Maria Juliana Vélez est la nouvelle directrice du Festival Danse Encore.
Maria Juliana Vélez est la nouvelle directrice du Festival Danse Encore.

Danse Encore amorce sa programmation alternative

Trois-Rivières — À compter du 4 et jusqu’au 7 juin, le Festival international Danse Encore vivra de manière virtuelle avec plusieurs activités alternatives proposées aux amateurs attristés par l’annulation de l’édition 2020 en raison de la pandémie qui a paralysé la planète entière.

En ouverture, Danse Encore présente 8 compagnies, 6 pays, 1 danse qui rassemble des compagnies de danse qui devaient faire partie des spectacles originalement prévus en salle. Provenant du Canada, de la République tchèque, de Cuba, d’Espagne, des États-Unis et de Belgique, les compagnies ont créé des parcelles de cette chorégraphie qui s’enchaînent pour former un tout. Cette création unique est agrémentée de la musique de Jeannot Bournival. La diffusion se fera sur la page Facebook et Instagram du FIDE. De plus, l’organisation offre sept classes en ligne de différents styles et différents niveaux, par le biais de la plateforme Zoom, parsemées le vendredi, samedi et dimanche. Les danseurs invités sont Véronique Giasson, Marie Poppins (Femme Fatale), Ricardo Marmitte, Marvl, Ginger Cox, Debbie Wilson et Alisia Pobega (Studios Grands Ballets).

Malgré l’annulation du Festival international Danse Encore, l’équipe a concocté une programmation virtuelle qui permettra de présenter au public une partie de ce qui était prévu en 2020.

Le samedi à 20 h, une rencontre est également prévue entre Louis Durand de Marvl et le public où il répondra à des questions. Le vendredi, il y aura présentation d’un montage des vidéos reçues à la suite de la diffusion du tutoriel de Chloe Arnold le 29 avril ainsi que la remise de prix à certains participants.

La nouvelle directrice générale Maria Juliana Vélez mentionnait que même si l’équipe a été sonnée par les dommages collatéraux de la COVID-19, elle n’a pas mis de temps à se remettre au travail pour proposer, sous une nouvelle forme, une partie de la programmation prévue. «Il fallait montrer au public un peu de ce qu’il aurait pu voir s’il était venu au festival. La programmation extérieure ne fait pas partie des éléments de la programmation alternative, on a misé sur ce qui était programmé en salle.»

Cette initiative a été possible notamment grâce à la volonté des artistes de s’impliquer dans la nouvelle forme du projet. «Je pense que, même dans les circonstances très difficiles, on avait la collaboration de tout le monde, autant nous comme équipe, mais également de la part des artistes. Ça ajoute un peu de lumière dans les circonstances.»

Cette diffusion sur le web changera certainement le portrait du public habitué à l’événement qui lance habituellement la saison estivale au centre-ville de Trois-Rivières. «Je pense qu’on va rejoindre un public qui ne se déplacerait pas nécessairement au festival mais on s’entend que tout ce qui se passe dans la rue rejoint un public qui, peut-être, n’est pas toujours sur les réseaux sociaux. Alors oui, on est content de rejoindre d’autres personnes mais à un moment donné il faudra pouvoir se rassembler à nouveau pour qu’on puisse rejoindre ces gens qui passent et qui sont surpris par un spectacle qu’ils n’avaient pas prévu voir, par exemple. Par contre, on espère attirer un grand public qui n’est pas nécessairement encore venu ici et qui, dans les années à venir, va le faire», conclut-elle.