Cinéma

La liste: les animaux célèbres

En mémoire de Grumpy Cat, cinq vedettes qui nous ont quittés.

Saturnin

Les plus jeunes des baby-boomers se souviendront sûrement de Saturnin le canard, dont les aventures, avec ses nombreux amis animaux, ont fait l’objet d’une série à la chaîne française ORTF, de 1965 à 1970. Rien à voir avec les bêtes en images de synthèse d’aujourd’hui disons… Normand Provencher

Cinéma

Cannes: Prix coup de cœur pour Monia Chokri

CANNES — Monia Chokri a remporté le prix coup de cœur du jury pour La femme de mon frère, ex æquo avec The Climb de Michael Angelo Covino, dans la section Un certain regard du 72e Festival de Cannes.

Le premier long métrage de la réalisatrice et actrice québécoise, présenté en ouverture, repose sur Sophia (Anne-Élisabeth Bossé) qui, à 35 ans, se retrouve en pleine crise existentielle et qui doit aller vivre chez son frère psy Karim (Patrick Hivon). 

Leur relation fusionnelle est mise à rude épreuve lorsque le séducteur tombe amoureux d’Eloïse (Evelyne Brochu), la gynécologue qui vient tout juste de réaliser le deuxième avortement de sa sœur... La vie invisible d’Euridice Gusmao de Karim Aïnouz a remporté le prix Un certain regard.

Le film prendra l'affiche au Québec le 7 juin prochain.

Cinéma

Cannes: Kechiche, un film de cul

CANNES — Abdellatif Kechiche devait présenter «Mektoub my Love: canto uno» l’an passé à Cannes. On ne perdait rien pour attendre avec la suite, «Intermezzo». Le réalisateur de «La vie d’Adèle», controversée Palme d’or en 2013, livre un navet insupportable dont les trois quarts se déroulent dans une boîte de nuit, le film d’un mononcle pervers qui se sert de sa caméra en contreplongée pour filmer le cul de ses actrices court vêtues qui se trémoussent (178 plans selon le décompte d’une journaliste). Avec en prime une scène très crue de cunnilingus de 13 minutes aux toilettes et du pole dancing...

Le trèèèèèès long métrage débute avec une scène d’une demi-heure à la plage puis se poursuit en boîte, sous une musique techno assourdissante, pendant trois heures. Pas vraiment de scénario ni de dialogues, Kechiche tente l’hypnose avec ce grand n’importe quoi, qui n’a de radical que ses ridicules prétentions artistiques d’illustrer le désir de la jeunesse.

Cinéma

L'été: Coup de soleil *** 1/2

CRITIQUE / Le 15 août 1990, l’auto de Viktor Tsoï percute un autobus et le chanteur rock, mort à 28 ans, entre dans la légende. Du moins celle de l’ex-URSS. L’icône revit dans L’été (Leto), un des meilleurs films que j’ai vus au Festival de Cannes, l’an passé, puis à celui de Québec, en septembre.

Même près de 30 ans plus tard, le souvenir de Tsoï dérange à ce point le pouvoir actuel que Vladimir Poutine a fait arrêter puis assigné à résidence le réalisateur Kirill Serebrennikov tout juste avant la projection à Cannes. — il vient d’être libéré. Plus ça change... 

On comprend pourquoi : ce superbe long métrage est un formidable hymne punk à la liberté, à l’amitié et à l’amour. 

Il aurait été facile pour Serebrennikov (Le disciple) de tourner un drame biographique. Le réalisateur et dramaturge russe a plutôt recréé l’effervescence de la scène rock underground de Leningrad au début des années 80, tout en dépeignant les espoirs d’une génération en quête de renouveau à l’aube de la perestroïka. Kino, le groupe de Tsoï, demeure très populaire en Russie, selon les artisans du film. 

L’été est traversé par une grande liberté de ton, entre comédie musicale, hommage à la Nouvelle Vague (dans l’esthétique noir et blanc réaliste et sa superbe photo, ainsi que ses plans-séquences) et drame romantique.

