<em>Coffee & Kareem</em> est une rocambolesque comédie d’action qui parodie sans prétention les duos policiers mal accordés
<em>Coffee & Kareem</em> est une rocambolesque comédie d’action qui parodie sans prétention les duos policiers mal accordés

Coffee & Kareem: Au tour d’un film «niaiseux» ***

CRITIQUE / Une entreprise québécoise proposait en début de semaine un jeu de chasse au trésor «niaiseux» pour les familles confinées. Au tour de Netflix, avec Coffee & Kareem, rocambolesque comédie d’action qui parodie sans prétention les duos policiers mal accordés. C’est effectivement niaiseux, mais ça change le mal de place.

Difficile de trouver paire plus dépareillée que celle-ci. James Coffee (Ed Helms) incarne l’archétype du bon gars plein de bonne volonté et maladroit. Pas nécessairement des qualités quand on est un flic blanc à Detroit… Kareem (Terrence Little Gardenhigh, d’un naturel confondant), du haut de ses 12 ans, rêve de devenir rappeur et il démontre déjà les mimiques et la vulgarité nécessaires pour y arriver.

Notre gangsta wannabe a pris en grippe le nouveau copain de sa mère courage Vanessa (Taraji P. Henson), une infirmière avec beaucoup d’attitude. Il s’agit, évidemment, du Coffee du titre.

Lorsque Kareem complote un plan foireux pour éloigner le policier du domicile familial, le préado va involontairement compromettre un important trafic de drogue...

Coffee et Kareem n’auront d’autres choix que de s’allier pour éviter le pire : qu’il arrive malheur à Vanessa!

Difficile d’avoir un scénario plus tiré par les cheveux — il n’y a ici aucun souci de réalisme. Coffee & Kareem aborde tout de même par la bande les questions d’inégalités sociales, de racisme, de corruption, de sensationnalisme et d’intoxication médiatiques…

Michael Dowse sait y faire en matière de parodie (FUBAR se moquait des métalleux) et de comédies punchées (Goon, Stuber) — la combinaison des deux s’avère donc naturelle. Mais le cinéaste ontarien a aussi démontré au cours de sa carrière qu’il pouvait proposer une belle touche de cinéma d’auteur (Et si jamais).

Sa réalisation est assurée et rythmée, avec quantité de clins d’œil aux films du genre dans les plans utilisés, notamment dans une course-poursuite en voiture complètement délirante. En fait, tout est assez déjanté.

La violence y est d’ailleurs suffisamment décalée, mais demeure assez graphique. Côté langage vulgaire, c’est au ras des pâquerettes, avec des propos de nature sexuelle très crus. Vous être prévenus.

Évidemment, mon fils de 12 ans a adoré. Et il s’est bidonné (même chose pour moi). Mais, bon, il a aussi bien aimé Pulp Fiction

Coffee & Kareem sera vite oublié une fois visionné. Pas besoin de se prendre la tête : c’est du divertissement hollywoodien pur jus.

Au générique

Cote : ***

Titre : Coffee & Kareem

Genre : Comédie policière

Réalisateur : Michael Dowse

Acteurs : Ed Helms, Terrence Little Gardenhigh, Taraji P. Henson

Durée : 1h28