Le directeur du Conservatoire Jean-François Latour a procédé jeudi au dévoilement de la programmation de la saison 2018-2019 du Conservatoire de musique de Trois-Rivières.

Conservatoire: une programmation chargée

TROIS-RIVIÈRES — Un an après l’arrivée en poste d’un nouveau directeur, la prochaine saison du Conservatoire de Trois-Rivières se présente sous les meilleurs augures. Le nombre d’élèves est en hausse et la programmation est aussi dense que variée.

En effet, c’est près d’une vingtaine de nouveaux élèves qui fréquentent l’institution trifluvienne pour 2018-2019 et considérant le nombre de ceux qui ont quitté, on parle d’une hausse nette de 11 élèves pour un total de 75.

Par ailleurs, et c’était l’objet de la conférence de presse de jeudi matin, on présente une saison qui sera riche en activités de toutes sortes, à commencer par trois concerts à l’Amphithéâtre Cogeco dont celui du 15 septembre alors que l’orchestre symphonique de l’institution accompagnera Sylvain Cossette dans son spectacle de la tournée intitulée 80’s. Les deux autres concerts auront lieu les 9 décembre 2018 et 14 avril 2019 au Cabaret de l’Amphithéâtre dans sa plus grande configuration et impliqueront des invités d’autres établissements du réseau québécois des Conservatoires de musique. Le 9 décembre, la trompettiste trifluvienne Marie-Pier Descôteaux sera la soliste invitée.

La série des élèves en concert se déclinera en quatre thèmes: les Concerts de la relève, Jouons, c’est Noël! (1er décembre), Jouons, c’est le printemps! (7 avril), les Récitals de classe et Place aux compositrices! (15 mars) et impliquent au moins une douzaine de prestations musicales.

Au chapitre des événements spéciaux, on note la remise des bourses Bradley & Bradley (30 septembre), le Musicoquiz et improvisation (10 novembre), l’événement portes ouvertes (23 février), un événement-bénéfice (26 mars), les concours solistes (3 avril) et le palmarès 2019 (5 juin).

Sous le volet des collaborations, retenons la présence de musiciens du Conservatoire qui auront le privilège de jouer avec l’OSTR pour trois concerts (3 novembre, 15 décembre, 5 mai), les Apéros-théâtre où des élèves joueront au foyer de la salle Thompson avant chaque pièce de la Série Théâtre présentée par Culture3R, la série Musique et sandwiches au Musée Pop lors de trois midis (4 décembre, 26 février et 2 avril) où le public sera invité à dîner au son de la musique classique et, finalement, la présence d’élèves du Conservatoire dans le cadre d’événements du Festival international de poésie de Trois-Rivières.

Il ne faut pas oublier la série Le Conservatoire reçoit alors que quatre ensembles seront en concert lors de trois vendredis à 19 h et d’un samedi en matinée. Le 16 novembre, ce sera le Trio Hochelaga pour Aux affluents de la Volga, le Quatuor de saxophones ARIA le 18 janvier, les Schubertiades modernes avec les professeurs du Conservatoire le 15 février et, finalement, l’Ensemble Lunatik sera à son tour à la salle Armando-Santiago pour un concert à 11 h suivi d’un atelier pour les élèves à 13 h 30.

Il est à noter que la plupart de ces activités sont gratuites et ouvertes au grand public.

Ce qui prime derrière ce calendrier, c’est que toutes les activités ont d’abord et avant tout un objectif pédagogique selon Jean-François Latour, directeur de l’institution trifluvienne. «Nous avons fait une programmation à l’image des élèves. On veut qu’ils aient l’occasion d’apprendre le métier de musicien et chaque activité est conçue pour leur permettre un apprentissage de ses différents volets. C’est certain que le rayonnement du Conservatoire à l’extérieur de ses murs est très important parce qu’on croit qu’il doit être présent dans sa communauté. On trouve primordial dans leur formation que les élèves jouent pour leurs proches mais aussi pour le grand public. Notre but, c’est de répandre la musique classique le plus possible.»

Un calendrier d’activités aussi chargé laisse croire qu’un peu plus de trois ans après une crise qui a menacé la survie même de l’institution, celle-ci se porte bien. «Notre santé financière est bonne, répond le directeur. Oui, il y a eu une crise en 2014 et je pense que cette crise a permis de nous faire connaître de sorte qu’aujourd’hui, on a une hausse des inscriptions et on jouit d’un bel appui du ministère de la Culture. On a mis sur pied une belle programmation et je pense même que compte tenu de ce que ce calendrier exige d’apprentissage de répertoire pour les élèves, on est pas mal au maximum de ce qu’on peut faire. Les élèves ne sont pas que des musiciens, ils ont d’autres activités et on tient à ce qu’ils aient un équilibre entre leurs activités ici, leur vie familiale et leur parcours scolaire de sorte qu’ils puissent s’épanouir.»