Coordonnateur au marketing et aux communications à Culture Trois-Rivières, Francis Lévesque a chapeauté un gros travail d’équipe pour mener à bien la campagne En mode virtuel de l’organisme.
Coordonnateur au marketing et aux communications à Culture Trois-Rivières, Francis Lévesque a chapeauté un gros travail d’équipe pour mener à bien la campagne En mode virtuel de l’organisme.

Campagne En mode virtuel : la culture sous d’autres habits

Trois-Rivières — La nécessité est la mère de l’invention, dit le proverbe et on peut dire que Culture Trois-Rivières l’applique d’une façon plutôt convaincante dans les circonstances que l’on connaît. Avec sa campagne En mode virtuel, l’organisme a ouvert une nouvelle fenêtre qui donne de l’air à la culture consommée en confinement.

«Dès le début de la crise, explique Francis Lévesque, coordonnateur au marketing et aux communications à Culture Trois-Rivières, on a voulu réagir rapidement et trouver une façon de faire vivre la culture différemment puisque les lieux de diffusion devaient fermer.»

«Nos objectifs étaient de rendre accessibles hors de nos murs nos activités, créer des contenus originaux mais aussi impliquer nos partenaires financiers dans la stratégie tout en nourrissant la culture locale. On peut dire qu’on s’inscrit dans le contexte de promotion de l’achat local mais notre responsabilité à nous, c’est d’encourager notre milieu culturel grâce, entre autres, à des collaborations avec des artistes et organismes d’ici.»

La crise sanitaire de la COVID-19 n’a pas créé le contenu virtuel pour Culture Trois-Rivières, loin s’en faut, mais a fait ressortir sa pertinence et accentué les efforts investis dans sa production. Elle a amené les intervenants à mieux définir sa diffusion et à ajouter du contenu original.

«On avait déjà des articles de blogues, par exemple, mais là, on y va davantage avec du contenu original adapté à la situation actuelle. Par exemple, dans nos lieux, on avait des expositions en art visuel dont on faisait la promotion sans pousser très loin mais là, on a carrément créé une exposition virtuelle sur le thème de la distanciation.»

«C’est un peu une façon de trouver du positif dans cette situation difficile et d’amener les gens à consommer la culture différemment en demeurant à la maison et en famille.»

S’il faut retenir une caractéristique de l’initiative, c’est la diversité de ce qu’elle propose à travers les médias sociaux, l’infolettre et le blogue.

«On pense notamment aux familles: ce n’est pas de tout repos de travailler depuis la maison tout en prenant soin des enfants et en maintenant leur intérêt. Alors, on offre de la création mais on crée aussi des rendez-vous comme les bricolages offerts tous les jeudis matins ou des activités familiales comme la recette pour fabriquer du papier offerte par Boréalis, etc.»

Dans chacun des lieux de diffusion qui relèvent de Culture Trois-Rivières, on a mis les responsables de programmation à contribution en les invitant à mettre leur expertise au service de cette initiative.

«De notre côté, dans l’équipe de communications et de marketing, nous travaillons à trouver la meilleure façon de diffuser le contenu proposé. C’est vraiment une belle initiative de concertation et de travail en équipe. Nous formons un groupe très créatif alors, on a beaucoup d’idées et on découvre que certains trucs sortent particulièrement bien sous cette forme-là ce qui nous inspire davantage. On a beaucoup de concepts à développer: on en a donc pour encore très longtemps.»

C’est donc dire que même quand on verra une reprise des activités comme on les pratiquait avant la pandémie, Culture 3R continuera de travailler à la création et à sa diffusion sur le mode virtuel. «Évidemment, toujours en respectant ce que les gouvernements vont dicter, on va encourager les gens à retourner sur nos lieux de diffusion quand le temps sera venu mais on croit qu’il y aura moyen de combiner de façon très intéressante les activités sur les lieux de diffusion avec le contenu virtuel.»

«On sent que les gens se sont approprié ce nouveau volet de notre diffusion et qu’ils vont continuer d’en demander. C’est vrai autant pour le public qui le consomme que pour les artistes ou organismes qui produisent du contenu comme le Musée POP ou le Musée Pierre-Boucher qui ont embarqué avec enthousiasme dans la campagne.»

Pour avoir accès au contenu, on invite le public à aller sur le site culture3r.com où on retrouve une section dédiée à En mode virtuel. On y est redirigé vers l’abonnement à une infolettre, publiée deux fois par semaine pour faire un topo de ce qui s’ajoute constamment, ou vers le lien avec les médias sociaux ou le blogue où le contenu est abordé un peu plus en profondeur. En utilisant le mot-clic #enmodevirtuel, on peut facilement trouver les différentes initiatives sur les médias sociaux.

Il est à noter que Culture Trois-Rivières a choisi de s’ouvrir aux initiatives intéressantes de gens et d’organismes provenant d’un peu partout en province. «Notre initiative est ouverte à tout le monde et c’est intéressant de voir que le milieu culturel québécois dans son entier se mobilise de toutes sortes de façons différentes pour faire vivre le numérique.»

«Par ailleurs, poursuit Francis Lévesque, la campagne a permis de nous rapprocher de notre clientèle mieux qu’on ne l’avait jamais fait auparavant avec une augmentation de l’engagement de 380 % sur nos publications sur les médias sociaux depuis le 21 mars, ce qui indique un véritable tournant dans notre lien avec le public ainsi que dans notre gestion des communications numériques.»

«La vidéo offerte par le groupe QW4RTZ a été vue plus de 80 000 fois alors que les bricolages hebdomadaires peuvent attirer entre 7000 et 10 000 visiteurs. La réponse à l’exposition virtuelle est exceptionnelle. La page web En mode virtuel a été créée il y a tout juste deux semaines et c’est près de 10 000 fréquentations uniques qu’on enregistre, ce qui est énorme.

Ça révèle qu’il y a un véritable intérêt du public et notre objectif initial est non seulement atteint mais dépassé.»