Cinéma

Le nouveau «Roi Lion»: un film en 3D pas comme les autres

LOS ANGELES — Les remakes en 3D de dessins animés classiques par Disney ont fait fureur au box-office ces dernières années, mais le studio compte sur son dernier-né, «Le Roi Lion», pour se propulser au sommet.

Avec un budget de 325 M$ et une distribution de vedettes comme Beyoncé pour les voix des personnages, les attentes sont grandes pour ce film qui retrace l’histoire culte du lionceau Simba vengeant la mort de son père.

Signe prometteur : la bande-annonce du nouveau Roi Lion a été regardée 225 millions de fois en 24 heures à sa sortie en novembre, battant des records chez Disney.

Presque chaque scène du film qui sort vendredi, de la crinière scintillante de Mufasa aux yeux étrangement réalistes des hyènes, a été créée à partir d’images générées par ordinateur.

Pourtant, Le Roi Lion n’est pas un film d’animation en 3D conventionnel.

Cinéma

Spider-Man reste en tête du box-office

NEW YORK — Le nouveau volet des aventures de l’homme-araignée, «Spider-Man: Loin de siens» a passé un second week-end au sommet du box-office nord-américain, devançant largement la concurrence, notamment «Histoire de jouets 4», selon des chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Le septième film de la série, bien accueilli par la critique, a enregistré 45,3 millions de dollars de recettes aux États-Unis et au Canada de vendredi à dimanche.

Encore assez nettement en retrait par rapport aux épisodes les plus populaires en Amérique du Nord avec 274,5 millions de dollars de billets vendus depuis sa sortie, Spider-Man: Loin des siens pourrait prochainement devenir le volet aux meilleurs recettes mondiales, avec 847 millions de dollars à date contre 890 millions pour Spider-Man 3 (2007), selon les chiffre du site Box Office Mojo.

Le film reprend l’histoire de Spider-Man après la tragique conclusion d’Avengers: Phase finale. Peter Parker, l’héroïque adolescent qui se cache sous le masque de l’homme-araignée, effectue en séjour touristique en Europe avec son lycée, qui va se révéler mouvementé.

Loin derrière la nouvelle production du studio Marvel arrive «Histoire des jouets 4», qui maintient le cap avec 20,6 millions de dollars sur trois jours et 346,3 millions depuis sa sortie le 20 juin.

Sur la troisième marche du podium se place Terreur dans la tempête, une production hollywoodienne réalisée par le Français Alexandre Aja, grand spécialiste des films d’horreur (La colline a des yeux).

Bien accueilli par la critique, qui y a vu un honnête film de genre, Terreur dans la tempête se situe en Floride, frappée par un ouragan et une invasion d’alligators géants, qui font des ravages. Pour son premier week-end, il a réalisé 12 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord.

Autre sortie, mais dans un tout autre genre, la comédie déjantée Stuber arrive en quatrième position, avec 8 millions de dollars de billets vendus aux Etats-Unis et au Canada de vendredi à dimanche.

Troisième le week-end dernier, Yesterday rétrograde en cinquième position, avec 6,7 millions de dollars, et 48,3 millions en trois semaines.

Voici le reste du top 10:

6 - Aladdin: 5,8 millions de dollars sur le week-end et 331,4 en huit semaines

7 - Annabelle 3: Retour à la maison: 5,5 millions de dollars et 60,7 en trois semaines

8 - Midsommar: solstice d’été: 3,5 millions de dollars et 18,4 en deux semaines

9 - Comme des bêtes 2: 3,1 millions de dollars et 147,1 en six semaines

10 - Hommes en noir 3: International: 2,2 millions de dollars et 76,4 en cinq semaines

Cinéma

Des féministes manifestent contre la projection du film «Unplanned» au Québec

MONTRÉAL — Quelques dizaines de manifestants ont répondu à l’appel du collectif La Riposte féministe, vendredi après-midi, devant le cinéma Guzzo du Marché Central, à Montréal, l’une des cinq salles où est maintenant présenté le film «Unplanned» au Québec.

Les cinémas Guzzo sont pour l’instant les seuls de la province à projeter ce drame, à la fois produit et distribué par des entreprises chrétiennes, que certains dénoncent comme de la propagande antiavortement.

Le long-métrage s’inspire de l’histoire d’Abby Johnson, l’ex-directrice d’une clinique de planification familiale devenue une figure de proue du mouvement soi-disant «pro-vie».

Les militants réunis vendredi brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire «Touchez pas à nos ovaires» et ils scandaient des slogans tels que «Guzzo, macho, tu nous casses le clito!» et «Pas de profits pour les antichoix!».

En entrevue avec La Presse canadienne, une membre de La Riposte féministe a appelé au boycott des cinémas Guzzo en faisant valoir que leur propriétaire, Vincent Guzzo, a tort d’invoquer la liberté d’expression pour défendre sa décision de projeter «Unplanned».

«Ce film-là se présente comme de l’information neutre sur l’avortement alors que c’est un ramassis de mensonges qui essaie de pousser la peur et la culpabilité», s’indigne Sonia Palato, qui cite en exemple une scène d’avortement sanglante dans laquelle le personnage qui subit la procédure hurle de douleur.

«Instrumentaliser les émotions des gens, ça ne participe pas à un débat démocratique. C’est de la manipulation, avance-t-elle. Quand on est un diffuseur de cinéma, on a une responsabilité à prendre sur le message qu’on passe et se cacher derrière la liberté d’expression, c’est ne pas faire face à ses responsabilités.»

Pour Sonia Palato, le débat devrait porter non pas sur la légitimité du droit à l’avortement, mais bien sur son accessibilité qui laisse à désirer pour certains groupes plus vulnérables tels que les nouveaux arrivants.

Cineplex compte parmi les autres exploitants de salles de cinéma ayant choisi de présenter «Unplanned» au Canada. L’entreprise projette le film depuis vendredi dans 14 salles de son réseau, toutes à l’extérieur du Québec. Dans un communiqué publié plus tôt cette semaine, son président et chef de la direction, Ellis Jacob, a déclaré ne pas avoir pris cette décision à la légère.

«Je comprends les préoccupations concernant ce film, mais c’est à chacun d’entre nous de décider si nous voulons aller le voir ou non. Au Canada, nous sommes chanceux d’avoir cette option, et je pense que c’est un point important à retenir», a-t-il soutenu.

Les tracts distribués aux passants par La Riposte féministe vendredi accusent Guzzo et Cineplex de «faire du profit sur le dos de la santé sexuelle et reproductive des femmes cis, des hommes trans et des personnes non binaires et queers» dans un contexte où leur autonomie corporelle est sous attaque.

Les groupes antiavortement sont plus actifs qu’on ne le croit au Canada, galvanisés par les récentes avancées de leur mouvement aux États-Unis, signale-t-on.

