Le Centre de la biodiversité du Québec s’apprête à rouvrir ses portes, mais sans son parcours interactif <em>L’écho des origines.</em>
Le Centre de la biodiversité du Québec s’apprête à rouvrir ses portes, mais sans son parcours interactif <em>L’écho des origines.</em>

Centre de la biodiversité du Québec: une réouverture sans L’écho des origines

BÉCANCOUR — Après plus de deux mois de fermeture en raison de la pandémie, le Centre de la biodiversité du Québec de Bécancour s’apprête à rouvrir ses portes au public cette fin de semaine. Si les visiteurs pourront avoir accès à la majorité des attraits du site dès le 27 juin, c’est toutefois une visite sans le parcours nocturne en forêt, L’écho des origines qui les attend.

Prise à contrecœur au début du mois de juin, la décision d’annuler et de repousser l’ouverture de ce parcours interactif d’un an était devenue inévitable pour l’organisation en raison des conditions strictes imposées par la santé publique.

«Comme les visiteurs doivent travailler en équipe dans ce parcours pour arriver à leurs fins et puisqu’il nous aurait fallu environ un mois pour le préparer, il était plus sage de ne pas le mettre en opération cette année et de continuer à travailler sur nos nouveautés. Mais c’est évidemment une décision crève-cœur que nous avons eu à prendre, puisqu’on avait prévu faire une ouverture officielle en grande pompe dès le début du mois de juin pour L’écho des origines qui avait été en rodage l’année dernière», avoue la directrice générale, Carole Bellerose.

Cela n’empêchera toutefois pas les visiteurs d’avoir accès à la quasi-totalité des attraits du site, incluant la projection multimédia Voyage au fond du Saint-Laurent, qui sera cependant accessible à un nombre plus limité de personnes à la fois. Ils pourront également profiter de l’exposition Le retour des géants de la préhistoire, jusqu’à l’exposition sur les mammifères dans le nouveau circuit adapté «Explo découverte» pour la saison estivale.

Les sentiers extérieurs seront par ailleurs accessibles, en plus de l’exposition «Panache, caribous et autres cervidés». Les visiteurs pourront également rencontrer de nouveaux pensionnaires lors de la réouverture.

Évidemment, dans le contexte, les animations de groupe ne pourront avoir lieu. Des visites semi-autonomes seront donc proposées aux visiteurs. Des guides seront toutefois sur place à des endroits précis afin de répondre aux diverses questions.

«Je suis très optimiste et même réaliste en ce qui a trait à l’expérience qui va être bonifiée de façon humaine pour nos visiteurs. Je suis d’ailleurs certaine que les gens ne verront pas la différence. Mais du côté financier, ce sera bien entendu impossible de récupérer ce qu’on a perdu au cours des derniers mois et je ne sais même pas encore si les groupes scolaires vont pouvoir venir en septembre. Si les groupes reviennent, ça va être parfait, mais on ne sait pas ce qui nous attend, donc on ne peut rien prévoir à l’heure actuelle», mentionne Mme Bellerose.

Place aux derniers préparatifs

De retour au travail depuis quelques semaines, les employés du Centre de la biodiversité sont quant à eux à pied d’œuvre depuis plusieurs jours afin de permettre l’ouverture du site dès samedi, et ce, dans le respect des règles sanitaires. Ainsi, des plexiglas seront ajoutés aux bureaux d’accueil.

Les visiteurs devront également suivre un parcours prédéterminé par le biais de flèches au sol afin de respecter les règles de distanciation sociale.

«Ces mesures sont nouvelles pour tout le monde. On veut vraiment que les gens se sentent en sécurité, donc on travaille en fonction de ça pour rendre notre lieu sécuritaire. Mais une chose est sûre, on est prêts à les accueillir, mais c’est certain qu’on est tous un peu stressés à quelques jours de la réouverture, car c’est une première pour tout le monde et on ne sait pas encore comment ça va réellement se passer. On s’est fait de nombreux scénarios, mais on va y aller avec le gros bon sens. On va faire comme nos pairs, on va y aller lentement mais sûrement.»

Prendre soin des animaux malgré la pandémie

Le 15 mars dernier, le Centre de la biodiversité du Québec a évidemment dû fermer ses portes comme bon nombre d’autres institutions, l’obligeant du même coup à mettre à pied tous ses employés temporairement. Malgré cette situation, les nombreux pensionnaires de l’endroit qui exigent des soins quotidiens ne pouvaient être laissés à l’abandon, ne serait-ce que pour leur alimentation.

Une logistique qui peut s’avérer compliquée lorsque tous les employés sont forcés de retourner à la maison. Du côté du Centre de la biodiversité, cet élément n’a cependant pas été un problème en soi alors que les employés ont rapidement répondu à l’appel de leur directrice.

«Dès le départ, j’ai demandé aux employés s’ils étaient intéressés à venir donner des soins aux animaux bénévolement et ils ont tous dit oui. On a donc fait un horaire, et chaque jour, un employé était présent pendant 1 h 30 le matin et pendant 1 h 30 l’après-midi pour donner les soins nécessaires aux animaux, de sorte que les sept jours de la semaine ont été couverts deux fois par jour», souligne Carole Bellerose.