un quart de siècle par Mme Mayer. Du lot, celle de Maria Juliana Vélez s’est démarquée notamment en raison de son parcours académique, mais également de son expérience professionnelle.

La Trifluvienne d’adoption a un parcours multidisciplinaire en danse, communication et lettres. Elle a une formation en ballet classique et en danse contemporaine, suivie dans son pays d’origine, la Colombie. Elle y a également obtenu un baccalauréat en communication sociale et une maîtrise en sémiotique. Elle est débarquée à Trois-Rivières en 2010 et a obtenu un doctorat en lettres de l’Université du Québec à Trois-Rivières en plus de travailler comme stagiaire postdoctorale avec la Chaire de recherche du Canada pour une dramaturgie sonore au théâtre à l’Université du Québec à Chicoutimi. «J’ai toujours eu un pied dans la création et un pied dans la réflexion», illustrait-elle lors de sa première apparition publique.

De plus, elle parle quatre langues et connaît le Festival pour y avoir assisté à plusieurs reprises depuis qu’elle s’est installée à Trois-Rivières il y a 9 ans. «C’est un festival qui a un mandat très clair, c’est-à-dire de rendre la danse accessible à tout le monde. Ce n’est pas seulement un mandat qui est clair, c’est un mandat qui est précieux! L’idée c’est qu’on puisse faire partie de la vie des gens et que les gens sentent qu’ils dansent aussi. Trois-Rivières est une ville qui danse et on est très privilégié d’avoir un festival qui fait danser la ville. C’est sûr que ce mandat restera toujours, mais comment on va le faire? On est en train de réfléchir à ça», mentionne celle qui se concentrera dans les prochaines semaines à élaborer la programmation pour la 26e édition et à ficeler de nouveaux partenariats. Elle poursuivra également le travail entamé pour Casse-Noisette qui sera présenté les 21 et 22 décembre à la salle J.-A.-Thompson. «Dans les dernières années, mon rapport avec le festival est essentiellement le même que celui du public. Ce que je pense qui est très intéressant aussi parce que ça permet de savoir comment les gens entrent en lien avec ce festival.»

La nouvelle directrice générale pourra compter sur le soutien de la fondatrice de l’événement, absente lors de la conférence de presse dévoilant sa successeure, qui s’est dite prête à aider si on lui en faisait la demande. «Elle a toujours offert la possibilité de rester proche du festival à titre de consultante et, pour moi, c’est précieux parce que c’est elle qui a créé le festival et qui a travaillé toutes ces années pour le garder vivant. Elle est aussi parvenue à le faire vibrer dans l’esprit de tout le monde», raconte Mme Vélez qui n’a pas encore eu le temps de s’entretenir avec Claire Mayer. 

«Ça fait vraiment juste une semaine. Pendant ce temps, on a appris à se connaître dans l’équipe et on a préparé la conférence de presse. Ça va venir bientôt, c’est certain!»

Le président du conseil d’administration, Christian Éthier, était ravi de cette nomination qui permettra d’assurer une transition aussi harmonieuse que possible.

Il a d’ailleurs fait un petit clin d’œil sympathique à l’ancienne directrice générale qui pourra toujours brandir une carte chouchou lui donnant accès à toutes les activités.