L’un d’entre eux, Campagne Québec-Vie, indique sur son site web avoir mené «une longue lutte» pour la venue de ce film au Canada, dans l’espoir de rallier des gens à sa cause en montrant «divers aspects tragiques ou peu ragoûtants de l’avortement».

Cinéma

Le film de la semaine: «Le dernier homme noir de San Francisco» ****

CRITIQUE / «Le dernier homme noir de San Francisco» («The Last Black Man in San Francisco») devrait aboutir sur à peu près toutes les listes des meilleurs films de 2019. Ce long métrage magistral évoque autant le drame d’un jeune homme qui a perdu ses repères qu’une amitié hors-norme. Joe Talbot a de quoi être fier de cette première œuvre, primée à Sundance.

Dès les premiers plans — un long travelling qui suit une fillette gambadant sur le trottoir, un ralenti avec de la musique et une voix hors champ —, le spectateur sait qu’il aura droit à un bel objet cinématographique. Talbot affiche une surprenante maîtrise de la réalisation. Juste assez d’audace — aucunement maniérée — et beaucoup d’esprit dans ce récit sur la vie rêvée de Jimmie Fails : Le dernier homme noir… est largement autobiographique.

Cinéma

Mort de l'acteur Rip Torn, Z dans «Hommes en noir»

NEW YORK — L’acteur américain Rip Torn, qui incarnait le rôle de Z dans «Hommes en noir», est mort mardi à l’âge de 88 ans, a annoncé son agent.

«Torn est parti en paix cet après-midi [...] dans sa maison de Lakeville, dans le Connecticut, à l’âge de 88 ans. Sa femme Amy Wright, et ses filles Katie Torn et Angelica Page étaient à ses côtés», a annoncé Rick Miramontez dans un communiqué. 

«R.I.P [Rest in peace] Rip», a écrit son partenaire à l’écran dans Hommes en noir, Will Smith, sur son compte Instagram, accompagnée d’une photo des deux acteurs dans une scène d’une des plus grosses superproductions américaines des années 90. 

Né Elmore Rual Torn le 6 février 1931, au Texas, Rip Torn s’était d’abord illustré au théâtre, jusqu’à être sélectionné pour un Tony Award (récompenses théâtrales américaines) en 1960 pour son rôle dans la pièce de Tennessee Williams Doux oiseau de jeunesse. Il avait également été sélectionné en 1984 pour l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour Cross Creek. 

Dans les années 90, Torn avait joué le rôle d’Artie, le producteur d’un talk-show, dans la série télévisée The Larry Sanders Show. Une performance saluée par un Emmy Award en 1996. Avec plus de 200 films de télévision et de cinéma à son crédit, Torn avait notamment incarné Louis XV dans le Marie-Antoinette de Sofia Coppola en 2006. 

Cinéma

«Menteur»: le «Mozart de la bullshit» ** 1/2

CRITIQUE / Les films d’Émile Gaudreault sont à l’été ce que sont des plats comme la tourtière à l’hiver : une recette simple qui offre du réconfort. Le réalisateur des Père en flic renoue avec Louis-José Houde pour une histoire abracadabrante à propos d’un menteur compulsif— le «Mozart de la bullshit» — dont la mythomanie va conduire la Terre sur le bord de la 3e Guerre Mondiale. Rien de moins.

L’amusante prémisse de Menteur débordait de promesses, qui ne seront pas entièrement comblées. En cette ère post-factuelle, des moines bouddhistes craignent que «celui-qui-ment-comme-le-vent» provoque un dérèglement mondial en altérant la réalité.

Cinéma

L'accusateur de Kevin Spacey refuse de témoigner

NANTUCKET — L'homme qui accuse Kevin Spacey de lui avoir fait des attouchements dans un bar du Massachusetts en 2016 a refusé de témoigner, lundi, alors qu'il était interrogé par l'avocat de l'acteur sur des textos qui, selon la défense, auraient été supprimés.

Le refus de l'homme de témoigner a amené le juge à s'interroger sur la viabilité de la poursuite contre l'acteur oscarisé.

Arts

Menteur : dans la peau du «Mozart de la bullshit»

On parle déjà de Menteur comme la comédie de l’été au Québec. Cette production, qui marque une quatrième collaboration entre le réalisateur Émile Gaudreault et Louis-José Houde, plonge les spectateurs dans la vie de Simon, un mythomane aussi détestable qu’attachant.

Dans la peau de ce « Mozart de la bullshit » qui voit soudainement ses mensonges se concrétiser, Louis-José Houde s’est visiblement amusé... à sa façon. 

« J’ai fait quelques films, mais je n’ai pas de formation d’acteur. Je fais ça avec beaucoup d’humilité et d’écoute. Il n’y a pas beaucoup d’improvisation (...) Émile me laisse faire énormément de scènes ; je ne suis pas quelqu’un qui arrive dessus tout de suite, comme certains confrères et consœurs. Émile est très patient avec moi », racontait l’humoriste/comédien aux médias, cette semaine, à l’issue du visionnement de presse. 

Jouer un menteur compulsif « qui écœure tout le monde autour de lui » a été particulièrement agréable, dit-il, en avouant que son statut d’humoriste ne lui a jamais nui au cinéma. « Jamais personne, à aucun moment, ne m’a fait sentir outsider. Je suis très confiant sur un plateau. »

Dans cette production de 7 millions $, qui a nécessité 45 jours de tournage sur trois mois, Houde apparaît aux côtés d’acteurs d’expérience de la trempe d’Antoine Bertrand, Geneviève Schmidt, Anne-Élisabeth Bossé, Luc Senay, Véronique Le Flaguais, Patrice Coquereau, Marie-Lise Pilote et Sonia Vachon. 

Histoire fantaisiste 

Bien que les comparaisons avec Liar Liar avec Jim Carey soient inévitables, l’inspiration serait née d’un menteur compulsif évoluant dans l’entourage d’Émile Gaudreault. Il n’en fallait pas plus pour y voir un excellent sujet de long métrage. 

Mais au-delà des dizaines de mensonges possibles — et de leur potentiel comique —, il fallait écrire une histoire qui se tenait et où les sentiments avaient leur place. « S’il n’y a pas d’émotion, on fait ça pour rien, ça devient juste une farce », fait remarquer le réalisateur, qui est aussi coscénariste du film. 

De là l’idée de confronter Simon à ses mille et un bobards, en l’obligeant à les « réparer » un à un pour retrouver une vie normale et éviter une catastrophe imminente. Là-dessus, Émile Gaudreault n’a pas hésité à pousser la fantaisie à l’extrême, avec effets spéciaux et situations invraisemblables à l’appui. Et il l’assume complètement.

