Le film biographique <em>Ali</em>, par Michael Mann
Le film biographique <em>Ali</em>, par Michael Mann

La liste: pour la fin du ramadan, cinq œuvres sur le monde musulman

L'équipe des arts
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Le Soleil

1. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001), Eric-Emmanuel Schmitt 

L’écrivain Eric-Emmanuel Schmitt a en quelque sorte bouclé une boucle en montant sur scène pour livrer l’adaptation théâtrale de l’un de ses plus célèbres romans (les Québécois ont eu l’occasion de le voir en 2016). Hymne à la tolérance et à l’ouverture, cette histoire d’amitié entre un jeune juif et un épicier musulman avait aussi été portée à l’écran par François Dupeyron en 2003, avec Omar Sharif dans le rôle-titre. Geneviève Bouchard  

2. Ali (2001), Michael Mann 

Sans doute l’un des plus célèbres convertis (avec peut-être Cat Stevens, alias Yussuf Islam), Cassius Marcellus Clay est devenu Mohamed Ali au milieu des années 60. Will Smith s’est glissé dans les chaussures du légendaire boxeur dans le film biographique racontant le parcours tout sauf banal de l’athlète. Pour sa prestation, il a récolté une nomination aux Oscars. Geneviève Bouchard 

3. Persepolis (2000), Marjane Satrapi 

L’autrice et réalisatrice Marjane Satrapi a frappé un grand coup avec la publication en quatre tomes du roman graphique Persepolis, qui revisite de sensible et percutante manière sa jeunesse entre la révolution islamique en Iran et les collèges européens. Citée comme une héritière d’Art Spiegelman (et de son célèbre Maus), elle a adapté son œuvre au cinéma dans un film d’animation nommé aux Oscars. Geneviève Bouchard

4. Wadjda (2013), Haifaa Al-Mansour

Wadjda, 12 ans et rebelle, rêve d’un vélo vert pour faire la course avec son ami. La seule façon d’y arriver? Gagner le concours de récitation de versets du Coran de l’école! Ce fameux bolide prend évidemment valeur de symbole. Il représente la liberté, l’émancipation et un avenir plus radieux. Un beau film, sensible, le premier réalisé par une femme en Arabie saoudite. Un autre symbole... Éric Moreault 

5. Une séparation (2011), Asghar Farhadi

Puissant film qui a valu une pléthore de prix à son réalisateur (et ses acteurs), Une séparation s’efforce de démontrer la rigidité de certaines croyances, mais aussi l’importance de la famille, dans son sens large. Il accorde également au spectateur une grande liberté de jugement dans l’opposition des classes sociales en Iran. Un classique. Éric Moreault