Les trois spectacles majeurs présentés à la salle Thompson, c’est à dire ceux de l’humoriste Martin Vachon, le Britishow et Les Belles-Soeurs (notre photo) ont, à eux trois, attirés 11 500 spectateurs, un chiffre qui révèle une occupation très satisfaisante de la salle aux yeux de Culture 3R.

Culture 3R: 57 500 spectateurs pour la programmation estivale

Trois-Rivières — Culture 3R a procédé à un bilan positif à tous égards pour son été 2018. L’organisme a estimé à 57 500 personnes le nombre de participants à l’ensemble de ses activités qu’elles soient gratuites ou payantes, à l’extérieur comme en salles.

De ce nombre, on estime à pas moins de 32 000 ceux qui ont pris part aux diverses activités offertes dans le seul domaine du patrimoine. Les trois spectacles majeurs présentés à la salle Thompson, c’est-à-dire ceux de l’humoriste Martin Vachon en rodage, le Britishow et Belles-Soeurs ont, à eux trois, attirés 11 500 spectateurs, un chiffre qui révèle un taux d’occupation de la salle qui satisfait pleinement les dirigeants de Culture 3R. 

Par ailleurs, Boréalis, pour trois mois d’activité, a reçu 24 500 visiteurs soit pratiquement la moitié de son achalandage annuel.

Seule ombre au tableau, et ce, malgré l’incontestable succès connu par les vélos musicaux, on déplore le vol du système sonore de l’installation située au parc Pie XII qui a eu lieu en début de semaine. Cela met donc fin prématurément à l’activité mais il est cependant trop tôt pour dire si cela remet en question sa reprise l’été prochain. Il s’agissait de la seule station du genre installée entre Montréal et Québec.

La programmation de 2018 s’est caractérisée non seulement par la variété de l’offre mais également par son étendue géographique alors que des activités se sont ajoutées dans l’axe est-ouest de la ville. Ainsi, on a inauguré un septième piano public au Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac. Du même coup, dans la portion est du territoire, on a noté une recrudescence intéressante de la fréquentation du côté de la Maison Rocheleau du secteur Cap-de-la-Madeleine où le potager urbain a attiré beaucoup de citoyens, près de la moitié de tous les visiteurs y étant pour voir ou entretenir ce potager.

Plusieurs activités établies ont connu un été exceptionnel profitant notamment d’une température idéale. On pense ici au Cinéma de l’île dont on dit qu’il a attiré un plus grand nombre de familles que par le passé de même qu’un nombre impressionnant de nouveaux arrivants ou au théâtre extérieur aussi bien dans les jardins du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap qu’à l’île Saint-Quentin. 

La diversité des propositions, autant dans les nouveautés que dans les activités établies a sans doute joué dans le succès de l’été 2018. On a habillé d’œuvres d’art certaines vitrines de locaux vacants dans le centre-ville, installé des placotoirs urbains sur les rues Badeaux et Notre-Dame, présenté un spectacle de blues à l’église St. James pendant Trois-Rivières en Blues, présenté un spectacle de danse extérieur autour d’un piano public, etc. 

«Je pense qu’on a offert un très bel équilibre entre la nouveauté et la continuité dans notre programmation, expliquait la directrice générale de Culture 3R Nancy Kukovica. Nous sommes très satisfaits de la participation du public qui est en constante augmentation d’année en année, et ce, peu importe qu’on ait plus ou moins d’activités au programme. Les spectacles de Martin Vachon ont été presque remplis à chaque représentation alors qu’on a eu une moyenne autour de 800 spectateurs par soir pour Belles-Soeurs alors c’est vraiment excellent. La très belle température n’a pas éloigné le public des salles.» La directrice ne peut faire de comparaisons avec l’année dernière parce que le nombre de représentations n’était pas le même. 


«J’estime qu’on a une programmation qui est mature et si on pense à une expansion d’activités dans le futur, ce serait peut-être dans un axe nord-sud puisque l’axe est-ouest est bien couvert comme on a pu le voir cet été. Bien sûr, on pense d’abord à nos citoyens dans la programmation mais on est aussi conscients que beaucoup de personnes de l’extérieur de la région y participent également. Souvent, des gens qui sont attirés par des spectacles d’envergure à l’amphithéâtre Cogeco, par exemple, profitent de l’occasion pour venir voir de nos spectacles également alors il y a un effet d’entraînement qui joue.»

«On ne veut pas nuire à l’achalandage du centre-ville mais on a une évidente volonté d’étendre les activités à l’ensemble de notre beau territoire et c’est vrai depuis plusieurs années. La nouveauté cette année, ç’a été de s’étendre jusqu’au Moulin seigneurial à Pointe-du-Lac et ç’a été un succès. On n’exclut pas de passer par les pianos publics pour investir de nouveaux endroits mais comme ça se fait toujours en partenariat, ça fait beaucoup de choses à mettre en place avant de pouvoir l’annoncer.»

Bien sûr, le vol d’équipements sur les vélos musicaux est déplorable mais ce n’est pas une raison suffisante pour annoncer l’abandon de l’activité. «Il va falloir qu’on se penche sur la question en équipe pour en faire un post-mortem. C’est vraiment dommage parce que ç’a été très populaire au point où il nous a fallu souvent interrompre des gens dans l’activité pour simplement réaliser l’entretien périodique de l’installation. L’engouement était là, ça ne fait pas de doute.»