« Quand j’écris une histoire, je me demande comment je peux la rendre intéressante jusqu’à la fin. J’ai la préoccupation qu’elle se renouvelle pour continuer à surprendre les gens. Mais ça ne peut pas être n’importe quoi, juste parce que j’ai eu un flash. Il faut que le rythme soit naturel. Tous les bons scénarios, selon moi, se transforment constamment, se complexifient, un peu comme une plante qui pousse. »

Révélation 

Véritable révélation du film, l’actrice Catherine Chabot semblait aux anges parmi tous ces acteurs de renom, qualifiant de « boutte du boutte » ce premier rôle principal dans sa carrière, elle qui baigne surtout dans l’univers du théâtre. Il a fallu quatre auditions pour que la comédienne soit confirmée dans son rôle de Chloé, la traductrice (de russe) sans filtre qui s’amourache de Simon. 

« C’est un personnage qui me ressemble dans la vie », a-t-elle souligné, ravie que la production ait reconnu son côté comique. 

Ses nombreuses répliques en russe ont par ailleurs nécessité toute une préparation. « Je n’ai pas appris le russe, j’ai appris phonétiquement. Je ne savais pas ce que je disais ! J’ai été coachée. C’est un très beau défi dans lequel j’ai plongé avec joie. »

Émile Gaudreault s’est réjoui de la découverte de ce nouveau visage. « Catherine a un grand talent et de l’instinct. »

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Menteur sort en salle le 10 juillet.

Arts

Antoine Bertrand... en jumeau!

Vous ne rêvez pas. Dans Menteur, on a confié à Antoine Bertrand le rôle du jumeau de Louis-José Houde. Il n’en fallait pas plus pour donner au film la cocasserie recherchée.

Car malgré cette improbable association, la chimie passe entre les deux comédiens. «Moi et Louis-José, on se connaissait très peu, à part une scène de Virginie qu’on avait tournée il y a bien longtemps. Mais là, c’est à la vie à la mort. Quand on embarque dans un marathon de comédie comme ça, ça resserre les liens et tout le monde pagaie dans la même direction, celle du rire», affirme-t-il au sujet de son partenaire de jeu.

Victime des fabulations de son frère Simon (Louis-José Houde), Phil (Antoine Bertrand) devient le gars le plus malchanceux qui soit. Vraiment.

Quand on lui demande si Menteur est le long métrage où il a été le plus malmené, le Granbyen d’origine confie qu’il a terminé le tournage avec des maux physiques. «À force de jouer ce gars badlucké et stressé, ça m’a tellement tendu que j’ai eu un problème de cou!»

Avec sa verve habituelle, Antoine Bertrand a rejeté la comparaison avec Liar Liar. 

«Ce serait un peu réducteur de le comparer. La proposition de Menteur est tellement forte que je trouve surprenant que personne ne l’ait fait avant. Quand on y pense, le mensonge est toujours à la base de la comédie. Chaque fois qu’on rit, si on fouille un peu, il y a un mensonge derrière. De prendre cette idée et de la développer durant deux heures, c’était brillant.» 

Cinéma

L'Incroyable histoire de facteur Cheval: Le palais du fou ***

CRITIQUE / Le titre de ce drame biographique de Nils Tavernier est extrêmement bien choisi. L’histoire de Ferdinand Cheval, homme modeste et humble, qui décide de construire à la main un palais pour sa fille est incroyable. Et fascinante. Le cinéaste français livre un film bien tourné sur l’amour inconditionnel et le courage dans les épreuves d’une chienne de vie.

Ce Palais idéal que le postier a érigé, pierre par pierre, pendant une trentaine d’années tient encore debout, un siècle plus tard. Classé monument historique par la France, il est considéré comme un chef-d’œuvre d’architecture naïve.

Cinéma

Gaza: La prison à ciel ouvert *** 1/2

CRITIQUE / Près de deux millions d’habitants s’entassent dans Gaza, une bande de terre de 41 kilomètres le long de la mer pratiquement encerclée par Israël. Ce qui fait dire à un des protagonistes de ce percutant documentaire sobrement intitulé «Gaza» que le lieu est comme une grande prison à ciel ouvert. Avec aucune possibilité de libération…

Garry Kean et Andrew McConnell ont choisi la bonne approche pour leur long métrage. Délaissant l’angle sociopolitique, ils donnent la parole à ces Palestiniens qui y tentent de vivre un semblant de vie normale. Leur œuvre n’en est pas moins engagée.

Cinéma

Olivier Masset-Depasse revisite Hitchcock avec «Duelles»

PARIS — Olivier Masset-Depasse aurait pu être bédéiste, lui qui a bénéficié très jeune de l’amitié de Franquin. Mais un choc cinématographique avec Lynch a fait bifurquer sa trajectoire. On peut y voir une certaine influence dans «Duelles», mais le réalisateur belge a surtout voulu revisiter le suspense à la Hitchcock. Son long métrage s’attarde au destin croisé d’Alice et Céline, deux voisines dont l’amitié va prendre une tournure étrange lorsque l’enfant de l’une d’elles fait une chute mortelle...

Q Il semble que ce long métrage est né de l’envie d’adapter Derrière la haine, le roman d’une amie?

Cinéma

Le film de la semaine: «Spider-Man — Loin des siens» ***

CRITIQUE / Jon Watts et ses acolytes ont tenté toute une pirouette acrobatique pour «Spider-Man — Loin des siens» («Far From Home») : amalgamer comédie sentimentale mièvre avec film d’action fantastique. Le résultat s’avère boiteux et formaté pour un public cible d’ados en vacances estivales, mais il s’avère un épilogue logique à la saga des Avengers.

Parlant de congé, Peter Parker (Tom Holland, charmant) part pour l’Europe avec sa classe et un duo de profs avec les pieds dans la même bottine. Il laisse son costume de Spider-Man à New York — l’ado veut tenter, très maladroitement, de conquérir le cœur de MJ (Zendaya), pas sauver le monde! Heureusement, tante May (Marisa Tomei) veille au grain.

Cinéma

L’Italie s’apprête à accueillir le tournage du prochain James Bond

ROME — Les préparatifs vont bon train dans le sud de l’Italie, dont deux régions s’apprêtent à accueillir les équipes de tournage et les acteurs du prochain James Bond, 25e opus de la série avec Daniel Craig dans le smoking du célèbre agent 007.

La ville de Matera, en Basilicate, capitale européenne de la culture 2019, et Gravina di Puglia, dans les Pouilles, ont été choisies par la production pour servir de théâtre à plusieurs scènes du film, selon les sites internet des deux communes du sud de la péninsule.

«Après avoir accueilli plusieurs productions nationales et internationales, nous allons affronter James Bond», s’est réjoui le maire de Gravina di Puglia, Alessio Valente.

Si les détails et les dates du tournage sont encore tenus secrets, le site de Gravina indique que la commune sera concernée pendant les mois «d’août et de septembre» par plusieurs séquences du film qui n’est encore connu que sous le nom de code «Bond 25».

