La directrice générale de la Cité de l’énergie Sandie Letendre a présenté lundi les orientations stratégiques de l’organisme pour les cinq années à venir.

Cité de l'énergie: on planifie pour l’avenir

Shawinigan — La Cité de l’énergie porte son regard vers son propre futur. En dévoilant Horizon 2020-2025, orientations stratégiques lundi matin, sa directrice générale Sandie Letendre a tracé les grandes lignes de la direction à prendre pour l’organisme qu’elle dirige au cours des cinq prochaines années.

Il importe de mentionner que les orientations stratégiques émanent d’un diagnostic organisationnel réalisé en 2019 au moment de l’arrivée de la directrice générale actuelle ainsi que d’une réflexion réalisée entre l’hiver et l’automne 2019. De ces démarches sont nées sept orientations.

La première consiste à positionner la Cité de l’énergie comme un leader important du secteur muséal et touristique en Mauricie par, notamment, le maintien de sa culture d’innovation et d’excellence, le développement d’une offre de service unique et attractive, le développement d’une image de marque et une participation dans les projets et actions faisant la promotion de la destination.

En second lieu, on vise à offrir une expérience exceptionnelle et unique à travers des activités immersives grâce au développement technologique et numérique, un renouvellement constant de l’offre et des activités plaçant le visiteur en interaction avec les éléments de sa visite.

Troisièmement, on veut aligner l’ensemble des activités de la Cité de l’énergie avec sa mission et développer une vision stratégique forte et porteuse avec un marketing intégré. Un poste de coordonnateur aux communications et marketing sera bientôt créé et la Cité de l’énergie aura un tout nouveau site web dans les prochains jours. À moyen terme, on mettra sur pied une exposition en réalité augmentée à Espace Shawinigan pour faire revivre l’aluminerie et se plonger dans le quotidien des travailleurs du siècle dernier.

La quatrième orientation indique la nécessité de collaborer avec les organismes et instances du milieu pour développer des projets structurants ce qui implique notamment la réalisation d’une campagne de destination avec différents partenaires, le développement d’activités et d’expositions en collaboration avec d’autres organismes culturels et une collaboration avec le milieu scolaire et des instances académiques pour développer des outils pédagogiques.

En cinquième lieu, la directrice générale a parlé de développer la clientèle locale et régionale grâce, par exemple, à l’ajout de périodes d’ouvertures ciblées, d’activités lors de la semaine de relâche ainsi que l’adhésion à la carte Accès Musée sans compter la proposition de forfaits ciblés pour les gens de Shawinigan.

La sixième orientation consiste à mettre à l’avant-plan la mission d’éducation des publics avec le développement d’une nouvelle politique éducative qui contiendra les volets d’action éducative, d’action culturelle et de médiation. De plus, on réalisera des outils pédagogiques pour les élèves du primaire et du secondaire portant sur les contenus de l’exposition Planète Énergie.

Finalement, la dernière orientation sera d’optimiser l’utilisation et la mise en valeur d’Espace Shawinigan par la présentation d’expositions, la mise en place d’expériences en réalité augmentée, l’offre de forfaits de location distinctifs ainsi que le développement de concepts d’aménagement en lien avec l’unicité du bâtiment historique et patrimonial.

Aux yeux de la directrice générale, ces orientations ne changeront pas l’ADN de son organisme. «Ce qu’on veut, c’est continuer d’avancer, se renouveler et avoir un positionnement avantageux dans l’écologie au sein de laquelle nous évoluons. On se donne de nouveaux moyens mais la mission demeure et avec les mêmes priorités: l’éducation scientifique, le patrimoine, l’histoire, le développement industriel.»

«On voit déjà la mise en place de certains axes comme le développement de la clientèle locale avec l’ouverture pendant les fins de semaine jusqu’à la fin d’octobre l’automne dernier et l’expérience a été très positive. On a eu quelque 300 visiteurs par fin de semaine, des gens d’ici à 95 %, ce qui est l’objectif poursuivi.»

Les orientations exposées ne devraient nécessiter que de légères hausses des budgets. «Ça peut impliquer certaines hausses de budget, mais ce n’est pas majeur. Quand on parle de projets plus importants comme le déploiement de la réalité augmentée à Espace Shawinigan, c’est sûr que ce sont des projets qui demanderont des efforts de financement plus spécifiques.»

Grâce à du travail effectué depuis un certain temps, la Cité de l’énergie a obtenu une aide au fonctionnement, une première pour elle, en provenance du ministère du Développement économique et de l’Innovation via un fonds dédié pour la recherche et la culture. Il s’agit d’un montant de 200 000 $ qu’on cherchera à rendre récurrent au cours des prochaines années et peut-être même l’augmenter.

Par ailleurs, le plan stratégique mis sur pied devrait amener une augmentation de l’achalandage. «On fait toujours des prévisions réalistes mais on espère continuer d’augmenter le nombre des visiteurs. De façon globale, on parle d’une augmentation d’à peu près 20 % au cours des trois prochaines années à partir d’une fréquentation évaluée à près de 100 000 visiteurs par année actuellement.»

Dans le contexte d’un recentrage autour de la mission essentielle de la Cité de l’énergie, la pertinence d’un spectacle extérieur estival sera évaluée pour les années futures bien que sa présentation soit assurée pour 2020. «On est en réflexion, de confier Sandie Letendre. Le spectacle a toujours été un produit d’appel amenant les visiteurs à venir nous voir. Est-ce qu’on va changer cette formule? Je ne peux pas le dire mais c’est sûr que présentement, ça remplit bien son rôle. Pourrait-on, dans un prochain spectacle, conserver un produit d’appel qui soit plus strictement lié à notre mission? On y réfléchit actuellement.»