Le célèbre rocker s’arrêtera au festival Trois-Rivières en blues le 23 août.

Ça va être Bad to the Bone!

Trois-Rivières — «Bonjour M. Thorogood. Comment allez-vous aujourd’hui?»

«Bad», répond au Nouvelliste le célèbre rocker américain.

«Bad to the Bone?», demande-t-on.

«Yes. You got it.»

Et voilà. Le ton de l’entrevue avec Georges Thorogood est donné.

L’auteur de la célèbre chanson Bad to the Bone, utilisée à répétition dans de nombreux films, dont Terminator 2, a de l’humour.

Star du rock au long parcours, Thorogood est curieux au sujet de sa venue à Trois-Rivières, une première pour lui. «Vous parlez le français ou le français canadien? C’est très différent. Je l’ai constaté lorsque j’ai commencé à visiter le Québec», dit-il.

Depuis les débuts de sa carrière, il y a une quarantaine d’années, George Thorogood a souvent franchi la frontière nord de son pays pour donner des spectacles. C’était surtout pour aller à Montréal ou à Québec, dit-il. Trois-Rivières, il ne connaît pas encore, mais «j’ai hâte d’y être», dit-il.

Le groupe George Thorogood and The Destroyers sera de la 10e édition du festival Trois-Rivières en Blues, le 23 août. Et «oui, je vais chanter Bad to The Bone», la chanson qui l’a rendu célèbre, promet-il.

Sa tournée 2018 le mènera d’un océan à l’autre, aux États-Unis jusqu’au 18 octobre. «Pourquoi donc Trois-Rivières?», lui demande-t-on. «Pourquoi pas?», rétorque-t-il.

On peut soupçonner que l’auteur des succès One Bourbon, One Scotch One Beer, Get a Haircut et I Drink Alone aime bien venir faire son petit tour chez les Québécois.

«Nous recevons des réactions assez passionnées, peu importe où nous allons, mais la réaction que l’on a au Québec, c’est presque effrayant. Surtout à Montréal. Je ne peux l’expliquer. Tout d’abord, nous ne sommes pas Canadiens et encore moins Canadiens français. Nous sommes Américains. À Montréal, quand ils gagnent la coupe Stanley, toute la ville se déchaîne. Je ne sais pas si c’est comme ça avec tous les fans ou juste les nôtres, mais c’est assez unique pour tout vous dire.»

Après 40 ans dans le métier, 15 millions d’albums vendus et 8000 spectacles sur scène, George Thorogood and the Destroyers attire encore les foules. S’agit-il d’admirateurs qui l’ont suivi toutes ces années? Trouve-t-il des admirateurs chez la jeune génération? «Mes fans sont des femmes belles et intelligentes», répond-il du tac au tac.

«Vous avez fait un sondage à ce sujet?», lui demande-t-on. «Certainement», répond-il.

George Thorogood va de surprise en surprise, au Québec. Lors de son tout récent passage au Festival de Jazz de Montréal, on lui a fait le grand honneur de lui remettre le Prix BB King. «Bien sûr, j’étais content, mais c’était une étrange sensation d’avoir un prix BB King dans un festival de jazz. Je ne joue pas de jazz. C’est un prix au nom du plus grand bluesman qui ait existé, mis à part Robert Johnson. Et moi, je joue dans un groupe rock. J’étais un peu mêlé. C’était une drôle de sensation, mais ça en était une bonne», dit-il en riant. «J’étais heureux.»

Chose certaine, la carrière de ce musicien de 68 ans méritait d’être soulignée. À Montréal, les critiques ont dit qu’il était en excellente forme lors de sa prestation et il faut l’être pour faire une centaine de spectacles par année. Quel est le secret de sa bonne forme physique? «J’ai une philosophie», confie-t-il. «Je me tiens loin des aliments frits et je ne monte pas dans les voitures italiennes», dit-il.

Blague à part, confie-t-il, «c’est important d’avoir de bonnes nuits de sommeil. Aucun médecin ne vous dira que vous vous reposez trop.»

À le voir se démener sur scène et susciter l’enthousiasme inépuisable de ses admirateurs (et admiratrices), ce n’est pas durant ses spectacles qu’il s’adonne au farniente.

Le spectacle de George Thorogood and The Destroyers se déroulera à l’Amphithéâtre Cogeco. Notons que des passeports sont disponibles pour assister aux trois jours de musique blues, du jeudi 23 au 25 août.