Le réalisateur a placé au centre de son récit un délicat ménage à trois à la Jules et Jim (de Truffaut). Mike Naoumenko (Roman Bilyk), guitariste doué et vedette locale qui carbure à Bowie, à Lou Reed et à Mark Bolan, partage ses nuits entre la scène et la belle Natacha (Irina Starshebaum). 

Jusqu’à ce que Viktor (Teo Yoo), musicien timide et poète naïf, entre dans leur vie. Partagé entre son désir de reconnaissance et son anxiété à se lancer, Mike va plutôt se glisser dans le rôle du mentor avec générosité et humilité. 

Serebrennikov a réussi à traduire l’insouciance de la jeunesse, même dans un régime despotique, grâce à une mise en scène forte, axée sur la joie de vivre du trio et de la bande qui les entoure. Il y a bien quelques longueurs et répétitions, le film mélancolique s’essouffle vers la fin, mais L’été vibre d’une énergie particulière, porté par le jeu naturel de ses interprètes. La trame sonore est évidemment formidable, de Bowie à Iggy Pop. 

Encore plus formidable : L’été est un pied de nez à tous les régimes totalitaires.

Cinéma

Cannes: justice pour tous!

CANNES — Xavier par ci, Xavier par là… Un peu plus et j’en oubliais la compétition. Et en même temps, qui est la vedette de «Roubaix, une lumière»? Léa Seydoux. Et qui jouait dans «Juste la fin du monde» de Xavier Dolan? La belle actrice, évidemment. On n’y échappe pas. Blague à part, les deux longs métrages vus aujourd’hui avaient en commun la justice. Autant celle qui s’exerce auprès de marginaux que de la mafia. Deux quêtes de vérité, au fond.

Le titre ici fait référence au quatrième album de Metallica, … And Justice for All — qui sont incidemment les quatre derniers mots du serment d’allégeance aux États-Unis. C’est de cette égalité devant la loi dont il est question dans Roubaix..., mais aussi dans Le traître du vétéran Marco Bellocchio.

Cinéma

Geoffrey Rush gagne une poursuite pour diffamation

SYDNEY, Australie — Geoffrey Rush s’est vu accorder, jeudi, une somme de 2,9 millions de dollars australiens (environ 2,7 millions $CAN) en dommages-intérêts au terme d’une poursuite pour diffamation contre un quotidien et un journaliste concernant les allégations de comportements inappropriés qui circulaient contre l’acteur.

L’artiste australien de 67 ans poursuivait le Daily Telegraph et le journaliste Jonathon Moran par rapport à deux articles publiés dans le journal à la fin de 2017.

Le juge Michael Wigney avait statué un avril que l’éditeur Nationwide News et M. Moran s’étaient montrés imprudents lorsqu’ils avaient rapporté que Geoffrey Rush était accusé d’avoir eu des comportements inappropriés à l’égard de l’actrice Eryn Jean Norvill. La dame en question jouait la fille du personnage de Rush dans la pièce King Lear, qui avait été présentée dans un théâtre de Sydney entre 2015 et 2016.

Le juge a déterminé que les articles avaient un caractère diffamatoire, notamment parce qu’ils affirmaient que Rush était un pervers et un prédateur sexuel, sans fournir de preuve pour étayer ces déclarations.

L’éditeur et le journaliste font appel du jugement.

Cinéma

Cannes: Xavier Dolan, les amis d’abord

CANNES — Xavier Dolan et son équipe arboraient des mines réjouies, et des traits tirés, au lendemain de la présentation de Matthias & Maxime en première mondiale au 72e Festival de Cannes. Celles du soulagement après un accueil chaleureux. Mais aussi du plaisir de vivre ce «rêve», cette expérience magique «ensemble» pour ces amis à la vie et à l’écran. Ce film, «c’est un hommage à la force de cette amitié», a expliqué l’artiste.

Le réalisateur québécois espérait également, lorsqu’ils ont commencé à travailler ensemble sur ce projet, qu’ils pourraient partager avec eux «le vertige, le stress»qui «m’habitent depuis dix ans» sur la Croisette — et le «manque de sommeil», a lancé l’actrice Catherine Brunet sous les éclats de rire.

