La chorégraphe Dana Foglia a un style unique qui fait la richesse de ses œuvres.

Danse Encore: la crème de la crème

TROIS-RIVIÈRES — C’est une 24e récidive pour l’équipe du Festival international Danse Encore qui a concocté une programmation en salle qui répond aux standards élevés établis par l’organisation tout en étant accessible à tous.

Parmi les artistes qu’il sera possible d’admirer lors des galas à la salle Thompson, Dana Foglia, Mandy Moore, Molodi et Kristian Cellini, entre autres.

Le c.v. de chacun de ces artistes est impressionnant. Tout d’abord, Dana Foglia et Mandy Moore sont deux Américaines, amies, qui brillent par leur génie. La première était l’assistante-chorégraphe de Beyoncé pour sa tournée Am I... en 2009. Elle a également dansé avec Rihanna, Janet Jackson et les New Kids on the Block, en plus de travailler sur plusieurs émissions de télévision, dont la populaire So You Think You Can Dance.

«Elle a une signature chorégraphique personnelle», détaille Claire Mayer, directrice générale et artistique, qui admire son originalité. «Elle me surprend tout le temps.»

Mandy Moore, ne pas confondre avec l’actrice et chanteuse, a une approche complètement différente mais sa feuille de route est tout aussi impressionnante. Elle est, notamment, derrière les chorégraphies du film La La Land et de la comédie dramatique nommée aux Oscars, Le bon côté des choses (Silver Linings Playbook). Elle travaille également sur l’émission So You Think You Can Dance et y apparait à titre de juge invitée.

«C’est un caméléon! Elle fait beaucoup de styles différents. Elle fonctionne à la commande d’œuvre et c’est ça tout son génie. C’est toujours super bien fait. Elle est excellente», expose Mme Mayer. «S’adapter de cette façon, c’est un art.»

La présence de Kristian Cellini sera aussi à surveiller. Ce chorégraphe très en demande sélectionne les meilleurs danseurs européens qui souhaitent élargir leurs horizons et sortir de la danse classique. «Il a une danse classique avec une signature contemporaine. Lors du gala, il va présenter un pas de deux, sur pointe, monté spécialement pour l’occasion.» D’ailleurs, les deux danseurs de ce numéro sont de très haut calibre. Casey Herd était, jusqu’à tout récemment, le premier danseur pour les ballets d’Amsterdam, et Seh Yun Kim est actuellement la première danseuse de la compagnie nationale de danse de Madrid.

Molodi sera aussi de la fête qui se déroulera sur la grande salle de la rue des Forges. Ce groupe de stepping extrême promet d’enflammer les planches.

Mandy Moore a une feuille de route des plus impressionnantes. Elle est, entre autres, derrière les chorégraphies du film La La Land.

Sur la scène de la salle Anaïs-Allard-Rousseau deux troupes offriront une expérience unique soit la Otra Orilla et Tapestry et cie.

La première propose un flamenco modernisé dans un condensé de ses meilleurs numéros.

La fondatrice de la compagnie, Myriam Allard, est d’ailleurs une habituée du festival. «Le côté positif de la danse contemporaine c’est qu’elle a développé tout ce qui s’appelle l’enveloppe scénique. C’est cet héritage qui se lie avec la danse flamenco.»

L’expérience de Tapestry et cie est très différente. La compagnie qui présente des galas dans le cadre du Soul to sole qui réunit les meilleurs danseurs de tap dance en sol texan quelques jours après le FIDE, viendra présenter un de ces numéros à Trois-Rivières. «C’est le tap dance à son meilleur. Chacun a un style différent et chacun est très performant. Il y a toute une ambiance. D’ailleurs, pour la première fois du FIDE, les spectacles à la Maison de la culture auront des bands live, autant pour le spectacle de flamenco que pour Soul to sole», mentionne Mme Mayer qui souligne que le groupe sélectionné pour accompagner la troupe de tap dance est le Trio Nelligan, de Trois-Rivières.

En entrevue, Claire Mayer confie qu’elle ne veut pas avoir à sélectionner des coups de cœur pour cette année. Cette programmation, elle l’affectionne dans son entièreté. «Je suis de plus en plus difficile», souligne celle qui sélectionne avec beaucoup de soin chacun des artistes qui apparaît sur l’horaire du festival. «J’essaie toujours, depuis le début du festival, d’aller chercher les meilleurs dans chacun des styles.»

Le budget est maximisé pour offrir ce que la danse a de meilleur et occuper le plus efficacement possible chaque lieu de diffusion. «On a réussi à travers les années à peaufiner le contenu qui va le mieux satisfaire sur chacun des plateaux», se félicite la directrice.

«Les artistes viennent faire une promotion de qui ils sont. C’est ma job de les faire connaître du grand public et des diffuseurs. Il y a plein d’artistes qui ne viennent qu’au FIDE, ils ne vont pas ailleurs au Québec.»

C’est ce qui fait que le Festival international de Danse Encore est une proposition unique selon sa directrice. «Danse Encore c’est une recette qui n’existe peu ou pas ailleurs.»

«Il faut que les gens découvrent ces artistes. Il faut avoir le culot de se présenter dans une salle de danse avec les spectacles qu’on présente.» L’événement aura lieu du 7 au 10 juin. La vente des billets s’amorce dès mercredi matin et tous les détails sont disponibles sur le site du FIDE (www.danseencore.ca).