«La phase cruciale approche», a précisé Alessio Valente dans un communiqué publié mardi après une réunion en mairie à laquelle ont participé les représentants de Lotus Production SRL, chargée de la production déléguée pour l’Italie du nouvel épisode des aventures du héros créé par Ian Fleming.

Selon des indiscrétions parues dans la presse locale, il semblerait que ce ne soient pas les célèbres Trulli, emblématiques habitations à toit conique des Pouilles, qui intéressent la production, mais une gare ferroviaire située sur la commune.

Daniel Craig de retour

L’acteur britannique Daniel Craig, qui endossera pour la cinquième (et dernière fois) le costume de 007, devrait aussi réaliser dans l’été quelques scènes d’actions dans la cité millénaire de Matera, en Basilicate.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Matera est connue pour ses maisons troglodytiques en pierre creusées à flanc de ravins dont certaines ont été transformées en boutiques ou en hôtels de luxe.

Matera a déjà servi de décor pour d’importantes productions cinématographiques dont L’Évangile selon Saint Matthieu (1965) de Pier Paolo Pasolini ou La Passion du Christ (2004) de Mel Gibson.

L’Italie a déjà accueilli à plusieurs reprises des tournages de James Bond : sur les rives du Tibre à Rome pour le récent Spectre ainsi qu’à Sienne, Venise, en Sardaigne ou sur les montagnes de Cortina d’Ampezzo (Vénétie).

Les acteurs et actrices Rami Malek, Naomie Harris, Léa Seydoux et Ben Whishaw figureront au générique du 25e épisode réalisé par l’Américain Cary Fukunaga, et dont la sortie est prévue en avril 2020.

Cinéma

La prochaine «Petite Sirène» de Disney sera une chanteuse de R&B noire

LOS ANGELES — La chanteuse de R&B noire américaine Halle Bailey, 19 ans, va incarner la princesse Ariel dans l'adaptation en prise de vues réelles de «La Petite Sirène», a annoncé Disney mercredi.

Halle Bailey, qui forme le duo Chloe x Halle avec sa sœur, a réagi sur Twitter en disant que son «rêve devenait réalité». Elle a accompagné son tweet d'un dessin représentant la princesse Ariel - rousse à la peau pâle dans le dessin animé - avec la peau foncée et des cheveux noirs.

Cinéma

Rami Malek n’aurait pas joué un méchant «identifié à une religion» dans James Bond

LONDRES - L’Américain d’origine égyptienne Rami Malek n’aurait pas joué le méchant dans le 25e opus de James Bond, dont le tournage est en cours, si le personnage, un terroriste, «reflétait une idéologie ou une religion».

Il s’est assuré que ce ne serait pas le cas avant d’accepter le rôle, craignant que ses origines ne puissent être détournées à des fins caricaturales, dans des déclarations au tabloïd britannique Daily Mirror publiées mercredi.

Il a ainsi posé ses conditions au réalisateur Cary Fukunaga, confiant lui avoir dit: «On ne peut pas identifier (le personnage) avec tout acte de terrorisme reflétant une idéologie ou une religion (...). Si c’est la raison pour laquelle je suis votre choix, alors vous ne pouvez pas compter sur moi».

«Mais ce n’était clairement pas (l)a vision» de Cary Fukunaga. Le méchant «est un terroriste d’un tout autre genre», a ajouté Rami Malek.

L’acteur de 38 ans est issu d’une famille de coptes égyptiens immigrés dans la banlieue de Los Angeles, aux États-Unis.

Cinéma

«Unplanned», un film controversé antiavortement arrive au Canada

TORONTO — Un film américain controversé contre l’avortement doit bientôt sortir dans les salles canadiennes, et le distributeur se prépare à d’éventuelles manifestations.

Plus de 24 cinémas à travers le pays - dont au Québec - doivent projeter «Unplanned» pendant une semaine à partir du 12 juillet, un film qui a suscité un débat intense lors de la sortie américaine du studio de production chrétien Pure Flix.

Ashley Bratcher joue le rôle d’une directrice d’une clinique Planned Parenthood au Texas, qui devient oratrice antiavortement après avoir vu «quelque chose qui a tout changé» pour elle, selon une description figurant sur le site web du film.

Cary Solomon et Chuck Konzelman ont coscénarisé et coréalisé le long métrage de fiction, basé sur un mémoire du même nom rédigé par la militante antiavortement Abby Johnson.

BJ McKelvie, pasteur et président du distributeur canadien établi à Fredericton, Cinedicom, a affirmé que certains groupes avaient signifié leur intention de manifester contre le film, mais qu’il y aurait aussi des gens qui le soutiendraient.

«Nous avons une entreprise qui fait l’objet d’une surveillance particulière, alors il va y avoir de la sécurité là-bas. Il s’agit de The Movie Mill à Lethbridge, en Alberta. Il est regrettable qu’elle ait reçu beaucoup de menaces, beaucoup de courriels», a fait valoir M. McKelvie.

Cinéma

Keanu Reeves connaît une excellente année après des décennies de hauts et de bas

TORONTO — La surexposition peut assombrir la plus brillante des étoiles d'Hollywood... à l'exception, semble-t-il, de Keanu Reeves.

Le prolifique acteur d'origine torontoise vogue sur une vague vertigineuse de rôles au cinéma et à la télévision, tandis que les mèmes à son sujet et les hommages remplis d'adoration se multiplient sur internet depuis quelques mois.

Cinéma

Woody Allen en metteur en scène d’opéra à la Scala de Milan [VIDÉO]

MILAN — Woody Allen en metteur en scène d’opéra : la Scala accueille du 6 au 19 juillet «Gianni Schicci», dans une version créée par le réalisateur américain à l’image désormais brouillée par d’anciennes accusations d’agressions sexuelles.

Allen, qui avait mis en scène cet opéra de Puccini en 2008 à Los Angeles, propose dans le prestigieux théâtre la même version avec les élèves de l’Académie de la Scala, le baryton italien Ambrogio Maestri et le chef d’orchestre hongrois Adam Fischer.

«J’étais curieux de voir comment (les étudiants) gérerait la difficulté d’interpréter un opéra comique. J’ai été bluffé», a déclaré le réalisateur de 83 ans lors d’une conférence de presse à Milan où les journalistes n’étaient autorisés à lui poser des questions que sur cette production.

«Ils ont fait un travail extraordinaire, en interprétant l’opéra exactement comme je le voulais et comme Puccini l’avait pensé», a-t-il assuré.

Woody Allen a raconté avoir été approché par Placido Domingo pour mettre en scène cet opéra, mais qu’il avait fallu au ténor des années pour le convaincre avant sa première expérience à Los Angeles.

«Je ne savais pas si j’avais la capacité de faire une chose pareille, j’avais fait du cinéma et un peu de théâtre», a rappelé le réalisateur de «Manhattan» et d’«Annie Hall».

«C’est très différent d’un film, où tu fais une petite scène puis une autre en dehors de la séquence. Là, les artistes aiment interpréter toute l’oeuvre avec une énergie extraordinaire tout le temps», a-t-il dit.

