Dominic Sillon et Martin Cloutier seront de passage sur les planches du Centre des arts de Shawinigan le 1er novembre pour présenter leur spectacle Juste Dominic et Martin.

Comme un souper entre amis

TROIS-RIVIÈRES — Le duo Dominic et Martin s’amène à Shawinigan avec son nouveau spectacle Juste Dominic et Martin. Ce cinquième spectacle a une couleur bien particulière sans pour autant changer la formule qui a fait le succès des deux humoristes. «Avec tous les spectacles que l’on fait, on essaie d’aller ailleurs pour ne pas que les gens aient l’impression de voir la même chose. Pour ce spectacle, on avait vraiment envie de faire un spectacle de pur stand-up. Dans tous nos spectacles, il y avait toujours des personnages ou des numéros de situation. En plus, on voulait faire un spectacle sans entracte. C’est un défi d’écriture de créer un spectacle dans lequel tout se tient et tout se lie. Il n’y a pas de transitions, on allume la scène et on l’éteint une fois que le spectacle est terminé.»

C’est donc 90 minutes de contenu que livrent Martin Cloutier et Dominic Sillon avec la précision qu’on leur connaît. «C’était un défi que ça ait l’air d’une conversation entre nous deux et le public. C’est comme un souper d’amis où on soupe et on jase. Jamais quelqu’un ne va lever la main pour dire: "ok! Maintenant on va parler de...". On passe d’un sujet à un autre sans le souligner.»

L’ordre et la liaison des numéros étaient donc la clé pour fournir un produit qui se tient du début à la fin. «Rendu au rodage, ç’a été de prendre tous les numéros et de les enchaîner. Il fallait aussi écrire des liens. Ce n’était pas juste une phrase, souvent on sentait qu’il fallait plus que ça. Les transitions, qui sont aussi des gags, s’étirent parfois sur deux minutes pour qu’on ne se rende pas compte qu’on change de sujet. Ç’a été très formateur pour ce genre de spectacle. On a beaucoup joué avec l’ordre des numéros. Il fallait aussi avoir un crescendo.»

Le spectacle qui sera de passage à Shawinigan le 1er novembre tourne depuis un an sur les scènes québécoises. La recette est donc bien peaufinée.

Les deux complices se permettent d’aller explorer des nouvelles thématiques pour ce cinquième spectacle. «On essaie d’aborder des sujets qu’on n’a jamais abordés. On donne plus notre opinion sur différents sujets d’actualité ou de la vie courante. C’est sûr que nos personnages de scène sont établis mais on essaie toujours de leur donner une caractéristique nouvelle. Quand les gens nous ont connus, on faisait beaucoup de blagues sur nos différences physiques. Par la suite, on est allé sur les différences intellectuelles et maintenant, on tente d’amener un côté émotif à nos personnages. Ça fait en sorte que nos personnages évoluent et se développent. C’est sûr que c’est proche de nous. La réaction du personnage est exagérée mais elle provient souvent d’une émotion qui est vraie.»

Il sera donc question des ados, de la réinvention surtout dans le domaine de la restauration, de la langue française aussi, des extrémistes et de la vieillesse, entre autres. «Dans le show, on le dit qu’on hait ça le camping. C’est un aveu qu’on fait. On ne comprend pas les gens qui pratiquent le camping. On trouve ça tellement weird qu’il y ait plein de sortes de camping. À la base le camping c’est plate, alors pourquoi réinventer ça!»