Le Centre de la biodiversité de Bécancour souhaite obtenir une aide financière récurrente du gouvernement pour poursuivre son développement.

Centre de la biodiversité de Bécancour: de l’aide demandée

TROIS-RIVIÈRES — Le nouveau gouvernement de la CAQ aura un nouveau dossier à étudier alors qu’un regroupement de huit musées de sciences du Québec, qui inclut le Centre de la biodiversité de Bécancour, lui ont officiellement fait une demande pour obtenir un soutien financier récurrent à partir de 2019.

Il faut savoir que les musées de sciences ont été exclus du Programme d’aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM) qui avait été mis de l’avant en 2016 par le ministère de la Culture et des Communications. Cependant, après diverses représentations, neuf musées, incluant le Centre de la biodiversité, avaient obtenu une aide ponctuelle pour 2018-2019. Théoriquement, cette aide s’étend jusqu’en mars prochain.

Ce que les musées de sciences souhaitent, c’est non seulement de continuer d’être reconnus mais aussi d’être soutenus financièrement de façon récurrente dans le futur. Dans un communiqué rendu public mardi, la directrice générale du Musée Armand-Frappier, Guylaine Archambault, indique que les membres du regroupement sont «...des institutions d’éducation non formelle qui, comme celles du réseau formel d’éducation, ne peuvent complètement s’autofinancer. Les musées de sciences que nous représentons ont un mandat névralgique pour notre société en ce début de 21e siècle. Elles diffusent l’état d’avancement de la recherche, promeuvent la démarche scientifique et l’esprit critique, fédèrent autour de valeurs communes pour façonner un avenir inclusif et durable et valorisent le savoir, développent nos capacités scientifiques collectives et suscitent l’innovation.»

Le Centre de la biodiversité a reçu une aide de quelque 150 000 $ pour 2018-2019. «Cet argent nous a énormément aidé, d’indiquer Carole Bellerose, directrice de l’institution de Bécancour. Ça nous a permis de nous axer davantage sur notre mission. Nous avons été en mesure d’engager l’équivalent d’un employé à temps plein et d’un autre à demi-temps pour mettre en place divers projets. Par ailleurs, ça nous a permis de nous faire connaître grâce à de la publicité et d’aller plus loin dans la formation de nos jeunes.»

«Nous nous sommes beaucoup développés dans notre fonctionnement de sorte que nous avons connu une hausse de 10 % à 15 % de notre achalandage public en 2018. Par contre, à cause d’un boycott dans le transport scolaire qui est aujourd’hui levé, nous avons vécu une baisse de 4 % dans nos groupes scolaires mais en octobre et en novembre, nous avons été pleins.»

La direction de l’institution a, par ailleurs, fait ses devoirs et attend d’obtenir officiellement son label de qualité de la part du ministère de la Culture et des Communications. Le Centre de la biodiversité reçoit autour de
25 000 visiteurs annuellement et a récemment procédé à un agrandissement qui lui permet désormais d’accueillir une exposition itinérante en plus d’offrir des ateliers éducatifs. «Ça nous a permis de bonifier nos services, de spécifier Carole Bellerose. Dans ce contexte, je suis convaincue que nous allons avoir droit à une bonne écoute de la part du gouvernement parce que nous avons fait une reddition de comptes et démontré avoir fait bon usage de l’aide reçue pour 2018-2019. Nous offrons un produit de qualité, nous sommes en plein développement et nous souhaitons poursuivre sur cette lancée grâce à une aide récurrente. Nous allons d’ailleurs avoir une rencontre avec Donald Martel dans les prochaines semaines.»