L’opéra raconte comment une famille, affolée de voir le vieux Buoso Donati léguer tous ses biens au clergé, fait appel à Gianni Schicchi pour résoudre le problème : celui-ci se substitue au défunt pour dicter au notaire un nouveau testament et en profite pour s’attribuer l’héritage.

Pas de mémoires

«Nous avons décidé de faire une production dans un style cinéma néoréaliste des années 1950, comme les premiers films de Fellini», a expliqué le réalisateur.

Amateur d’opéra, il a rappelé qu’il avait «un très bon siège au Lincoln City à Manhattan», mais qu’il n’y voyait jamais les derniers actes parce qu’il devait se lever tôt. «Ce que je veux depuis toujours, c’est une soirée uniquement de troisièmes actes, afin de pouvoir voir tous ceux que j’ai manqués», s’est-il amusé.

Après la «première» de samedi, il rejoindra San Sebastian en Espagne, pour tourner une comédie romantique avec Christoph Waltz, Gina Gershon et Louis Garrel. Il poursuivra ainsi son hymne cinématographique aux grandes villes européennes, illustré par «Vicky Cristina Barcelona» en 2008 et «Minuit à Paris» en 2011.

Il a reconnu que ses films étaient mieux reçus en Europe, notamment en France et en Italie, qu’aux États-Unis, en soulignant que lui-même était amateur de films européens et qu’il y avait peut-être un processus d’«osmose».

Son 50e long métrage, «Un jour de pluie à New York», avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Selena Gomez et Jude Law, sortira en France le 18 septembre. Distribué par Amazon, il est bouclé depuis 2017, mais il n’est pas sorti début 2018 à cause des accusations qui ont resurgi.

Depuis le début de la vague  #MeToo, le cinéaste new-yorkais a été rattrapé par les accusations d’abus sexuels lancées par sa fille adoptive Dylan en 1992. À l’époque, les poursuites avaient été abandonnées après deux enquêtes distinctes de plusieurs mois.

Mais Dylan Farrow, soutenue par sa mère adoptive Mia Farrow et son frère Ronan Farrow - journaliste vedette de  #MeToo, dont les révélations ont contribué à faire tomber le producteur Harvey Weinstein -, a renouvelé début 2018 ses accusations, qu’Allen a toujours réfutées.

Plusieurs acteurs et actrices ont depuis pris leurs distances publiquement avec le réalisateur. Timothée Chalamet avait ainsi affirmé vouloir reverser son cachet à des associations caritatives défendant les femmes et la communauté LGBT.

Et selon le New York Times, son projet de mémoires ne trouve pas preneur auprès des maisons d’édition.

Cinéma

Garde-robe de Claudia Cardinale aux enchères: un chapitre de la libération de la femme

PARIS — La garde-robe de Claudia Cardinale, exposée jusqu’à jeudi chez Sotheby’s pour être vendue aux enchères d’ici au 9 juillet, reflète un chapitre de l’histoire de la libération de la femme, a déclaré l’actrice italienne à l’AFP.

«Nous avons pris conscience que ces robes montrent un chapitre d’histoire, non pas la mienne, mais celle de la femme. On sent, je crois, cette ‘‘libération’’, des femmes de ma génération», estime Claudia Cardinale, dans une réponse écrite à l’AFP.

Pour la spécialiste mode de Sotheby’s, Julia Guillon, on voit en effet «une certaine évolution dans cette collection, les premières robes de soirée sont plutôt sobres puis on a un pyjama emblématique d’un nouveau mode de vie plus décontracté, mais toujours élégant, et ensuite des robes plus libres des années 1970».

Chaque pièce correspond à un souvenir de la vedette du cinéma, comme une mini-robe bain de soleil en satin noir, des sequins roses sur la poitrine et le bas incrusté de satin vert et rouge, qui a été portée pour la première du film «Les Pétroleuses», avec Brigitte Bardot.

«C’est un joli souvenir, tout le monde nous voulait rivales, mais nous avons été complémentaires. Moi habillée en fille et la magnifique Brigitte en homme», a ajouté la vedette.

Estimée entre 6000 et 8000 euros (entre 9000 et 12 000 $CAN), la robe brodée de sequins haute couture par Nina Ricci, que Claudia Cardinale portait lors de la cérémonie des Oscars en 1965, sera l’une des plus convoitées.

«Elle pourrait dépasser les 20 000 euros», selon Julia Guillon. «C’est une robe mythique qu’elle a portée à plusieurs grandes occasions.»

La robe de cocktail brodée de pétales noirs griffée Nina Ricci que Claudia Cardinale porte dans la scène finale du «Cocu magnifique» de Antonio Pietrangeli (1964) pourrait atteindre 3500 euros en estimation haute.

Aperçu dans «Un Couple pas ordinaire» de Francesco Maselli (1968) dans lequel Claudia Cardinale partage l’affiche avec Rock Hudson, un manteau en cuir fermé par des brides, est estimé entre 2000 et 3000 euros.

Cinéma

Spider-Man — Loin des siens: un nouvel élan pour Marvel

LOS ANGELES — Spider-Man vient à peine de finir de sauver le monde avec les Avengers qu’il repart déjà à l’assaut du grand écran, en solo cette fois-ci, pour tenter de donner un nouvel élan à l’univers cinématographique Marvel et ses cohortes de superhéros.

La saga la plus longue et la plus lucrative de l’histoire du cinéma (22 films pour 21 milliards $) s’est en effet achevée avec Avengers — Phase finale, qui met un terme définitif à la menace du grand méchant Thanos.

Certains personnages emblématiques de la série Marvel ont disparu. Et Marvel garde jalousement secrets ses plans pour les films à venir, laissant dans le flou les fans et les sites spécialisés qui se perdent en conjectures.

Spider-Man — Loin des siens, qui sort le 2 juillet, propose quelques pistes.

Voyage gâché

Le film réalisé par Jon Watts reprend l’histoire de Spider-Man après la tragique conclusion d’Avengers — Phase finale. Peter Parker, l’héroïque adolescent qui se cache sous le masque de l’homme-araignée, attend impatiemment de partir en séjour touristique en Europe avec son lycée, tout en ruminant son coup de foudre pour une fille de sa classe.

Entre Venise, Prague et Londres, la comédie aurait presque pu être romantique si d’infâmes super-vilains ne venaient gâcher les vacances de Peter Parker et ses camarades.

On y croise au passage quelques visages familiers issus des précédents films qui peuvent constituer des indices sur la tournure que Marvel compte donner à sa «phase 4», nom donné à toute la série de films qui vont succéder à celui-ci.

«Ce qui vient après sera très différent, plutôt unique», a assuré à l’AFP le président des Studios Marvel, Kevin Feige.

