Christian Marcotte est le nouveau directeur du Musée des religions du monde de Nicolet.

Christian Marcotte succède à Jean-François Royal

TROIS-RIVIÈRES — Le Musée des religions du monde de Nicolet a officiellement annoncé lundi le nom de son nouveau directeur: il s’agit de Christian Marcotte un Nord-Côtier d’origine qui a dirigé pendant onze ans le Musée régional de la Côte-Nord. Il succède, rappelons-le, à Jean-François Royal qui a quitté son poste en octobre dernier pour prendre la direction du Musée Marguerite-Bourgeois/Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours de Montréal.

Afin d’assurer une fin de mandat sans trop de heurts, il assumera ses fonctions à Sept-Îles conjointement avec son nouveau poste jusqu’au 5 avril à raison de présences d’une durée de deux semaines consécutives à l’un et l’autre endroit en alternance.

Christian Marcotte est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’Université Laval obtenu en 1996 et d’une maîtrise en ethnographie de la même institution obtenue en 2000. Il a notamment suivi une formation à l’Institut national du patrimoine en France.

Le Musée des religions du monde de Nicolet présente actuellement une exposition de la photographe trifluvienne Julie Gascon intitulée Elles - Le périple des femmes tharues. Les photos mettent en lumière les conditions de vie des femmes tharues, peuple autochtone du sud-ouest du Népal dont les femmes sont soumises à l’esclavagisme. L’exposition est présentée jusqu’au 5 mai 2019.

De son propre aveu, l’intérêt envers le Musée des religions du monde tenait, bien sûr au défi stimulant que lui offre l’institution nicolétaine mais aussi à la possibilité qu’il lui donnait de se rapprocher de ses parents qui habitent dans Portneuf. «Je suis né sur la Côte-Nord mais je l’ai quittée pendant dix-sept ans pour mes études avant de revenir y travailler mais comme je suis papa d’un garçon de cinq ans, j’aimais la possibilité de me rapprocher de mes parents pour qu’on puisse se voir plus souvent. Ma conjointe étant originaire de la région de Québec, c’était avantageux pour nous deux d’avoir une vie familiale complète plus près de nos parents.»

Directeur d’un musée qu’il estime de la même envergure que l’institution nicolétaine, Christian Marcotte se dit prêt à relever, dans sa nouvelle institution, des défis qui lui sont familiers. «Tous les musées de tailles similaires font face aux mêmes contraintes de base, je dirais: la baisse des subventions, le sous-financement chronique, l’âge des bâtiments qui sont comparables entre Sept-Îles et ici, etc. Par ailleurs, je suis conscient que chaque musée a ses enjeux spécifiques qui tiennent à sa situation géographique, à sa thématique, etc. N’étant ici que depuis une seule semaine, je ne serais pas en mesure de vous parler de ceux auxquels fait face le Musée des religions du monde mais je dois dire que ce que je vois ici me plaît énormément.»

Le nouveau directeur connaissait le musée nicolétain pour l’avoir visité il y a une vingtaine d’années et il connaît Jean-François Royal qu’il a côtoyé dans différentes activités du monde muséal. Il est conscient que la thématique du musée a pu générer des controverses ces dernières années, ce qui ne semble pas l’intimider le moins du monde. «Je suis conscient que la religion est devenue un sujet délicat mais je le vois comme un défi très intéressant à relever. Je pense que ça risque d’être un peu plus houleux que ce que j’ai eu à affronter dans mon musée régional de la Côte-Nord mais je pense aussi que tout dépendra de la manière qu’on aura d’aborder la question. Je sais ce que Jean-François Royal a fait ici et je veux m’inscrire dans sa continuité et dans celle de la culture de l’institution.»

Comme la programmation des musées se conçoit au moins un an à l’avance, il estime qu’il faudra attendre ce temps avant de voir une exposition qui portera pleinement sa signature propre.

«La programmation pour la prochaine année qu’avait établie Jean-François avant son départ sera maintenue selon les paramètres établis.»