L’auteur Bryan Perro compose des fables durant ce temps de confinement, un exercice qu’il partage quotidiennement avec ceux qui le suivent via les réseaux sociaux.
L’auteur Bryan Perro compose des fables durant ce temps de confinement, un exercice qu’il partage quotidiennement avec ceux qui le suivent via les réseaux sociaux.

Bryan Perro s’offre les Fables du confinement

Saint-Mathieu-du-Parc — Même en confinement, l’auteur Bryan Perro ne chôme pas ces jours-ci. Depuis quelques jours, le père d’Amos Daragon s’est mis en mode production, non pas de contes fantastiques, mais bien de courtes fables qu’il pond et partage quotidiennement avec ceux qui le suivent sur sa page Facebook publique, au regroupement des «Gens de la quarantaine».

L’idée lui est venue de l’acteur français Fabrice Luchini qui, avec le début du confinement de son côté de l’océan, s’est mis à revisiter les Fables de Lafontaine pour tous ceux qui souhaitent se distraire un peu.

«La fable a ça de bien, elle est un beau petit véhicule permettant souvent une allégorie entre une courte histoire et la réalité, et se termine toujours par une morale», explique Bryan Perro.

Conscient d’être suivi par quelques milliers de personnes chaque jour à travers cette expérience, Bryan Perro explique d’abord avoir démarré cette expérience pour lui-même.

«C’est ma gymnastique quotidienne pour l’esprit. Ça me force à me plonger dans des livres, dans des écrits, à faire de la recherche. Je le fais d’abord pour moi, pour me restreindre à cet exercice qui est un travail intellectuel très stimulant», explique celui qui estime consacrer entre une heure trente et deux heures par jour à la composition d’une fable qui durera d’une à deux minutes pour ceux qui suivent l’expérience.

Au terme de la composition, Perro se filme et envoie la vidéo de la fable sur sa page Facebook, devenant un rendez-vous quotidien avec tous les amateurs du style, et ceux qui attendent patiemment la petite morale du jour, histoire de mettre un peu de lumière et de réflexion dans ce confinement.

«Personnellement, ça m’aide à passer à travers cette période, qui n’a rien de normal pour personne», constate l’auteur.