«M. Stark est irremplaçable, mais je crois qu’il y a encore d’autres héros dans les parages, assez importants pour notre univers cinématographique, qui vont reprendre le flambeau dans différents rôles à responsabilité, et de manière surprenante, maintenant que Tony est parti», précise-t-il.

Joyau de la Couronne

Kevin Feige n’a pas donné davantage d’indications sur les heureux élus, mais Spider-Man est indéniablement un personnage central de la galaxie Marvel.

Depuis des décennies, il est le «joyau de la couronne» des bandes dessinées sur lesquelles Marvel a bâti son empire. Il est aussi l’un des superhéros ayant rapporté le plus à l’industrie cinématographique, y compris un Oscar l’an dernier pour le film d’animation Spider-Man : Dans le spider-verse.

Mais c’est Sony, concurrent de Marvel (racheté par Disney en 2009), qui détient les droits du personnage au cinéma et il aura fallu un accord historique et confidentiel en 2015 entre les deux géants d’Hollywood pour permettre d’intégrer la trame scénaristique de l’univers Marvel.

Les nombreux films consacrés à l’homme-araignée avant cette date n’ont d’ailleurs pas la même chronologie ni les mêmes protagonistes. Et ce n’est pas le jeune acteur britannique Tom Holland qui l’incarnait dans les productions Sony.

Malgré le succès de Spider-Man — Les retrouvailles en 2017, rien ne garantit que l’accord entre les deux studios va perdurer et M. Feige a refusé d’en dire plus à ce sujet lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP pour la sortie du nouvel opus.

Futur mystérieux

Les passionnés en apprendront peut-être davantage sur l’avenir de Marvel lors du Comic-Con de San Diego le mois prochain, où des annonces devraient survenir, selon les médias spécialisés.

Pour l’heure, la maison mère Disney a seulement fait savoir que des films Marvel devaient sortir en mai et novembre 2020, mais on n’en connaît même pas les titres.

Beaucoup espèrent que les Quatre Fantastiques et les X-Men (qui sont désormais dans le giron de Disney après le rachat de la Fox par le numéro un mondial du divertissement) rejoindront bientôt la fête.

D’après Kevin Feige, la «saga entièrement nouvelle» qui s’annonce pourrait impliquer «un personnage nouveau issu de nos comics, dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler» ou «un nouveau chapitre dans l’histoire d’un personnage que nous avons déjà mis à l’écran».

À quand la fin du suspense? «C’est bientôt l’heure», a-t-il répondu.

Comme s’il voulait mettre en alerte le fameux «sixième sens» de Spider-Man et de ses fans. 

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SPIDER-MAN LOIN DU QUEENS

Il tissait jusqu’à présent ses toiles sur les gratte-ciel de New York, mais pour son nouvel opus Spider-Man— Loin des siens, l’homme-araignée fait le tour des monuments historiques européens, de Venise à Londres en passant par les vieux quartiers de Prague.

Et pour cause, dans le film, le jeune Peter Parker — le héros qui se cache sous le célèbre justaucorps bleu et rouge — est en voyage scolaire avec la classe de son lycée américain.

Sites emblématiques

«Ce qui est bien avec Tower Bridge, c’est que nous avons enfin quelque chose pour que Spider-Man puisse se balancer», déclare à l’AFP le réalisateur Jon Watts, citant une scène épique du film qui se déroule sur le célèbre pont londonien, «formidable terrain de jeu» selon lui.

Les ponts et campaniles de Venise, autre théâtre de combat entre Peter Parker et les super-vilains qui s’acharnent à lui gâcher ses vacances, n’en sortent pas indemnes.

Ces «lieux emblématiques» sont très utiles pour les scènes d’action car «les gens comprennent tout de suite où ils sont», explique Jon Watts.

Comme le titre du film l’indique, les créateurs du film voulaient surtout voir ce qui se passait lorsqu’on sort l’adolescent héroïque et ses camarades de lycée de leur zone de confort.

L’idée leur en est venue lors de la tournée internationale de promotion du précédent film, Spider-Man — Les retrouvailles, avec les jeunes acteurs Tom Holland (Spider-Man) et Zendaya à Paris, Rome et Londres.

Jouer les touristes

Le président des studios Marvel, Kevin Feige, se souvient avoir alors pensé : «Ce serait amusant que les personnages joués par ces gamins qui nous accompagnent durant cette tournée fassent le même périple.»

Dans Spider-Man — Loin des siens, les adolescents américains et leurs enseignants enchaînent en effet toutes les mésaventures qui guettent les touristes inexpérimentés en terre inconnue, des balbutiements maladroits en italien aux musées inopinément fermés et autres ruelles labyrinthiques qui égarent les visiteurs.

«Nous avons fait beaucoup de films qui se déroulent à Manhattan», mais cette fois «nous voulions que ce gamin issu des classes populaires, qui n’est pas très sophistiqué, se retrouve dans une culture très, très différente, dans laquelle il ne sait pas vraiment comment se comporter», résume la productrice Amy Pascal.

Cinéma

Les nouvelles recrues de l’Académie des Oscars à 50% féminines, dont Lady Gaga

LOS ANGELES — Grâce à Lady Gaga, Claire Foy et Josiane Balasko, l’Académie des Oscars est devenue lundi encore un peu plus féminine, avec 50% de femmes dans la promotion d’artistes invités à rejoindre cette année les rangs de cette prestigieuse institution d’Hollywood, un record historique en matière de parité.

10 des 17 catégories professionnelles représentées aux Oscars, dont celle des réalisateurs, ont même recruté davantage de femmes que d’hommes, souligne dans son communiqué l’Académie des arts et sciences du cinéma, qui a choisi au total 842 nouveaux membres en provenance de 59 pays.

29% de la nouvelle promotion est constituée de «personnes de couleur», autrement dit toutes celles qui ne sont pas strictement d’origine européenne (noirs, asiatiques, latino-américains, arabes, polynésiens, métis, etc.), conformément à la définition habituelle pour les statistiques aux États-Unis.

En 2016, après plusieurs années de critiques cinglantes sur la composition de ses collèges, jugée trop masculine et trop blanche pour refléter la diversité de la société, l’Académie avait annoncé un doublement du nombre de femmes et de membres issus de minorités ethniques d’ici 2020.

Elle avait en effet besoin de sang neuf: à l’époque, 93% de ses 6.000 membres étaient blancs, à 76% des hommes, avec un âge médian de 63 ans.

Si les nouveaux membres acceptent l’invitation (c’est généralement le cas, à l’exception notable de Woody Allen et plus récemment d’Emmanuelle Seigner, pour protester contre l’expulsion de son époux Roman Polanski), la proportion de femmes au sein de l’Académie passera cette année à 32%, contre 25% en 2015.

