Cosmophone est composé, de gauche à droite, de Joseph Blais, Catherine Laurin, Daniel Quirion, Jérémie Essiambre et Aimé Duquet.

«C’est vraiment un tournant»

Trois-Rivières — Le groupe Cosmophone a eu le privilège de voir son nom sur la liste des 21 artistes sélectionnés pour participer aux Francouvertes qui donne une vitrine aux artistes musicaux de la relève. C’est donc avec beaucoup de fierté que Catherine Laurin, fondatrice du groupe, a accueilli la nouvelle. «On est vraiment content! On a travaillé tellement fort!», lance d’emblée la chanteuse du groupe qui se produira le 25 mars au Lion d’or à Montréal.

«C’est vraiment le fun! C’est vraiment un tournant pour le groupe de se faire donner cette chance-là! C’est un concours extraordinaire. Je suivais les artistes qui étaient choisis parce que je trouvais qu’ils allaient chercher des artistes underground que les gens ne connaissaient pas nécessairement et je trouvais que ça aide à faire du paysage musical québécois, un endroit qui est plus varié.»

Cet élan est d’autant plus apprécié que les membres du groupe Cosmophone ont fait le choix de produire leur dernier EP de façon indépendante. «On a tenté de faire des demandes de subventions mais c’est tellement, mais tellement compliqué à remplir! Il faut vraiment avoir un spécialiste dans son équipe parce qu’essayer de le faire par soi-même, ça n’a aucun sens.»

Les Francouvertes sont une grosse machine qui leur offre une visibilité auprès du public mais aussi la possibilité d’attirer les regards des bonzes de la musique. «Avec les Francouvertes, ça nous donne la chance d’être écoutés par des gens de l’industrie qui seront peut-être intéressés à croire en ce projet-là et à aller de l’avant.»

«On espère que notre musique soit entendue et que plus de gens nous découvrent grâce au spectacle et à la promotion. Ça nous permet de rencontrer d’autres artistes qui sont à la même étape que nous et, en plus, d’avoir la chance de jouer à de beaux endroits. C’est un beau package deal. Il y a beaucoup de choses qui rentrent en ligne de compte et qui peuvent nous donner le coup de main nécessaire pour réussir dans cette industrie-là.»

Comme tous les finalistes, Cosmophone disposera d’une trentaine de minutes pour convaincre les juges ainsi que le public qu’il mérite de passer à l’étape suivante. Catherine Laurin affirme que le groupe travaille toujours à choisir les morceaux mais aussi la présentation qui permettra de mieux connaître la formation. «On va pratiquer la musique mais aussi le spectacle. Visuellement, on va raffiner ce qui enrobe, ce qu’on veut faire ressortir de l’image du groupe. On va essayer d’aller chercher l’expérience totale Cosmophone. Ça nous pousse à aller dans cette direction-là et à penser à la mise en scène aussi. Ça nous amène aussi à explorer d’autres facettes de l’art.»

Une autre bonne nouvelle

Parallèlement à cette annonce, Catherine Laurin et sa mère, Francine Dufour, avaient une autre bonne raison de se réjouir. L’encan, qu’elles avaient mis sur pied pour aider à couvrir les frais engendrés par la médication que doit prendre la jeune musicienne atteinte de la maladie de Lyme, a été un véritable succès. «On a amassé plus de 6500 $! C’est un beau montant. On est vraiment contente de ce dénouement-là», lançait Catherine Laurin.

Sa mère était également enchantée par les fonds amassés mais aussi par l’élan de générosité des gens. «Honnêtement, je m’attendais à la moitié de ce montant!», lance-t-elle en ajoutant que certains items n’ont pas encore été mis sur Facebook. «Il y a quelques œuvres d’art avec lesquelles je vais poursuivre l’encan un peu. De plus, certaines personnes souhaitent faire des dons en argent. J’ai donc eu beaucoup de pression pour lancer une campagne de sociofinancement sur Gofundme du 15 au 17 février», mentionne Francine Dufour qui se réjouit de pouvoir enlever un peu de pression financière sur les épaules de sa fille.