Brad Pitt au firmament, une année exceptionnelle de cinéma

La réplique de la semaine

— «Le premier, j’avais 19 ans, ça compte pas vraiment.»

Sophia (Anne-Élisabeth Bossé) qui répond à une question de sa gynécologue (Evelyne Brochu) sur son deuxième avortement dans La femme de mon frère de Monia Chokri.

Premières images

Grosse année pour Brad Pitt. Après le Tarantino où il partage l’écran avec Leonardo DiCaprio, il sera la seule vedette d’Ad Astra de l’éclectique James Gray (La nuit nous appartient, The Immigrant...). Pitt incarne un astronaute qui part à la recherche de son père dans l’espace et fait la découverte d’une menace globale pour notre planète. La bande-annonce est spectaculaire. Et on a comme l’impression qu’avec Gray aux commandes et Hoyte Van Hoytema à la photo (Interstellaire, Dunkerque…), ce long métrage de science-fiction pourrait être un des plus excitants films de la rentrée. Sortie prévue : 20 septembre.

Gros plan

Parlant de Quentin Tarantino, le réalisateur de Pulp Fiction fait beaucoup parler de lui après son passage remarqué au récent Festival de Cannes avec Il était une fois à Hollywood, notamment en raison de sa réponse sèche à une journaliste qui posait une question légitime. Une attitude déplorable, mais peut-être qu’on en ferait moins tout un plat si c’était un journaliste… Cela dit, il y a un projet de film Django/Zorro, d’après son personnage du film éponyme de 2012. Le rôle du cinéaste n’est pas encore défini, mais le potentiel, quand on connaît son amour du film de genre, est énorme. Il suffit de jeter un coup d’œil sur sa liste des 30 œuvres qu’il fait absolument avoir vues pour s’en rendre compte.

Retour en arrière

Je ne sais pas si la fin du millénaire a inspiré les créateurs dans toutes les sphères artistiques, mais 1999 a été une année assez hallucinante côté cinéma. On pourrait s’amuser longtemps à faire une liste des 10 meilleurs films d’il y a 20 ans. En vrac : Fight Club, Matrix, Magnolia, Beauté américaine, Tout sur ma mère, Virgin Suicides, Une histoire vraie, L’homme sur la Lune, Dans la peau de John Malkovich, Rosetta… Et, encore là, il a fallu en écarter plusieurs. Souvenirs, souvenirs...

Gros plan

Charlize Theron recevra en novembre le 33e prix annuel de la Cinémathèque américaine. Un choix tout à fait justifié. L’actrice sud-africaine a plusieurs interprétations qui nous ont rivés à l’écran, d’Aileen Muornos dans Monstre de Patty Jenkins (2003), qui lui a valu l’Oscar et l’Ours d’argent à la Berlinale, à l’impératrice Furiosa dans Mad Max : La route du chaos de George Miller (2015). « Il ressort clairement de sa carrière que son immense talent ne peut être catégorisé ni confiné», a souligné Rick Nicita, le président de la Cinémathèque. Absolument. Depuis quelques années, la femme de 43 ans est aussi productrice et impliquée dans des œuvres humanitaires...