L’Académie a déjà tenu sa promesse de doubler la proportion de «personnes de couleur», qui représenteront 16% de ses membres cette année contre seulement 8% en 2015. Parmi les nouveaux arrivants, on compte plusieurs artistes à la distribution de «Black Panther», comme les acteurs Sterling K. Brown, Winston Duke ou Letitia Wright, et de l’équipe de Crazy Rich Asians (le réalisateur Jonathan Chu et la comédienne Gemma Chan).

Heureuse élue, l’actrice mexicaine Marina de Tavira, en lice aux Oscars l’an dernier pour «Roma», a remercié sur Twitter l’Académie de lui avoir fait «cet honneur».

Lady actrice ou Gaga chanteuse ? 

Star de la fournée 2019, la diva pop Lady Gaga fait elle aussi son entrée à l’Académie. Elle devra toutefois choisir entre la catégorie «actrice», qui ne lui avait pas porté chance aux Oscars pour son film «A Star Is Born», et celle de la «musique», qui lui a valu la statuette de la meilleure chanson.

Dans le second cas, Lady Gaga rejoindrait Annie Lennox, du défunt duo pop britannique Eurythmics et gagnante d’un Oscar de la meilleure chanson pour le troisième volet du «Seigneur des Anneaux», la chanteuse Adele, elle aussi oscarisée, et son complice le compositeur Mark Ronson (Amy Winehouse, Bruno Mars, Miley Cyrus...)

Chez les acteurs, la presse spécialisée remarque l’arrivée de Claire Foy (Premier homme au cinéma, série télévisée The Crown) et d’Elizabeth Moss («Us», série «La Servante écarlate»).

Le jeune Tom Holland, qui incarne Spider-Man à l’écran, est aux côtés du vétéran Jean-Louis Trintignant, 88 ans, légende du cinéma français mondialement célèbre pour son rôle avec Brigitte Bardot dans Et Dieu... créa la femme (1956).

Côté français, Camille Cottin (Larguées, série Dix pour cent) est également sur la prestigieuse liste, comme l’actrice Mélanie Laurent qui, elle, est invitée par l’Académie en tant que réalisatrice (Galveston, Respire).

Pour doper sa diversité, l’Académie a été contrainte d’aller recruter à l’international, ce qui profite notamment aux artistes français.

Ils sont particulièrement bien représentés dans les rangs des scénaristes, où l’on trouve en tête Josiane Balasko (L’ex-femme de ma vie, Gazon maudit) et le duo formé par Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, ou encore Coline Serreau, Cédric Klapisch et Maïwenn.

Dans la très longue liste des nouveaux membres de la catégorie «animation», on note la présence du Japonais Katsuhiro Otomo, père du mythique manga «Akira» et de son adaptation sur grand écran.

Cinéma

«Histoire de jouets 4» s'accroche au box office nord-américain

LOS ANGELES — «Histoire de jouets 4» a maintenu sa pole position au box-office nord-américain pour le deuxième weekend consécutif, empochant 57,9 millions de dollars en trois jours, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Woody, Buzz Lightyear et leurs amis ont permis au film des studios Pixar-Disney de récolter 236,9 millions de dollars depuis sa sortie dans les salles obscures nord-américaines il y a dix jours.

Dans ce nouvel opus, le cow-boy Woody, délaissé par sa nouvelle petite propriétaire Bonnie, profite d’un voyage en camping-car pour convaincre Fourchette, fabriquée par la fillette avec une fourchette et trois bouts de ficelle, qu’il est bien un jouet.

C’est un jouet plus effrayant, la poupée Annabelle, qui revient pour mieux hanter les spectateurs et se hisser sur la deuxième marche du podium. Ce film d’horreur, baptisé Annabelle: La Maison du mal, le 7e de l’univers Conjuring, a obtenu 20,4 millions de dollars pour son premier weekend sur les écrans.

Dans ce thriller, la poupée maléfique, pourtant enfermée par ses démonologues, va croiser la route de leur fille âgée de 10 ans - interprétée par Mckenna Grace (Moi, Tonya) - et de ses amis. Frissons garantis.

Imaginez un instant, vous êtes le seul à avoir entendu parler des Beatles, pourquoi ne pas reprendre leur répertoire et décrocher votre place au panthéon musical ? C’est le scénario du film Yesterday, troisième du box-office pour sa sortie avec 17 millions de dollars assurés. Sur sa route, Jack Malik (Himesh Patel) va croiser, pour l’accompagner, le chanteur Ed Sheeran, interprétant son propre rôle.

«Aladdin», avec Will Smith dans le rôle du génie, est recalé au pied du podium, avec 9,3 millions de recettes. Après six semaines en salle, le film de Disney a engrangé 305,9 millions de dollars.

A la cinquième place, le film d’animation Comme des bêtes 2 récolte 7,1 millions de dollars et 131,2 millions depuis sa sortie il y a quatre semaines.

Ce weekend est aussi marqué par le retour sur les écrans de Avengers: Phase finale avec une version augmentée. Le long-métrage se place ainsi en 7e position, avec 5,5 millions de dollars de recettes.

Mais dix semaines après sa sortie, le 22e film de l’univers cinématographique Marvel court toujours derrière le record mondial détenu par «Avatar» à 2,788 milliards de recettes.

Avengers: Phase finale a récolté 2,761 milliards dans le monde dont 841 millions en Amérique du Nord.


Voici le reste du Top 10 :

6 - «Hommes en noir: International»: 6,5 millions (65 millions en 3 semaines)

8 - «Jeux d’enfant: La Poupée du mal»: 4,2 millions (23,4 en deux semaines)

9 - «Rocketman», biopic sur la vie d’Elton John: 3,8 millions (84,1 millions en cinq semaines)

10 - «John Wick Parabellum»: 3,1 millions (161,3 en sept semaines)

Cinéma

Des cinéastes inquiets du 2e mandat accordé au président de l’ONF

TORONTO — Claude Joli-Coeur a été reconduit dans ses fonctions de commissaire du gouvernement à la cinématographie et de président de l’Office national du film du Canada, malgré un différend avec un regroupement de réalisateurs au sujet de ses choix budgétaires.

Le ministre fédéral du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, a annoncé jeudi le renouvellement du mandat de M. Joli-Coeur pour trois autres années, poussant plus de 250 cinéastes indépendants réunis sous la bannière du groupe NFB/ONF Création à partager leurs préoccupations.

«L’Office national du film est en crise», a déclaré le réalisateur Chris Landreth, lauréat d’un Oscar, dans un communiqué du groupe.

«Seule une petite partie de l’allocation gouvernementale de l’ONF est maintenant consacrée à la production de films, ce qui se traduit par moins d’oeuvres produites et moins d’opportunités pour les artistes et les cinéastes», a-t-il ajouté.

NFB/ONF Création affirme que le financement dédié à la production de films a connu un déclin de 56 %  au cours des 16 dernières années, tandis que les dépenses consacrées à l’administration, au marketing et aux salaires des dirigeants ont «régulièrement augmenté».