Cinéma

Daniel Craig opéré à la cheville après s'être blessé sur le plateau du nouveau James Bond

NEW YORK — Le comédien britannique Daniel Craig va être opéré à la cheville après s'être blessé lors du tournage du nouvel épisode de la saga James Bond, un incident qui ne modifie pas le calendrier de production.

Daniel Craig s'est blessé lors du tournage en Jamaïque de son cinquième film dans la peau de l'espion le plus célèbre du monde, a indiqué mercredi le compte officiel James Bond sur Twitter.

Cinéma

Vaine tentative de censure et agacement de Tarantino à Cannes

CANNES - Le sparadrap sur les portables des journalistes venus interroger Brad Pitt et DiCaprio, le retour de la glace géante... Ce qui a marqué la neuvième journée de compétition du 72e Festival de Cannes, mercredi.

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- Sparadrap

Interviewer Tarantino, Pitt, DiCaprio et Robbie est une opportunité qui profite à peu de médias, mais qui a son coût. Au lendemain de la projection de «Once Upon a Time... in Hollywood», le service de presse de la production a fait coller un morceau de sparadrap sur les objectifs des smartphones pour éviter que les journalistes ne filment les tables rondes auxquelles ils étaient conviés. Après quoi consigne a été donnée de ne pas évoquer certains sujets, comme  #MeToo. Des contraintes qui se sont révélées absolument vaines: les journalistes ont décollé leurs sparadraps et posé les questions qu’ils ont voulu, sans qu’aucun des artistes ne s’en émeuve.

- Le mariage

«Ma manière de faire des choses est différente, car je me suis marié il y a six mois, je sais maintenant pourquoi: j’attendais l’idéal», a déclaré à la conférence de presse le réalisateur américain Quentin Tarantino devant son épouse, Daniella Pick assise au premier rang de la salle.

- Agacé

Le même cinéaste est apparu agacé lorsqu’une journaliste lui a reproché de donner trop peu de répliques à l’actrice Margot Robbie dans «Once Upon a Time... in Hollywood». «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites», a laconiquement répondu le réalisateur, visage fermé.

- Ressemblance

L’actrice Margot Robbie qui incarne, l’actrice Sharon Tate dans «Once Upon a Time... in Hollywood» porte la même coiffure que l’actrice américaine lors de sa dernière venue au Festival en 1968: cheveux longs avec de fines tresses sur les côtés.

- Palme Dog

«Une Palme serait évidemment quelque chose de fantastique. Je ne sais pas ce qui m’attend samedi. En revanche, j’espère vraiment qu’on aura la Palme Dog ! Ça serait un outrage sinon», s’est exclamé Quentin Tarantino à propos de la récompense remise depuis 2001 à la meilleure prestation canine dans un film. Dans son long métrage en compétition à Cannes, le personnage campé par Brad Pitt a un molosse adorable, qui sait avoir du mordant quand cela est nécessaire.

- La glace retrouvée

Le bâtonnet de glace doré de deux mètres de long et 20kg de la marque Magnum qui avait été dérobé dans la nuit de samedi à dimanche sur la plage commanditée a été retrouvé, annonce l’attaché de presse sur son compte Twitter remerciant le journal Nice-Matin qui avait lancé un appel à témoin pour le retrouver, ainsi que le commissariat de police de Cannes. Selon le quotidien c’est une brocanteuse qui a découvert l’objet près d’un conteneur poubelle.

Cinéma

Un autre triomphe pour Xavier Dolan à Cannes

CANNES — Le Festival de Cannes a toujours été bon pour Xavier Dolan et il ne fera pas exception pour «Matthias & Maxime», chaleureusement applaudi pendant huit minutes après sa première mondiale mercredi : un autre triomphe. Le cinéaste québécois livre un drame intime sur l’identité et l’amitié, tout en retenu (pour lui), superbement réalisé et interprété.

«Ça fait 10 ans que je suis débarqué à Cannes avec J’ai tué ma mère. Depuis, ç’a été tellement enrichissant, tellement de rencontres, tellement de moments comme ceux-ci. Merci, c’est tout», a-t-il bafouillé à la fin de la projection.