Dans une entrevue téléphonique, vendredi, M. Joli-Coeur a contesté l’affirmation selon laquelle moins d’oeuvres ont été produites.

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Cinéma

«Star Wars» et ses effets spéciaux vus par les créateurs historiques de la saga

BEVERLY HILLS — Vous souvenez-vous de la scène de «Star Wars» où Luke Skywalker ressort de l’Étoile de la mort après avoir échoué à la détruire ? Ou encore celle où C-3PO le poursuit dans un escalier sur la planète Tatooine?

Non, et pour cause: prévues dans le scénario initial, ces scènes n’ont finalement jamais été tournées en raison des importantes limites techniques et financières qui prévalaient lors du tournage, en 1976, ont expliqué les créateurs historiques de la saga, invités jeudi soir par l’Académie des Oscars à Beverly Hills.

Lors de cet événement consacré à l’évolution des effets spéciaux dans les classiques de la science-fiction, les maîtres des trucages qui ont fait le succès du film de George Lucas ont comparé leurs bricolages de l’époque, à base de maquettes en bois, aux infinies possibilités désormais offertes par les images de synthèse.

«Les technologies et techniques des années 1970 imposaient des contraintes considérables sur la façon dont on devait réaliser les prises de vue», se souvient John Knoll, responsable de la création chez Industrial Light and Magic (ILM), la légendaire filiale spécialisée dans les effets spéciaux des studios Lucasfilm.

«Quand je dis ça, ce n’était pas la question de savoir si ça rendait bien visuellement, juste si on pouvait vraiment le faire ou pas!», insiste-t-il.

Il a donné pour exemple le célèbre costume de droïde doré porté par Anthony Daniels pour donner vie à C-3PO, qui lui cachait presque totalement la vue et limitait sérieusement sa capacité de mouvement dans les premiers films de la saga.

À deux reprises, les monteurs ont dû supprimer ou raccourcir des plans sur lesquels on voyait Anthony Daniels tenter en vain de monter les marches d’un escalier, engoncé dans son costume trop rigide.

À l’inverse, dans l’épisode Rogue One sorti en 2016, le robot humanoïde est entièrement généré par ordinateur, ce qui offre beaucoup plus de souplesse au réalisateur.

Le budget s’est lui aussi bien amélioré, même en tenant compte de l’inflation. Pour son tournage dans un hangar dépourvu de climatisation, le premier Star Wars disposait de 11 millions de dollars, alors que Rogue One pouvait compter sur 200 millions.

Marcia Lucas, ex-femme de George Lucas qui a gagné un Oscar pour le montage de Star Wars, a expliqué pour sa part comment elle avait vite compris que le montage envisagé pour l’attaque de l’Étoile de la mort par Luke Skywalker était beaucoup trop long.

Dans le scénario de départ, Luke était censé refaire un second passage après avoir raté son premier tir de torpille, contrairement à la version finalement retenue par l’équipe du film, où il se contente d’un nouveau tir -- gagnant celui-là.

«ILM était très content de ne pas avoir à faire l’autre moitié des effets spéciaux qu’aurait nécessité un second passage», a lancé Marcia Lucas.

Arts et spectacles

Précoce et talentueux, Nathan Ambrosioni tourne un premier film à 18 ans

Il a écrit et réalisé son premier long métrage à 18 ans, bien reçu en France, avec trois fois rien et sans connaître personne dans le milieu. Non, il ne s’agit pas de Xavier Dolan. Mais la précocité et le talent évident de Nathan Ambrosioni sur le très beau drame «Les drapeaux de papier» a imposé des comparaisons avec le réalisateur québécois. Le Français ne s’en offusque pas. Après tout, le véritable déclic s’est produit en visionnant «Mommy» : tout était possible!

Retour en arrière. Nathan a 12 ans. Ses amis le traînent de force au cinéma pour aller voir un film d’horreur. Il a déjà peur, il en ressort «terrorisé», mais complètement fasciné par «l’interaction entre l’objet et le spectateur».

Cinéma

Nils Tavernier: bon sang ne saurait mentir

PARIS — C’est l’histoire vraie d’un père qui se dévoue corps et âme à un rêve de fou : construire, à la main, pierre après pierre, un immense palais pour sa fille, il y a plus de 100 ans. Nils Tavernier, qui a vu son père Bertrand Tavernier bâtir une œuvre considérable, s’est senti interpellé par ce personnage atypique et hors norme. Au point de délaisser le documentaire pour tourner cette Incroyable histoire du facteur Cheval. Discussion chaleureuse sur l’influence paternelle, sa volonté d’être au service de l’histoire, la nature jusqu’au-boutiste de Cheval et l’orgueil dysfonctionnel des Français.

Q Jusqu’à quel point vous êtes influencé, ou pas, par l’œuvre de votre père, qui a réalisé, entre autres, Un dimanche à la campagne, La vie et rien d’autre, Que la fête commence, Capitaine Conan, etc. ?

Cinéma

Le film de la semaine: Les drapeaux de papier *** 1/2

CRITIQUE / Soyons honnête : «Les drapeaux de papier» est distribué au Québec d’abord et avant tout parce qu’il s’agit du premier long métrage d’un jeune prodige. Le drame épuré de Nathan Ambrosioni impressionne par sa réalisation maîtrisée et sa fine direction d’acteurs. Mais son récit, bien construit, aborde des sujets récurrents sans apporter une perspective différente ou totalement originale, notamment sur le concept relatif de liberté.

Les comparaisons avec Xavier Dolan sont inévitables, mais nous allons les éviter. Le réalisateur français de 19 ans ne met pas en scène son double et manifeste beaucoup moins de tics de réalisation pour ce premier film, à la facture plus sage. Il a toutefois puisé à sa sœur pour le personnage de Charlie (Noémie Merlant).

Arts et spectacles

Nous finirons ensemble: Une suite superflue et superficielle **

CRITIQUE / En 2010, «Les petits mouchoirs» a réussi l’exploit colossal d’accumuler 5,5 millions d’entrées en France. Le film de Guillaume Canet comptait sur un prétexte solide et une distribution de rêve. La suite était presque inévitable. Malheureusement. «Nous finirons ensemble» s’avère aussi superflue que superficielle.

Pour mémoire, le premier long métrage met en scène une bande d’amis — essentiellement des proches du réalisateur — qui se retrouvent chaque été pour célébrer le début des vacances. Cette année-là, avant leur départ, l’un d’eux se retrouve entre la vie et la mort à la suite d’un grave accident.

Cinéma

Mathias & Maxime sortira le 9 octobre

Les Xavier Dolan se suivent à une vitesse accélérée!

Après Ma vie avec John F. Donovan, son film en anglais à gros budget qui prendra enfin l’affiche le 28 août, voici que Mathias & Maxime sera sur grand écran à peine deux mois plus tard, le 9 octobre. 

Son huitième long métrage était en compétition au récent Festival de Cannes.